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les Cris de Rome, suite de seize envoyé à Milan, et confié aux soins pièces où sont représentées en pied du cavalier del Caro et d'Hercule Prodifférentes figures grotesques, qu'il est caccino, sous la direction desquels on fort difficile de distinguer la copie lui vit faire des progrès rapides. Dad'avec l'original. David a gravé avec vid se rendit ensuite à Venise , å le même succès , d'après Philippe de Mantoue et à Bologne. Le célèbre Champagne, des compositions d'un Cignaui, qui occupait à cette époque autre genre. L'estampe qui lui fait le le premier rang parmi les peintres de plus d'honneur représente Un homme cette dernière ville , devint son guide qui tient un escargot sur son doigt; ct son ami. David, raffermi dans son un avare purlant une couronne d'es- art par les conseils de cet habile maître, cargots, et sur la table un plat aussi fit pour différents cdilices publics de rempli d'escargots. Cette gravure, Parme et de kome un grand nomqui est d'une composition vraiment bre d'ouvrages qui furent généralebizarre , est fort rare : nous croyous ment admirés. Cet artiste avait fait que l'idée en appartient au crayon une étude particulière des chefs-d'auoriginal de Callot. — Jérôme David, vre des grands maîtres; on reconson frère, aussi graveur , travailla naît facilement cette éinde daus ses long-temps en Italie; il était surtout ouvrages. Il avait long-temps medité habile à graver le portrait. Ceux qu'il les principes de son art, et le résultat a faits représentent tous des personna- de ses observations se trouvait conges historiques, tels que Charles Ier., signé dans un ouvrage qu'il avait comroi d'Angleterre, Henriette, sa fem- posé sous ce titre : Il disinganno me, Anne , reine de France, Gas- delle principali notizie ed erudilon, le cardinal de Richelieu, etc., etc., zioni delle arte del disegno; mais et ce qu'il y a de remarquable dans cet ouvrage est resté manuscrit. Daces portraits, c'est que presque tous vid mourut à Rome au commenceles personnages y sont représentés à ment du 18°. siècle.

AMS. cheval. On trouve aussi un grand DAVID (Jean), issu de la famille thombre de portraits graves par Jés la plus ancienne de Carcassonne , abbé rôme David dans l'ouvrage de To- commandataire de l'abbaye des Bonsnasini. Cet artiste a gravé à l'eau. Hommes - lès - Angers, fut député à forte, d'après les dessins de Mon- Rome par Louis XIV, remplit sa ano, babile ciseleur de Milan, une mission au gré de ce monarque, et vuile de quarante-deux pièces repré- mourut au commencement du 189. entant des églises, des tombeaux, siècle, ayant eu la vanité de faire par t des autels de Rome. Cette suite, son testament, qui fut imprimé in-4"., 1 été publiée en 1708, par Soria. Le des legs de toute sa fortune à la maii tyle de Jérome a beaucoup de res- son de Soubise et à d'autres grands semblance avec celui de Charles ; seigneurs de la cour. Il composa plu

'oeuvre des deux frères est composé sicurs ouvrages, dont les principaux l'environ deux cent-vingt pieces. sont : 1. Du jugement canonique des

A-s. évéques, Paris, 1671, in-4°. Ce DAVID (Louis-ANTOINE), né à traité qui est fort opposé au sentisugano en 1648, s'appliqua d'abord ment du clergé de France, a pour s l'étude des belles lettres, inais ayant but la défense du pape contre le 7o. ys Pontre du goût pour le dessin, il fut livre de la Concorde du sacerdoce et de l'empire , par de Marca. Le P. ce qu'il convient de faire pour diQuesuel releva plusieurs opinions de minuer ou supprimer le lait des femJean David, dans son édition des mes , Paris, 1763, in-12. Il était sur OEuvres de S. Léon. Jacques Boi- le point d'entrer en licence à la faculte leau et Jean Gervais écrivirent aussi de médecine, lorsque, séduit par les contre le même ouvrage. II. Réponse offres de la Martinière, il donna la aur remarques de M. de Launoy préférence à la chirurgie. Sa thèse sur la dissertation du concile ple- inaugurale, De sectione cesares, nier, Paris, 1671, in-8'. J. de Lau- soutenue en 1764, renferme des prenoy publia un Examen de la pré- ceptes judicieux et une érudition cha

face et de la réponse de M. Da- sie. David désira cependant joindre vid, etc., Paris, 1672, in-8'. - au titre de chirurgien celui de mede

