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de l'endurcir contre la douleur, et de quemment exposés à des épidémies, l'aguerrir contre la crainte, il versait, lui fit introduire, non saus peinc, dit-on, sur ses bras, de la cire fon- d'heureuses réformes dans les hôpidue, et tirait dans ses vêtements des taux. Après vingt-huit ans d'un sécoups de pistolet qu'elle devait sup- jour presque continuel dans les coloposer chargés à balle. Pour éprouver nies, Dazille revint en France, et fut sa discrétion , il lui confiait des secrets invité par le gouvernement à publier dont la connaissance, lui disait-il, les résultats de sa longue expérience , pourrait l'exposer à de grands dan- sur les diverses maladies des climals gers; mais le naturel l'emportait, et chauds. L'excès de son désintéresseJe résultat de cette méthode ne répon- ment nuisit beaucoup à sa fortune ; dant

pas du tout à ses vues , il se vit aussi les indigents, qu'il secourut consobligé d'y renoncer: il se maria ce- tamment de tous ses moyens, pleupendant en 1778. Cet homme si in- rèrent-ils sa mort, arrivée à Paris en dépendant avait trouvé, malgré ses juin 1812: il était âgé de près de singularités, ou peut-être à cause de quatre-vingts ans. Nous avons de lui: ces singularités , une femme d'un es- ). Observations sur les maladies des prit éclairé et capable de partager ses nègres, Paris, 1776, in-8°., 1792, idées. On aurait été étonné qu'une 2 vol

. in-8°. Cet ouvrage a été comame si bienveillante n'eût pas senti le posé dans le dessein d'arrêter l'efprix des affections domestiques. Une frayante dépopulation des voirs , que de ses principales occupations depuis l'auteur attribue à une nourriture son mariage fut de faire valoir une insuffisante et grossière, au défaut de ferme considérable dans le comté de vêtements, au passage subit du chaud Surrey, et d'y essayer divers procé- au froid , à un travail force, an liberdes d'agriculture auxquels il employait tinage et à l'excès des liqueurs fortes. les pauvres du voisinage. Day mourut Ce livre est terminé par un Précis le 28 septembre 1989, à l'âge de sur l'analyse des eaux minerales , quarante - un ans, d'une chute de pour servir de guide aux jeunes més cheval.

decins et chirurgiens. II. ObservaDAZILLE (JEAN-BARTHELEMI ), tions générales sur les maladies médecin, fut élève d'Antoine Petit. des climats chauds, Paris, 1985, Nommé d'abord chirurgien - major in-8°. L'objet de cet ouvrage, entredans la marine royale , en 1955, il pris par les ordres du gouvernement, parcourut différentes contrées lointai- est d'instruire les médecius qui se bes, la Guyane, le Canada, les îles de destinent à passer dans les colonies, France , de Bourbon, de Cayenne et et spécialement dans l'ile de St.-Dode St.-Dominigue. Ce fut un naufrage mingue : l'auteur signale les vices de qui le conduisit au Canada en 1958: situalion de divers établissements de l'année suivante, il se trouva au bom- celle ile, donne l'analyse de ses caur bardement de Québec, pendant le- minérales , fait des remarques utiles quel il eut de nombreuses occasions sur ses productions médicamenteuses, d'exercer ses talens chirurgicaux. En el termine par de bons avis relatifs 1776, il reçut le brevet de médecin à la salubriie publique et particulière honoraire du roi à l'ile de St.- Do- de la colonie. 111. 'Observations sur mingue. L'obligation de pratiquer le tétanos , sur la santé des femdans des climals insalubres et fré- mes enceintes et sur les ho itaur

X-s.

