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ajoute que celle reinc fut accusée d'une 3 vol. in-8'. ( V. Romé de Lisle). Deinsigue mauvaise foi, defaut commun, puis le règne de Ferdinand VI, il était dit-il, daus lous les temps, mais par- question d’établir a Madrid un cabinet riculièrement dans ce siècle ; qu'on d'histoire uaturelle sous la direction lui reproche une avidité, ou plutôt de G. Bowles. Davila vint à Madrid un mépris pour le sang humain, plus en 1769; le cabinet d'histoire natugrand qu'il ne convenait à la tendres- relle fut établi, et Davila en fut nommé se de son sexe ( comme si celle avidité directeur perpétuel. Il avait retiré de ou ce mépris convenaient même à la vente de sa collection 800,000 la dureté du noire); qu'enfin , dans réaux, qui n'étaient pas la moitié de beaucoup d'occasions, pour arriver sa valeur. Il en employa 300,000 à à ses fius, elle parut regarder comme payer ses dettes, et le surplus fut honnêtes tous les moyens qu'elle ju- consacré à enrichir le cabinet coulie gevit utiles, quoiqu'ils fussent en eux- à ses soins. D'après les ordres du memes veritablement iniques et per- roi, Davila rédigea une instruction fides. Davila serait exempt de repro- qui fut imprimée et envoyée à tous che, à l'égard de Catherine de Medi- les vice-rois, gonverneurs, correzicis, si, en raconlant les différents ac- dors, alcaldes majors et intendants de les de sa régence, il l'avait toujours toutes les provinces d'Amérique «t peinte telle qu'elle est dans cet aveu d'Espagne, par laquelle on les invitardif. Malgré quelques defunts gra- tait à envoyer à Madrid toutes les ves, sur lesquels ce n'est pas ici le productions curieuses de la naturs Jien d'insister', son histoire reste avec qu'ils pourraient rencontrer. Ce moyen les qualités eminentes qui la distinc et les connaissances du directeur enguent : ce qu'elle a de defectueux ne richirent rapidement le cabinet de peut plus être d'aucun danger. Le Madrid, qui devint bientôt l'un des cours des années a mis tout à sa pla- plus beaux de l'Europe et le plus comce, et, comme il arrive toujours après plet de tous pour le règne mineral. un certain laps de temps, ce n'est plus Davila mourui en 1785 ou 1786. JI tel ou tel historien qui peut nous trom- était membre de l'académie d'histoire per sur les faits ; ce sont les faits bien de Madrid, et correspondant de la soconnus qui nous servent à juger l'his- ciété royale de Londres, de l'acadetorien lui-inême.

6. mie de Berlin, etc. A. B-T. DAVILA (Don Pedro FRANCO), DAVILA y PADILLA (AUGUSTIN, né au Pérou, á Guayaquil, reçut de dominicain espagnol, ne au Mexique, la nature un goût décidé pour l'his- fut prieur du couvent de la Puebla , et toire naturelle, et vint s'établir à Pa- se distingua tellement par son eloqucnlis, ou, dans l'espace de vingt ans, il ce, que Philippe III lui donna le titre forma un superbe cabiuet. Différentes de son predicateur, puis le nomma arcauses l'obligèrent de le ineltre en chevêque de Santo-Domingo. Davila vente, et ce fut alors que parul le Ca- administra son diocèse avec beaucoup talogue systématique et raisonné des de sagesse , et mourut en 1604. Il curiosités de la nature et de l'art qui avait écrit Historia de la provincia composent le cabinet de M. Davila, de Sant-Jago de Merico de la oravec figures en taille douce de plu- den de Predicadores, Madrid, 1590, sicurs morceaux qui n'avaieni en- io-4o.; Bruxelles, 1625, n-fol

. Une core point été graves, Paris, 1767, troisième édition porte ce tilre: 'a

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ria Historia de la Nueva España y deux côtés , y éprouva on très fort Florida, Valladolid, 1634, in-fol. courant qui venait dans une direction Cet ouvrage contient des documents opposée à celle de la marée avec la curieux sur les premiers temps de la quelle il marchait, et vit des baleines. découverte de l'Amérique. E-s.