DAVID (François ), capitoul, de la cin, et il se fit recevoir doctenr a même famille que le précédent, exerça l'uviversité de Reims. Dans la même la police à Toulouse avec une activité avnée, l'académie royale de chirurgie et une fermeté inebraulables. Sa con- de Paris décerna une double couronne duite, dans l'affaire de Calas, a été ca- à son excellent mémoire sur la palomniée

par Voltaire. Louis XV, vou- nière d'ouvrir et de traiter les abcès lant récompenser son zèle, le nomma dans toutes les parties du corps. Ea lieutenant-général de police , charge 1765, il obtint un nouveau triomphe qu'il remplit avec honneur à Tou- à l'académie des scieuces, belles-letlouse jusqu'à sa mort. Un autre tres et arts de Rouen, sur une quesDAVID ( Pierre ), premier magistrat tion très importante : Dissertation de Carcassonne , grand-père du ca- sur le mécanisme et les usages de pitoul , et dont un frère était com- la respiration, Paris, 1766, in-12. inandant de l'ile d'Oléron, écrivit en Ce fut alors qu'il épousa la fille de - latin, avec élégance, un recueil de Lecat , et partagca les travaux de ce Meditations sur les mystères , et fut chirurgien célèbre , qui le choisit pour assassiné le 3 novembre i

1709.

son successeur. En 1769, il inventa

V-VE. deux machines à pilotis, dont l'une a DAVID (JEAN PIERRE), né à Gex été exécutée en Prusse, et l'autre à en 1737. Après avoir terminé dans Dijon. En 1770, l'académie de chicette ville ses humanités, il fut placé rurgie proposa pour la seconde fois chez un médecin fort habile de Seys- de déterminer les effets des contre sel, où il étudia les diverses branches coups dans les différentes parties da de l'art de guérir. Il se rendit ensuite corps autres que la tête. David posseà Lyon, et se montra plein de zèle dait de nombreuses observations sur et d'assiduité aux visites de l'Hôtel- cette question difficile, mais son titre Dieu. L'envie de perfectionner ses con- d'académicien ne lui permettant pas naissances le conduisit à Paris en de concourir, il fit présenter son me 1757. La médecine, la chirurgie, la moire par J.-M. Bazile , son dere. physique et l'histoire naturelle furent et ce mémoire fut couronne. En 1772 l'objet de ses travaux, et il fit des pro- il imagina un instrument aussi simpše grès rapides. En 1762, il remporta que sûr pour lier les polypes utérins. le prix double à la société hollandaise On pourrait citer plusieurs autres prode Harlem , et son mémoire fut im- cédés utiles ou curieux, qui annosprimé sous ce titre : Dissertation sur ccnt le génie inventis de David. li cse cutait avec autant d'adresse que de å le publier lorsque la révolution succès l'opération de la cataracte, et éclata. Ses collections furent pillées , celle de la litbotomie, suivant la mé- ses manuscrits dispersés, et lui-même thode de Lecat. Plein de douceur et fut obligé de chercher un asyle en d'aménité, jamais il ne cherchait à Allemague. Le Monde primitif de montrer sa supériorité. Il visitait les Court de Gebelin, vint alors fixer pauvres avec un zèle infatigable, et toute son attention, et la lecture souvent il accélérait leur guérison en de cet ouvrage lui fit donner une joignant aux secours de son art les nouvelle direction à ses études. L'esconsolations d'une pitié généreuse. Il a poir de retrouver dans les langues encore publié : I. Recherches sur la vivantes les éléments de celle que manière d'agir de la saignée, et sur bégayait le genre humain au berceau, les effets qu'elle produit relativement fut l'objet de toutes ses recherches; et à la partie on la fait, Paris, 1762, bientôt, au moyen d'une méthode de in-12; II. Dissertation sur la cause son invention,'il fut assez versé dans de la pesanteur et de l'uniformité les différents idiomes de l'Europe et qu'elle nous présente, Paris, 1767, de l'Asie, pour les analyser et les in-8'.;111. Dissertation sur la figure comparer entre eux. Il avait entrepris de la terre, avec une lettre de la de mettre en ordre et de rédiger ses Condamine, et la réplique à celle observations, lorsqu'il mourut à Arlettre, Paris, 1771,10-8".; 1V. Traité bois, le 30 mars 18ng. Il était memde la nutrition et de l'accroissement, bre de l'académie Collique, de celle précédé d'une Dissertation sur l'u- de Besançon, et de plusieurs autres sage des eaux de lAmnios, Paris, sociétés savantes. David a laissé ma1771, in-8'.; V. Dissertation sur les nuscrits plusieurs ouvrages , entre effets du mouvement et du repos autres : Arsace, prince de Betlis, dans les maladies chirurgicales , roman historique suppose traduit de Paris, 1779, in-12; VI. Observa- l'anglais ; Lettres de Julie de Routions sur une maladie des os connue bigné à Pauline de Clermont; une sous le nom de necrose, Paris, 1982, traduction de l'Histoire des Druides, in-8'. La doctrine de l'auteur, géné- par Smith. Il avait confié ses recherralement adoptée jusqu'à ces derniers ches sur les langues à M. Ch. Nodier, temps, vient d'être soumise à un nou aujourd'hui bibliothécaire à Laybach, vel examen , et refutée par deux chi- qui a déjà fait paraître les Prolegorurgiens distingués qui l'avaient d’a- mènes de l'archéologue, ouvrage bord professée. David était occupé à entrepris sur un plan encore plus composer un traité d'opérations chi- étendu que le grand dictionnaire rurgicales, lorsque la mort vint le proposé par de Brosses. Ses ouvrages frapper, le 21 août 1784. C. imprimés sont : 1. Lettres de Char