d'entre les tropiques , Paris, 1788, des Folies amoureuses, et quelques in-8°; réimprimées en 1792 , et for- autres dans lesquels il reçut uw accueil mant le tome II des Observations très favorable. Il retourna à Bruxelles sur les maladies des nègres. Dans fivir son engagement, et revint encelte production , mise au jour , suite à Paris, où il fut reçu à l'essai le comme la précédente, par ordre su- 26 mars 1776, et sociétaire le 23 périeur, Dazille relève les erreurs des mars de l'année suivante. Le jen de inédecios qui n'ont pratiqué que fortDazincourt était plus sage que brat peu de temps dans les colonies , er- lant; il manquait de verve, et l'on reurs relatives surtout aus causes du assure que Pieville répondit à qack tétanos, dont la principale est une qu'un qui lui demandait son avis sur transpiration supprimée par l'impres- cet acteur : « C'est un bon comique, sion subite d'un air frais et humide. » plaisanterie à part ». Que ce mot L'auteur fait connaître, en outre, soit vrai ou supposé, il indique assez l'influence dangereuse des grandes clairement ce qui manquait à ce coopérations chirurgicales et des médi- medien. Dazincourt eiait d'ailleurs caments irritants et spiritueux sur doué d'une grande intelligence; 1 le développemeut du tétanos trauma- avait uv excellent ton, et jouait stirtique; il indique les moyens de pré- tout avec beaucoup de supériorité les venir cette terrible maladie, et s'é- valets de bonne compagnie. Choisi en tend sur le meilleur traitement qui 1785 par la reine, pour lui donner Jui convienne. Ces trois ouvrages, des leçons de déclamation, il allait écrits avec candeur, remplis d'ex. jouir du fruit de ses travaux, lorsque cellentcs vues , et de préceptes fon- la révolution vint détruire ses espés dés sur une longue et beureuse pra- rances. Arrêté et emprisonné avec la tique , sont d'une nécessité indispen- plupart de ses camarades, il supporta sable aux médecins qui doivent eser- ouze mois de détention avec beaucer dans les colonies. R-D_N. coup de philosophie. En 1807, il fut

DAZINCOURT (JOSEPH - JEAN- nommé professeur de déclanation sa Baptiste Albouy, plus connu sous conservatoire de musique; et, dans la le nom de ), naquit à Marseille en même année, directeur des specta1747, d'un négociant qui ne négligea cles de la cour. Une fievre intermiirien pour son education. Mais n'ayant iente, que les occupations de celle aucun goût pour le commerce, il pro- derniere place le forcèrent de néglifita des bontés du maréchal de Richc- ger, le conduisit au tombeau le 28 licu, qui l'occupa dans son cabinet à mars 1809. Dazincourt a é!é virement mettre en ordre des mémoires sur sa regretté de tous ceux qui ont été à vie. Comme, dans ses moments de portée d'apprécier la bonté de son loisir, il se livrait à l'étude de plusieurs caractère. On a publié des Mémoires rôles qu'il jouait en société, les succès de Dazincourt, 1810, in-8°. C'est qu'il obtint l'engagèrent à solliciter une mauvaise compilation à la redacun engagement pour le théâtre de tion de laquelle Dazincourt est absoBruxelles, où il reçut d'excellentes ?ument étranger. Il avait Ini - même leçons du comédien Dhannetaire, qui publié en 1800 uue Notice sur Preen étail directeur. Dazincourt ayant ob- ville , in-8°.

P-1. ienu un ordre de debut pour le Théâ- DÉAGEANT (GUISCHARD), de a tre-Français, y joua le rôle de Crispin Saint-Marcellin en Dauphiné, fut d'a

bord clerc du contrôleur-général des nières années du roi Henri IV, jusHuances Barbin, et ensuite secrétaire qu'au commencement du ministère d'Arnauld d'Andilly. Celui-ci fit sa for- de M. le cardinal de Richelieu. Déaune en le plaçant auprès du duc de geant écrivit ses mémoires à la deLuynes, dont il devint le favori, et mande de Richelieu, et il ne les écriauquel il rendit d'importants services vit que pour obtenir sa liberté. Cet lors de la chute du maréchal d'Ancre. ouvrage n'est donc qu'un mauifeste 1) prit une part très active aux intri- contre Laynes, dont l'auteur avait gues de la cour pendant les premières reçu tant de bienfaits, et un panégyangées du règne de Louis XIII, et crique outré du cardinal. On y trouve obtint la confiance du jésuite Arnoux, cependant quelques particularités peu confesseur de ce monarque. Déa- connues; mais Deageant qui , suivant geant était veuf ; le roi, qui lui le Vassor, « n'avait ni honneur ni voulait du bien, l'engagea à entrer » conscience, » et dont Arnauld d'Andans les ordres, et lui offrit l'évê- dilly et Legrain parlent très mal, s'atché de Lisieux, mais il refusa , et tribue la gloire d'une foule d'événecontracta un nouveau mariage. Il sc ments auxquels il n'a eu qu'une bien. meia ensuite de la conversion des faible part.