Toutes ces circonstances lui fireat conDAVILER. Voy. AVILER (d'). clure qu'il existait un passage; mais

DAVIS (JEAN), navigateur anglais, le vent contraire le força d'abandonné à Sandridge, dans le Devonshire, ner sa recherche, et de retourner en embrassa de bonne heure la profes- Angleterre, où il arriva le 29 septemsion de marin , et ne tarda pas à y de- brc. L'année suivante, il entreprit un venir très habile. Choisi en 1 585 pour autre voyage, et partit le 7 mai avec aller découvrir le passage du nord- quatre vaisseaux. Arrivé à 60° de laouest , il partit de Darmouth le 7 de titude, Davis partagea sa perile lotte juin avec deux navires. Le 9 juillet, en deux et retourna dans les parages par 60° de latitude , environné de qu'il avait parcourus l'annee précéglaces flottantes, son équipage fut dente. Il reconnut que la terre oà se ctonné du grand bruit que produi- trouvait le mont Raleigh était composaient ces masses en se choquant. Le sée de plusieurs grandes îles. Des glalendemain, on découvrit une terre hé- ces plus considérables que celles qui rissée de montagnes couvertes de nei. avait vues précédemment apporte ge; on l'appella Terre de desolation: · rent de grands obstacles à son voyage, c'était la pointe méridionale du Groen- et découragèrent son équipage, qui re Jand; on ne put y aborder. Les An- fasa d'aller plus loin. Davis, jaloux de glais se dirigerent ensuite au nord- répondre à la confiance de ses armaouest , et aperçurent au 640 15" teurs, et craignant de perdre les bosune autre terre au nord-est. Elle était nes grâces du secrétaire d'état Walbordée d'îles couvertes de verdure. singham, qui avait fort à cæur la dé Les Anglais descendirent en plusieurs couverte du passage, résolut dela pourendroits, et échangèrent différents ob- snivre seul dans un allége de trente jets avec les babitants, qui leur firent tonneaux, qu'il avait fait construire un entendre par sigues qu'il y avait une peu auparavant. L'ayant pourvu de grande mer au nord et à l'ouest. Le 6 vivres, dans une baie siluée par les août, Davis trouva, au 66° 40", une 66° 33' de latitude, et 70° de looterre entièrement dégagée de glace; gitude occidentale, il appareilla le is

mouilla dans une bonne racle, au- août, et s'engagea dans un detroit dessous d'une montagne dont les qu'il suivit pendant quatre-vingts lieves flancs resplendissaient comme s'ils jusqu'à des iles, anxquelles il donna le cuissent été d'or. Après avoir uommé nom de Cumberland , et au milea la montagne Mont Raleigh, et donné desquelles il espera découvrir un pasdes noms à tous les lieux voisins, Da- sage. Ce fut en vain : obligé de rentrer vis suivit la côte jusqu'à la pointe la daus la haute mer, il navigaa le long plus meridionale qu'il appela Cap de de la côte jusqu'au 54° 30' de latila Misericorde. Il entra alors dans un rude, et partit le 11 septembre pour détroit large de vingt licues, s'y l’Angleterre, où il arriva rers la fin avança au nord-ouest, et découvrit d'octobre , bien persuadé de la readans lc milicu plusieurs îles où il lité du passage. La plupart des négoaborda , ct un passage ouvert des ciants anglais refusèrent néanmoins

il y

de s'intéresser dans une nouvelle en- 1601, premier pilote de la flotte comtreprise ; mais le grand-trésorier Bur- mandéc par Lancaster; il accompaleigh et Walsingham vinrent à bout gna ensuite, en 1605, Michelbourn, de la faire exécuter. On donna à Davis qui avait équipé deux vaisseaux pour trois vaisseaus; deux étaient destinés les Indes , et fut tué près de Patane, à faire la pêche de la morue. Il partit le 29 décembre 1605, par des pira le 19 mai 1587, atterit le 16 juin, tes japonais , dont on avait pris la aux îles situées au 64°, puis conti- jonque. La relation de ses voyages au nua à voguer au nord jusqu'au 72° nord , écrite par lui-même , ainsi que 12', où il appela Pope Saunderson le journal de son troisième voyage, se (l'espérance de Saunderson) la pointe trouve dans le tome Jll du recueil de terre à l'est la plus avancée. La d'Hackluyt; celle de ses voyages aux mer avait été constaminent libre à Indes, dans les tom. Ier. et III'. de Purl'ouest et au nord. Il fit ensuite qua- chas et dans Harris. Sa lettre au comte rante lieues à l'ouest; les glaces et le d’Essex contient un vocabulaire du vent du nord ne lui perinirent pas langage d'Achem. Le détroit que Davis d'aller plus loin. Le 2 juillet, il aper- découvrit dans son premier voyage au çut le mont Raleigh, puis retrouva le nord conserve son nom. Si les gladetroit et les îles de Cumberland, et ces ne l'en eussent empêché, il eût regagna la mer le 29, par les 62. de probablement fait les découvertes qui, latitude. Il fit ensuite d'autres décou- plus tard, illustrèrent Baflin. verles, jusqu'au 52°, où il ne re- Jean Davis, de Limehouse , publia trouva pas les deux navires auxquels en anglais : Routier ou Briève Desil avait recommandé de l'y attendre, cription de la route pour aller par ce qui le mit dans un grand embarras; mer aux Indes, écrit d'après l'excar il n'avait presque plus de provi- perience de cinq voyages. Il avait sions. Il continua sa route pour l'An- fait entre autres la campagne des Ingleterre et rentra le 15 septembre à des avec Middleton , en 1607. Harris Darmouth. L'armement des Espagnols a inséré ce routier dans sa collection. contre l'Avgleterre et la mort de Wal- - DAVIS (Guillaume ), chirurgien à singhain ayant fait abandonner la bord d'un navire anglais, après avoir recherche du passage au nord-ouest, été long-temps prisonnier des EspaDavis tourna son activité d'un autre gnols, dans les premières années du côté; il comipanda un navire de la se- 17o. siècle, écrivit la relation de sa conde expédition de Cavendish au captivité. Purchas a cxtrait de cet ougrand Ocean, en 1591, et après des vrage ce qui concerne le fleuve des malheurs sans nounbre, arriva à Bear- Amazones, sur lequel Davis navigua Haven, en Irlande, en juin 1593. En pendant deux mois et demi. Cet ex1598, il servit comme pilote sur une trait , où l'on trouve des particularifolle que les marchands de Middel- tés curieuses, a été cité par Robertson. bourg expédiaient aux Indes, et à