DAVID DE SAINT GEORGE lotte à Caroline pendant sa liaison (JEAN-JOSEPH-ALEXIS ), conseiller au avec Werther , traduites de l'anglais, grand conseil, né à St.-Claude le 50 Paris, 1787, 2 vol. in-12; II. Hisdécembre 1959, se livra d'abord à toires fabuleuses destinées à l'eduson penchant pour les sciences natu- cation des enfants dans ce qui rerelles. Il avait formé un recueil com- garde leur conduite envers les aniplet des plantes qui croissent sur les maux, traduites de l'anglais de missomités du Jura, et il se disposait triss Trimmer, Genève, 1789, 2 vol.

D.L.

pour

in - 12; III. Fathom et Melvill, ro- glé dans ses conceptions. On a de inan traduit de Smolett , Paris, 1996, lui une Lettre, en latin, aux emin 4 vol. in-12; IV. Poèmes d'Ossian ses polonaises, sur la question de et de quelques autres Bardes, pour regne millenaire de J.-C.; plusieurs servir de suite à l' Ossian de Le- Thèses , opposées à George Bilandratourneur, Paris, 1797, 3 vol. in-18. ta , pour prouver que J,C n'est Labaume a eu part à cette traduction qu'un homme, et qu'il ne doit point qui est estimée. David l'avait revue être invoqué dans les prières, et avec le plus grand soin pour une nou- quelques autres écrits dont on trova velle éditiou. V. Memoire sur les vera la liste dans la Bibl. anti-frist tourbières des arrondissements de de Sandius. Sl.-Claude et de Poligny , departe

DAVIES (sir Jons), fils d'en ment du Jura ; autre sur les Anti- che tanneur , naquit en 1990 a Car quités celtiques et romaines des grove, dans le comté de Wil. 1 fu! memes arrondissements , Arbois, élevé à Oxford , et entra ensuite a 1808, in-8".

W-s. Middle Temple pour y étudier les DAVIDI (François), hongrois de lois. L'emportement de son caradere naissance, fut, au 16. siècle, surin- qui, à l'université, lui avait attiré plis tendant ou évêque des unitaires, sieurs fächeuses punitions, le fit exTransylvanie. Doué des dispositions pulser de cette sociele, les plus heureuses , il surpassa bientôt laissé aller publiqueinent à des vaske ses maîtres, se rendit celebre dans la ces contre un de ses membres

. 1.: connaissance des langues, de la phi- retira à Oxford , où les réflexions su losopbie, de la théologie ,' et s'adonna lutaires que lui inspira sa derasie surtout tellement à la scolastique, aventure, combinées avec son gout et qu'il terrassait tous ceux qui osaient son talent pour la poésie

, produsred lutter contre lui. Cette facilité d'argu- un poëme en stances ciegiaqnes su mentation rendit sa vic très agitée, et l'Immortalité de l'anne , l'entraina dans une foule de disputes, Nosce te ipsum , ouvrage estime et que l'on trouvera décrites très pro- pour le fond des pensées , et pour lixement dans le Specimen hung. lit. la poésie , remarquable au temps de Czvittinger. Après avoir longe écrivait l'anteur. Cet ouvrage, qui pe temps prosesse la pure morale évan- rut en 1599 , et qui depuis 3 a gelique, il avait adopté successive- plusieurs editions, établit la repetia ment, et combiné entre elles les opi- tion de Davies. Il avait déjà ! nions de Calvin , d’Arius , de Socio, vaillé , comme au plus presse, a de Budnée, du sémi-judaisme. Son mettre dans les bonnes grâces de la incovstance égalait sa rudesse; il ex- cour , par vingt-six acrostiches er cita souvent des tumultes, ausquels l'honneur d'Élisabeth , qui, au resta voulant enfin mettre un terme, le rite d'une louange peu menaçe. pm prince de Transylvanie le fit enfer- gnaient celui d'être assez bons per uuer dans la forteresse de Deva ou des acrostiches. La société du TE Leva. Ce fut dans cette prison , que ple crut alors devoir cesser de la Davidi termina ses jours le 6 juin ienir rigueur, et il y fut reçu 1579, avec la réputation d'un théo- pouveau en 1601, au moyen des tra logien instruit, mais irascible , ar. parations convenables. Il jurait : dent à la dispute, et surtout peu ré. Icurs, comme il le dit lui • wis

