La nouvelle abeille du Parnasse; ou, Choix de morceaux tirés de nos meilleurs poëtes: à l'usage des maisons d'éducation

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Le Prieur, 1824 - 285 Seiten
 

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Seite 112 - Qu'il pouvait doucement laisser couler son âge ! Vous n'avez pas chez vous ce brillant équipage. Cette foule de gens qui s'en vont chaque jour Saluer à longs flots le soleil de la cour : Mais la faveur du ciel vous donne en récompense Du repos, du loisir, de l'ombre et du silence, Un tranquille sommeil, d'innocents entretiens.
Seite 149 - Cependant mon amour pour notre nation A rempli ce palais de filles de Sion : Jeunes et tendres fleurs, par le sort agitées, Sous un ciel étranger comme moi transplantées. Dans un lieu séparé de profanes témoins, Je mets à les former mon étude et mes soins ; Et c'est là que, fuyant l'orgueil du diadème, Lasse de vains honneurs, et me cherchant moi-même, Aux pieds de l'Éternel je viens m'humilier, Et goûter le plaisir de me faire oublier.
Seite 218 - Un oracle dit-il tout ce qu'il semble dire? Le ciel, le juste ciel, par le meurtre honoré , Du sang de l'innocence est-il donc altéré? Si du crime d'Hélène on punit sa famille , Faites chercher à Sparte Hermione, safiUe1 : Laissez à Ménélas racheter d'un tel prix Sa coupable moitié, dont il est trop épris.
Seite 224 - D'Iphigénie encor je respecte le père. Peut-être, sans ce nom, le chef de tant de rois M'aurait osé braver pour la dernière fois. Je ne dis plus qu'un mot ; c'est à vous de m'entendre. J'ai votre fille ensemble et ma gloire à défendre : Pour aller jusqu'au cœur que vous voulez percer, Voilà par quels chemins vos coups doivent passer.
Seite 215 - Fille d'Agamemnon, c'est moi qui, la première, Seigneur, vous appelai de ce doux nom de père...
Seite 218 - N'a pas en le traçant arrêté votre main ! Pourquoi feindre à nos yeux une fausse tristesse? Pensez-vous par des pleurs prouver votre tendresse ? Où sont-ils ces combats que vous avez rendus ? Quels flots de sang pour elle avez- vous répandus ? Quel débris parle ici de votre résistance ? Quel champ couvert de morts me condamne au silence ? Voilà par quels témoins il falloit me prouver, Cruel , que votre amour a voulu la sauver.
Seite 176 - A placé sur leur trône un prince infatigable. Il brave mes douceurs, il est sourd à ma voix; Tous les jours il m'éveille au bruit de ses exploits. Rien ne peut arrêter sa vigilante audace : L'été n'a point de feux, l'hiver n'a point de glace.
Seite 142 - J'y cours en soupirant, et sa garde me suit. De son généreux sang la trace nous conduit: Les rochers en sont teints; les ronces dégouttantes Portent de ses cheveux les dépouilles sanglantes. J'arrive, je l'appelle; et me tendant la main, II ouvre un œil mourant, qu'il referme soudain. 'Le ciel, dit-il, m'arrache une innocente vie.
Seite 113 - Quel sujet inconnu vous trouble et vous altère ? D'où vous vient aujourd'hui cet air sombre et sévère , Et ce visage enfin plus pâle qu'un rentier A l'aspect d'un arrêt qui retranche un quartier...
Seite 220 - Un bruit assez étrange est venu jusqu'à moi , Seigneur; je l'ai jugé trop peu digne de foi. On dit, et sans horreur je ne puis le redire , Qu'aujourd'hui par votre ordre Iphigénie expire...

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