E-s. son retour en Hollande , en 1599, il DAVIS (ÉDOUARD), flibustier anse hâta d'envoyer la relation de son glais, prit, après la mort du capitaine voyage au comte d'Esses. Aussitôt, il Jean Cook, le commandement du vaisse forma une société de négociants seau sur lequel étaient embarqués qui prit le nom de coinpagnie des lu- Cowley, Dampier et Wafer. Les deux des orientales. Davis fut nomine , en premiers l'ayant successivement quitté, in - 12; III. Fathom et Melvill, ro- glé dans ses conceptions. On a de inan traduit de Smolett , Paris, 1796, lui une Lettre, en latin, aux écl. 4 vol. in-12; IV. Poèmes d'Ossian ses polonaises, sur la question : et de quelques autres Bardes, pour règne millepaire de J.-C.; plusieurs servir de suite à l' Ossian de Le- Thèses , opposées à George Blandratourneur, Paris, 1797, 3 vol. in-18. ta , pour pronver que J.-C. a'es! Labaume a eu part à cette traduction qu'un homme, et qu'il ne doit pour: qui est estimée. David l'avait revue être invoqué dans les prières, e: avec le plus grand soin pour une nou- quelques autres écrits dont on trevelle éditiou. V. Mémoire sur les vera la liste dans la Bibl. anti-trini. tourbières des arrondissements de de Sandius.

D.L St.-Claude et de Poligny , departe- DAVIES (sir Joun ), fils d'en ment du Jura ; autre sur les Anti- che tanneur , naquit en 1550 à Gis. quités celtiques et romaines des grove, dans le comté de Wilt. Il fi: memes arrondissements , Arbois, elevé à Oxford , et entra ensuite : 1808, in-8".

W-. Middle Temple pour y étudier les DAVIDI ( François), hongrois de Jois. L'emportement de son caracter naissance, fut, au 16o. siècle, surin- qui, à l'université, lui avait attire pistendant ou évêque des unitaires, en sieurs fâcheuses punitions, le fitezTransylvanie. Doué des dispositions pulser de cette société, pour s'être les plus heureuses , il surpassa bientôt laissé aller publiquement à des vielesses maîtres, se rendit celèbre dans la ces contre un de ses membres. Il se connaissance des langues, de la phi- retira à Oxford , où les reflexions Josophie, de la théologie , et s'adonna lutaires que lui inspira sa derbis: surtout tellement à la scolastique, aventure, combinées avec son goute: qu'il terrassait tous ceux qui osaient son talent pour la poésie, produisire: lutter contre lui. Celte facilité d'argu- un poëme en slances elegiaques sur mentation rendit sa vic très'agitée, et l'Immortalité de l’aine, intitok l'entraîna dans une foule de disputes, Nosce te ipsum, ouvrage estime que l'on trouvera décrites très pro- pour le fond des pensées, et pour lixement dans le Specimen hung. lit. la poésie, remarquable au temps cu de Czvittinger. Après avoir long. écrivait l'auteur. Cet ouvrage, qui temps prosesse la pure morale évan- rut en 1599 , et qui depuis a is gélique, il avait adopté successive- plusieurs éditions, établit la repet ment, et combiné entre elles les opi- tion de Davies. Il avait dejà !sa nións de Calviu , d'Arius, de Socii, vaillé , comme au plus pressé, à s de Budnée, du sémi-judaisme. Son mettre dans les bovnes grâces de la inconstance égalait sa rudesse; il ex- cour, par vingt-six acrostiches et cila souvent des tumultes, auxquels l'honneur d'Élisabeth , qui, au ! voulant enfin mettre un terme, le rite d'une louange peu ménagee. prince de Transylvanie le fit enfer- gnaient celui d'être assez bons pour iner dans la forieresse de Deva ou des acrostiches. La société du Tch Leva. Ce fut dans cette prison , que ple crut alors devoir cesser de Davidi termina ses jours le 6 juin tenir rigueur, et il y fut reçu af 1579, avec la réputation d'un théo- nouveau en 1601, au moyen desta logien instruit, mais irascible , ar- parations convenables. Il parait d' dent à la dispute, et surtout peu ré. Icurs, comme il le dit lui - unist

