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avec toutes les formules nécessaires, 1809-1810, 2 vol. in-8°., traduit en hollandais, Leyde, 1811, 3 vol. in8.; XII. Répertoire universel de législation commerciale, intérieure et maritime de l'empire, avec toutes les formules, 1810, 2 vol. in8".; sur le frontispice de cet ouvrage Daubanton prend le titre d'auteur du Formulaire juridique du Code de commerce; ouvrage qui nous est entièrement inconnu. XIII. Traité pratique de toutes espèces de conventions, contrals, obligations et engagements, tant civils que de

commerce extérieur et maritime 5. édition, 1811, 2 vol. in-12, traduit en hollandais, Amsterdam, 1811, 2 vol. in-8°.; XIV. Traité complet des droits des époux l'un envers l'autre, à l'égard de leurs enfants, de la puissance paternelle et maternelle, de la minorité et des tutelles, 1810, in-8'.; XV. Manuel des officiers de police judiciaire, juges de paix, maires, adjoints, 1810, in-12; 2°. édition, 1812, in-12; traduit en hollandais, Harlem, 1813, in-8°.; XVI. Traité complet des contrats et obligations, et des privilèges et hypothèques, 1813, 3 vol. in-12: l'auteur est mort pendant l'impression de cet ouvrage, qui fait suite à celui qui a été mentionné sous le N°. XIII. XVII. Traduction des Codes grégorien et hermogénien, des Fragments d'Ulpien, faisant partie du volume intitulé: le Trésor de l'ancienne jurisprudence romaine, Metz, 1811, in-4°., ou 2 vol. in-12; il a laissé en manuscrit un Traité complet des successions, des donations, des testaments, et de l'envoi en possession des biens des absents, qui formera 2 vol. in-12. A. B-T. DAUBENTON (GUILLAUME), je

suite, né à Auxerre le 21 octobre 1648, mort à Madrid le 7 août 1723, fut destiné au ministère de la chaire, et s'y livra pendant quelques années avec succès. Sa santé l'ayant obligé d'y renoncer, il remplit d'antres emplois dans son ordre. Louis XIV le donna pour confesseur à Philippe V, son petit-fils, lorsque ce prince monta sur le trône d'Espagne. Daubenton, ayant déplu aux courtisans de Madrid, céda à l'orage qui se formait sur sa tête, et se retira en Champagne en 1716; mais il fat bientôt rappelé par le roi qui le prat encore pour directeur. Duclos fat un tableau bizarre et singulier des pratiques minutieuses et de la dévo tion ridicule de ce monarque, et peint, ainsi que Voltaire, le jésuite commne uu moine intrigant et ambitieux. Il est certain que Daubenton avait un grand ascendant sur l'esprit de Philippe. Voltaire rapporte, dans sea Précis du siècle de Louis XF, que le régent ayant mis, pour condition de la paix, qu'il marierait sa fille, M. de Montpensier, au prince des Aturies Don Louis, et que l'infante épouserait Louis XV, il eut besoin de gagner le confesseur, qui seul determina le roi d'Espagne à ce double mariage; mais que le jesuite fit anssi scs conditions; qu'il demanda que le duc d'Orléans, qui s'était déclaré contre son ordre, en deviendrait le pretecteur, et qu'il ferait enregistrer la constitution Unigenitus. L'historien ajoute que le régent promit et til parole; que l'abbé Dubois condiasă seul cette négociation, et fut proma au cardinalat. « Ce sont là souvent » les secrets ressorts des grands chan»gements dans l'état et dans l'eglise. Voltaire prétend que lorsque PhiJippe V, dégoûté du trône, voning en descendre pour y faire monter son

fils, il confia ce secret à son confesseur; que celui-ci, craignant de perdre son crédit, et de suivre le roi dans sa retraite du monde et des affaires, révéla la confession au duc d'Orleans, qui renvoya sa lettre au roi d'Espagne; que ce monarque la montra froidement à Daubenton, qui tomba évanoui, et mourut peu de temps après; mais Voltaire a suivi trop légèrement Bellando, historien inexact, dont l'ouvrage a été supprimé en Espagne. Il paraît que Dauber ton ne fit que s'opposer à l'abdiction de Philippe. M. Grosier fit impiimer dans l'Année littéraire (1777, No. 18,) une lettre dans laquele il s'attache à justifier le jésuite Daubenton. Il nie qu'il soit mort comme Vol taire le fait mourir, d'après Bellando, et affirme que, loin d'être attaché au dangereux éclat d'une cour étrangère, il sollicitait sa retraite depuis plusieurs années. On a du P. Daubenton plusieurs Oraisons funèbres, entre autres celle du duc Charles de Lorraine, Nancy, 1700, in-4°., et une Vie de Jean-François Regis, Paris, 1716, et Lyon, 1717, in-12. Elle a été traduite en espagnol et en italien. L'auteur avait publié précédemment Rome, 1710 et 12), 2 vol. in-fol. de Scripta varia in causa beatificationis J. F. Regis. V-VE. F DAUBENTON (Louis-JEAN-MABIE), naturaliste et anatomiste célèbre, naquit à Montbar en Bourgogne le 29 mai 1716. Son père, qui le destinait à l'état ecclésiastique, T'envoya à Paris pour y étudier la theologie; mais il s'y adonna en secret à l'étude de la médecine, et principalement de l'anatomic. La mort de son père lui ayant laissé la liberté de se livrer ouvertement à son penchant, il prit ses degrés à Reims en 1741, et retourna dans sa