B-G-T. protestants , et celle de Lesdiguières DEBELLE (ALEXANDRE - CÉSAR) fut le résultat de ses négociations, ce naquit en 1767 à Voreppe, en Dauqui fit dire à Richelieu que, « s'il phiné. Il avait à peine quinze ans avait terrassé l'hérésie en France, lorsqu'il entra en qualité de sousDeageaut lui avait donné le premier lieutenant dans un régiment d'artilcoup de pied. v Cependant quelques lerie. Capitaine au commencement de discussions qu'il eut avec MM. de la révolution, il se dévoua à sa cause Chaulnes et de Luxembourg causèrent avec beaucoup d'ardeur, et servit d'asa disgrace; alors il s'attacha au ma- bord à l'armée de la Moselle. Dans 1 échal d'Ornano, gouverneur du prin- une affaire qui eut lieu peu de jours ce Gaston, el figura avec lui dans l'af- avant la prise de Charleroi, il délivra faire de Tallayrand-Chalais

. Il fut mis avec quelques braves sa coinpagnie à la Bastille, où Richelieu le retint tout entière que les Autrichiens avaient dong-lemps, sous prétexte qu'il avait faite prisouniere. Il parvint la même Pu avec plusieurs grands personna- année au grade de général de briges, dont on suspectait la fidélité, gade, et fut employé successivement les relations contraires au bien de à l'arınée de Sambre-et-Meuse et à 'état. Après son élargissement, on celle du Rhin où il fit toujours partie 'exila dans sa province, où il mourut de l'avaut-garde. Le général Hoche, n 1626, exerçant la charge de pre- son beau-frère, ayant été charge du nier président de la chambre des cominandement de l'armée qu'on enoinpies. Adrien Roux de Morges, voya contre l'Irlande en 1796, Deon petit-fils, a publié en 1668, à belle fut de l'expédition (V. HOCHE). Srcnoble, en 1 vol. in-12, un ou. A son retour, il prit le commandement rage de son aïeul, intitulé: Mémoires en chef de l'artillerie de l'armée de e M. Déageant, envoyés à M. le Sambre-et-Meuse , et lorsqu'en 1797 ardinal de Richelieu , contenant les Français passèrent le Rbin à Neulusieurs choses particulières et re- wird, il se jeta le premier dans une rurguables, arrivées depuis les der- barque malgré le feu de l'ennemi, traversa avec son artillerie, et s'appro- son esprit et ses connaissances, que chant des redoutes hérissées de ca- celui-ci le remit en liberté. Ses dernons, il en soulint le feu à mitraille nières années furent assez tamulà cent pas de distance, et risposta avec tueuses. Le prévot royal des iles tant de vivacité et de bouheur qu'il Féroer lyrannisait les habitants ; Dedémonta les pièces de l'ennemi. I bes se mit à la tête de ceux qui accupassa ensuite à l'armée d'Italie; mais saicnt ce fonctionnaire , et réussit à le il y resta peu de temps ; car il fut faire punir par le gouvernement; mais envoyé avec le général Leclerc à St.- une petite faction qui tenait pour le Domingue, où il est mort en 1802 prevot fit en revanche éprouver à des suites de l'épidémie qui y fit tant Debes diverses vexations qui pribade ravages.

B-G-T. blement abrégèrent le cours de DEBELLOY. Voy. Belloy. vie.

M-B-N. DEBES (LUCAS - JACOBSON), né DEBEZ (FERRAND), né à Paris dans l'ile danoise de Falster en 1623, vers 1523, professa d'abord les humourut en 1676, ministre de l'Évan- manités au collége de Bourgogne, eigile à Thorshavn , dans l'ile de Stro- suite au college des Bons-Enfants, et ma, la principale des îles Féroer, Il enfin à Nimes, où il demenra neuf abemploya tous ses loisirs à l'histoire nées. Il revine i Paris sans être plus naturelle et civile de ce singulier ar- avancé que lorsqu'il en était parti. Se chipel , qui interesse la geologic par condition ne lui plaisait guère ; eile ses amas de basalte , comme il inté- ne lui avait rapporte que de l'ennui resse la géographie historique pour et des tracasseries, au lieu des récomavoir figure sous le nom corrompu de penses qu'il croyait mériter. Enfin la Frislande , dans les rapports de fortune se réconcilia avec lui. Il fat quelques voyageurs du moyen âge nommé grand archidiacre et cbaboipe ( Voy. Zeni). La Feroa reserata, de Reims par la protection du cardinal ou Description des iles Féroer et de Lorraine, en 1590, et l'année suide leurs habitants , Copenhague, vante recteur de l'université. Il refor1673, 1 vol. in-8". (en danois), est ina les abus qui s'étaient introduits le seul ouvrage de Debes qui mé- daurs l'exercice de l'imprimerie et for rite d'être nommé. Il porte l'empreinte plusieurs réglements très sages. Des de l'époque qui le vit naître. La cri- envieux l'accusèrent de favoriser en tique n'a pas présidé aux recher- secret les opinions des protestants; oa ches de l'auteur , le goût n'a pas inforına contre lui, mais on ne pat dirigé sa plume ; son livre est ce- trouver aucune preuve. Il mourut en pendaut rempli de fails curieux, et 1581. On a de lui : I. La cinquième doit encore être consulté à coté des églogue de Virgile , translatée du écrits modernes de Landt et de Born. latin en vers francais , suivie de Il en existe une traduction anglaise, deux déplorations en forme d'égłopar Sterpin , Londres, 1676 , in- gues, l'une de feu M. d'Orléans . 12, et une allemande , par Mengel, l'autre de feu M. d'Anguien, et Copenhague , 1757, in-8". Debes etait d'autres traductions , Paris, 1548. d'un caractère vif et propre aus affai- in-4".; JI. Institution puerile a res; ayant été fait prisonnier de guerre vers , Nîmes , 1553, in-8.; 11I. par les Suédois, il charma tellement Esjouissance de Nismes, du siege ic commandant de Gothenbourg par presidial constitué et du collège now