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607 dans son Nosce te ipsum , que le que comme jurisconsulte. Son esprit malheur', la retraite et la poésie, était hardi , vif et mordant. Il futires avaient adouci son caractère. On doit lié avec le cbancelier Bacon. Sa femle croire par ses succès à la cour. ine, Éléonore Touchet, fille de lord Aussitôt après la mort d’Elisabeth , il Audley , ferme d'un caractère singucourat en Ecosse se présenter au roilier, se prétendait animée de l'esprit Jacques , qui, apprenant qu'il était de prophétie : on a même publié, en l'auteur du Nosce te ipsum , le reçut 1649, une relation de ses Etranges d'une manière très distinguée, le prit et étonnantes prophéties. On prétend en grande faveur , et l'envoya en que, peu de jours avant la inort de 1603 en Irlande , comme solliciteur- son mari, étant assise à table avec général. Il fut bieniot nommé pro- lui, elle se mit à fondre en larmes, cureur - général de ce royaume, puis et sur ce qu'il lui demanda la cause l'un des juges d'assises. Dès-lors il de ses pleurs : « Ah! dit-elle, ce sont s'occupa toujours des affaires de l'Ir- » les larmes de vos funérailles. — En lande, qu'il travailla à soumettre en- v ce cas dit-il , épargnez-moi vos lartièrement à l'Angleterre. Ce fut après » mes aujourd'hui, et je vous parplusieurs tournées judiciaires dans ce » donnerai de rire quand je serai pays, qu'il publia , en 1612 , un » mort. » Outre les ouvrages que nous iraité estimé, intitulé: Découverte des avons désignés, Davies est auteur des véritables causes pour lesquelles suivants :1. Le primer reports des ca[ Irlande n'a jamais été entière- ses et matiers en ley resolves, et adment soumise, etc. Il avait été créé judges en les courts del roy en Irchevalier en 1607. Nommé en 1612 land, Dublin, 1615, Londres, 1618 orateur du premier parlement qui et 1674, in-fol. Ce recueil fut le pieait été tenu en Irlande , il y sou- mier de ce genre publié en Irlande. tint le parti de la cour avec une opi- Le chevalier Pertus en a tiré la plus niâtreté qui peut être excusée par la grande partie de son livre, intitulé : chaleur avec laquelle il sontint ensui-l'Angleterre indépendante du poutc les intérêts de l'Ir!ande. Il réim- voir papal, axiome établi historiprima le Nosce te ipsum en 1622, quement et judiciairement par sir et il y ajouta quelques pièces de vers; John Davies, avocat-general en Irentre autres l'Orchestre , poëme sur lande, ainsi que par sir Edouard l'antiquité et l'excellence de la Coke, premier juge d'Angleterre, Danse , dédié à Charles, prince de et contenu dans deux rapports erGalles. Davies venait d'être nommé traits de leurs grands ouvrages premier juge du banc du roi, lors- Londres, 1674, ju-fol. ll. Abrege aju'il nourut en 1626, âgé de cin- des onze livres des rapports de sir

quante-six ans. Ses poésies ont été Edouard Coke, Londies , 1651, a cimprimées ch 1793, in-8°. On a in-12: Davies l'écrivit en français; il ain volume de ses principaux ouvra

fut ensuite traduit en anglais ; 11!. Jus es en prose, sous le titre de Traités imponendi vectigalia, ou Preuve de historiques , etc., 1786, in-8°. Ils sont la doctrine relative aux douanes, au remarquables pour la clarté, le na- tonnage et pondage, et aux impôts turel et la pureté du style. Sir John sur les marchandises , etc.; IV. pluDavies etait un homme fort savant, sieurs manuscrits.

X-
Rais encore plus comme littéraleur DAVIES (JEAN), en latin Davi.

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