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de

dans son Nosce te ipsum , que le que comme jurisconsulte. Son esprit malheur', la retraite et la poésie , était hardi , vif et mordant. Il fut très avaient adouci son caractère. On doit lié avec le chancelier Bacon. Sa femle croire par ses succès à la cour. ine, Éléonore Touchet, fille de lord Aussitôt après la mort d'Elisabeth, il Audley, femme d'un caractère singucourut en Ecosse se présenter au roilier, se prétendait animée de l'esprit Jacques , qui , apprenant qu'il était de prophétie : on a même publie, en l'auteur du Nosce te ipsum, le reçut 1649, une relation de ses Etranges d'une manière Irès distinguée, le prit et étonnantes prophéties. On prétend en grande faveur , et l'envoya en que, peu de jours avant la inort de 1603 en Irlande , comme solliciteur son mari, étant assise à table avec general. Il fut bieniøt nommé pro- lui, elle se mit à fondre en larmes, cureur - général de ce royaume, puis et sur ce qu'il lui demanda la cause l'un des juges d'assises. Dès lors il de ses pleurs : « Ah! dit-elle, ce sont s'occupa toujours des affaires de l'Ir- » les larmes de vos funérailles. — En lande, qu'il travailla à soumettre en- » ce cas dit-il , épargnez-moi vos larlièrement à l'Angleterre. Ce fut après > mes aujourd'hui, et je vous parplusieurs tournées judiciaires dans ce » donnerai de rire quand je serai pays, qu'il publia, en 1612 , un » mort. » Outre les ouvrages que nous traité estimé, intitulé: Découverte des avons désignés, Davies est auteur des véritables causes pour lesquelles suivants : 1. Le primer reports des caPIrlande n'a jamais été entière- ses et matiers en lev resolves, et adment soumise, etc. Il avait été créé judges en les courls del roy en Irchevalier en 1607. Nommé en 1612 land, Dublin, 1615, Londres, 1618 orateur du premier parlement qui et 1674, in-fol. Ce recueil fut le pieait été tenu en Irlande , il y sou- mier de ce genre publié en Irlande. tiot le parti de la cour avec une opi- Le chevalier Pettus en a tiré la plus matreté qui peut être excusée par la grande partie de son livre, intitulé : chaleur avec laquelle il soutint ensui-i'Angleterre indépendante du pouic les intérêts de l'Irlande. Il reim- voir papal, axiome établi historiprima le Nosce te ipsum en 1622, quement et juaiciairement par sir el il y ajouta quelques pièces de vers; John Davies, avocat-general en Irentre autres l'Orchestre , poëme sur lande, ainsi que par sir Edouard .' l'antiquité et l'ercellence de la Coke, premier juge d'Angleterre, Danse , dédié à Charles, prince de el contenu dans deur rapports erGalles. Davies venait d'être nommé traits de leurs grands ouvrages premier juge du banc du roi, lors- Londres, 1674, ju-fol. 11. Abrégé qu'il mourut en 1626, âgé de cin- des onze livres des rapports de sir quante-six ans. Ses poésies ont été Edouard Coke, Londies , 1651, réimprimées en 1973, in-8°. On à in-12: Davies l'écrivit en français ; il un volume de ses principaux ouvra. fut ensuite traduit en anglais ; 111.Jus ges en prose, sous le titre de Traités imponendi vectigalia, ou Preuve de historiques , etc., 1986, in-8°. Ils sont la doctrine relative aux douanes , au remarquables pour la clarté, le na- tonnage et pondage, et aux impôts turel ei la pureté du style. Sir John sur les marchandises , etc.; IV. pluDavies etait un homme fort savant, sieurs manuscrits. X. wais eucore plus comme littéraleur DAVIES (JEAN), en latin Davi

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