Défense du christianisme, Volume 1

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A. Le Clère et cie, 1825 - 451 pages
 

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Page 86 - De même qu'on voit un grand fleuve qui retient encore, coulant dans la plaine, cette force violente et impétueuse qu'il avait acquise aux montagnes d'où il tire son origine; ainsi cette vertu céleste qui est contenue dans les écrits de saint Paul, même dans cette simplicité de style , conserve toute la vigueur qu'elle apporte du ciel d'où elle descend.
Page 256 - Du reste, renversant, détruisant, foulant aux pieds tout ce que les hommes respectent, ils ôtent aux affligés la dernière consolation de leur misère, aux puissants et aux riches le seul frein de leurs passions; ils arrachent du fond des cœurs le remords du crime, l'espoir de la vertu, et se vantent encore d'être les bienfaiteurs du genre humain ! Jamais, disent-ils, la vérité n'est nuisible aux hommes; je le crois comme eux, et c'est, à mon avis, une grande preuve que ce qu'ils enseignent...
Page 254 - C'est pourquoi la première règle de notre logique , c'est qu'il ne faut jamais abandonner les vérités une fois connues , quelque difficulté qui survienne , quand on veut les concilier ; mais qu'il faut au contraire , pour ainsi parler, tenir toujours fortement comme les deux bouts de la chaîne, quoiqu'on ne voie pas toujours le milieu par où l'enchaînement se continue.
Page 367 - Dieu peut-il faire des miracles? c'est-à-dire peut-il déroger aux lois qu'il a établies? Cette question, sérieusement traitée, serait impie si elle n'était absurde : ce serait faire trop d'honneur à celui qui la résoudrait négativement que de le punir ; il suffirait de l'enfermer.
Page 175 - ... même insulter à sa sagesse que de la croire capable de former le dessein d'une chose absurde. Ainsi le Tout-Puissant ne peut pas faire que ce qui a été n'ait pas été, qu'un carré soit circulaire et qu'un cercle soit carré. La pensée et l'étendue sont d'un genre opposé comme le son et les couleurs ; on ne peut colorer le son d'une trompette ni rendre sonore le parfum d'une fleur.
Page 89 - ... vivifie toute la nature, et se trouve placé à la distance convenable pour éclairer, échauffer la terre, sans l'embraser de ses ardeurs ; cet astre qui préside à la nuit avec ses douces clartés, ses phases, son cours inconstant et pourtant régulier, dont le génie de l'homme a su tirer tant d'avantages : cette terre si féconde, sur laquelle on voit se perpétuer par des lois constantes une multitude d'êtres vivants, avec cette...
Page 86 - ... qu'il avait acquise aux montagnes d'où il tire son origine; ainsi, après son commerce avec la Divinité, la pensée de l'homme, en se communiquant, conserve la vigueur et la beauté qu'elle apporte du ciel, d'où elle descend. Ils sont donc ennemis de tout ce qui est bien, de tout ce qui est beau, ceux qui prêchent l'athéisme. Elle est donc la force et la lumière des esprits, cette croyance de la Divinité : heureusement, il n'est pas plus au pouvoir des hommes de l'éteindre, que d'anéantir...
Page 174 - La matière est divisible ; elle est peut-être partagée en parties distinctes les unes des autres. La pensée, au contraire, est indivisible ; elle est tout entière, ou bien elle n'est pas ; il est inouï qu'on prenne la moitié, le tiers, le quart d'une pensée. Voilà donc comme les propriétés les plus constantes, les plus universellement reconnues de la matière, sont en opposition manifeste avec celles de la pensée. En vain vous voudriez supposer dans la matière quelque propriété cachée...
Page 47 - ... n'arrive que par la réflexion ! Mais, avant d'aller plus loin, et d'indiquer les moyens de les découvrir, il est une remarque importante à l'égard de tous les genres de connaissances sans exception ; c'est que toute vérité quelconque, considérée dans notre âme, en tant qu'elle est aperçue, connue de nous, se réduit au sentiment intérieur qui nous avertit de sa présence. La vérité est bien indépendante de la perception de mon esprit, comme la lumière du soleil est indépendante...
Page 304 - ... d'une fois à nous plaindre de nos fausses consciences, qui appellent bien ce qui est mal, et mal ce qui est bien ? Nous avons la liberté ; mais par là même nous avons le malheureux pouvoir d'abandonner la route de la vertu : et s'il en...

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