llement érigé pour la jeunesse , que Boniface, réduit à copier les écri353, in-8".; IV. In omnium re- tures ou les plaidoyers des avocats, im franconiæ et franco - galliæ devait s'être trompé souvent sur les 's gestas à Pharamundo usque ad motifs des arrels qu'il rapportait. Franciscum primum compendium, Debézieux, mourut à Aix le 16 mai aris, 1577, in-fol.: il parut un sup. 1722.

B-1. lément à cet ouvrage, Paris, 1578, DEBONNAIRE (Louis), né à 1-4°:; les deux parties ont été réunies Ramerup-sur-Aube , fut prêtre, docaus l'édition de Paris, 1583, in-4".; teur de Sorbonne, et entra dans la

les Epitres heroiques amoureuses congregation de l'Oratoire , qu'il quitta Tix muses, Paris, 1579, in-8". Beau- dans la suite. Il prit vivement parti hamps, dans ses Recherches sur le contre les jansenistes dans les demêThéâtre-Francais, pense que l'on les qui troubfèrent l'Église de son Hoit attribuer à Debez deux Eglogues temps , et publia sur ce sujet, aujouru Bergeries, l'une à quatre personna- d'hui peu interessant, une foule de broes contenant l'institution , puissance chures. S'étaut trouve dans que posii office d'un bon pasteur; la se- tion assez critique, il eut recours a un onde à cing personnages, contenant vieux seigneur, qui le prit auprès de lui cs abus du mauvais pasteur et mou- en qualité d'aumônier. Ses functions, trant que bienheureux est qui a cru dit Grosley, ressemblaient assez à cela "ans avoir yu, Lyon, 1553, in-8'. les de l'aunônier du comte de Gram

W-s. mont. Dcbonnaire mourut subitement DEBÉZIEUX (BaltaasAR), fils dans le jardin du Luxembourg le 28 d'un avocat du parlement d'Aix, na- juin 1952. Ses connaissances etaient quit dans celte ville en 1655. Il suivit étendues et variées ; mais son iinagid'abord la profession de son père, et nation ardente l'entraîna souvent aufut en 1686 un des consuls d'ais, delà des bornes de la modération. On administrateurs - nés de la province a de lui, cutre autres écrits : 1. Ese sous le nom de procureurs du pays, sai du nouveau Conte de ma mère parmi lesquels il y avait toujours un l'Oye, ou les Enluminures du jeu avocat qni portait le nom d'assesseur. de la constilution, 1722, in-8"., En 1693, il obtint la place de prési- fig.; II. Chanson sur l'air des Pendent alls enquêtes du parlement de la dus à l'encontre des gensipistres, même ville. Il s'y distingua par les con- in-12; 1II. Parallele de la morale maissances profondes qu'il possédait des jésuites et de celle des pay ens , dans la jurisprudence. Il eut soin de Troyes, Lefèvre, 1726, in-8': l'imrecueillir les arrêts auxquels il avait primeur fut mis à la Bastille; IV. concouru , et de les accompagner des Examen critique , physique et théoInotifs sur lesquels ils avaient été ren- logique des convulsions, 1935, indus. Cette collection a été publiée par 4., 3 part.; V. Semaines evangeli Sauveur Eyriès, Paris, 1950, in-fol. ques, Paris, 1735, in-12, 2 vol.; On la regardait comme faisant suite à Vi. Imitation de J.C. , avec des celle de Boniface,autre arrêtiste du par- reflexions, 1725, in-12, avec fig. (lesleinent d'Aix, dont le recueil est en 5 sinées et gravées par le traduitcor; vol. in-fol.; mais Debézieux valait bien VII. Lecons de la sagesse sur les mieux , n'ayant donné que les arrêts défauts des hommes , 1537, 111-12, dans lesquels il avait été juge, tandis 5 rol.; VIII. Traité historique et

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