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ville natale pour y exercer sa profession. Un hasard heureux décida autrement de son sort. Buffon, qui était aussi né à Montbar, avait été lié dès l'enfance avec Daubenton. Nommé récemment intendant du jardin du roi, il avait conçu le plan de l'ouvrage qui a rendu son nom immortel. Sentant qu'il avait besoin de secours pour une entreprise aussi vaste, et principalement pour les details de description et d'anatomie auxquels la faiblesse de sa vue ne ni permettait pas de se livrer, il jeta les yeux sur Daubenton, et l'attira vers 1742 à Paris, où il lui fit donner, en 1745, la place de garde et demonstrateur du cabinet d'histoire naturelle. Le choix de Buffon fut d'autant plus approuvé, que Daubenton possédait précisément toutes les qualités nécessaires au genre de travail qui lui etait confié une grande justesse d'esprit, une exactitude rigoureuse et une patience à toute épreuve. Le recueil des faits dont il a enrichi la graude Histoire naturelle des animaux est immense, et le soin avec lequel Daubenton les a observés est si grand que l'on y cherche en vain une erreur; c'est qu'il n'y consignait que ce qu'il avait vu par lui-même, saus se livrer à ces bypothèses hardies pour lesquelles Buffon avait un penchant si marqué, sans même se permettre de tirer de ses observations les conclusions genérales qui en naissaient le plus naturellement. A ce dernier égard, la timidité de Daubenton a été peut-être excessive; et c'est sous ce rapport que Camper disait de lui qu'il ne savait pas lui-même de combien de découvertes il était l'auteur. Les articles de descriptions et d'anatomie fournis par Daubenton aux quinze premiers volumes in-4°. de l'Histoire naturel

le en font une partie essentielle et absolument nécessaire à l'intelligence du texte de Buffon; en sorte que l'on peut regarder comme tronquées toutes les éditions dans lesquelies on les a supprimés. Buffon lui-même donna cependant l'exemple de cette suppression. Excite par quelques flatteurs, il publia une petite édition in12, où cette partie précieuse de leur travail commun n'entra point. Daubenton cessa dès-lors de contribuer au grand ouvrage, et les secours de Guencan de Montbeillard, et de Bexon pour la partie des oiseaux ne suppleèrent que bien imparfaitement aux siens. Comme garde du cabinet, Daubenton a travaillé pendant cinquante ans à enrichir et à ordonner cette collection, aujourd'hui la plus considérable de l'Univers, et cependant il ne cessait de publier des ouvrages plus ou moins étendus. Il a fait plusieurs articles d'histoire naturelle dans la première Encyclopédie; il a publié dans les Mémoires de l'acadé mie des sciences quelques dissertations sur divers points importants de l'Histoire naturelle des animaux et des minéraux; nommément dans ceux de 1754, sur des espèces de chauve-souris qu'il avait découvertes en France; dans ceux de 1756, sur une nouvelle musaragne; dans ceux de 1772, sur l'animal qui donne le musc; dans ceux de 1781, sur des organes singuliers de la voix de quelques oiseaux étrangers; dans ceux de 1762, sur des os fossils, prétendus de géant, qu'il rapporte à leurs véri tables espèces; dans ceux de 1764, sur les differences essentielles de l'homme et de l'orang-outang, etc. Les services qu'il rendit à l'histoire naturelle, comme professeur, ne furent pas moins grands. Il est le premier qui ait fait en France des leçons

sur cette science par autorité publi que, une des chaires de médecine du College de France ayant été convertie à sa sollicitation en une chaire de cette science, et lui ayant été donnée en 1778. La convention avant érigé le jardin du roi en école publi que, sous le titre de Museum d'histoire naturelle, il y fut nommé professeur de minéralogie, et a rempli les font ! tions de cette place jusqu'à sa mort. Il avait aussi été nominé professen d'économie rurale à l'école d'Alfort en 1783, et fit quelques leçons d'histoire naturelle à l'école normale en 1793. La France lui doit encore une grande reconnaissance pour le zèle qu'il a mis à propager les moutons de race espagnole. Ses ouvrages sur la manière de conduire ces animaux sont fort estimés, et ont eu plusieurs éditions, particulièrement son Instruction pour les bergers, 1 vol. in-8°., Paris, 1782, avec vingt-deux planches. On 1 remarque encore parmi ses ouvrages uu Tableau méthodique des mineraux, 1784, in-8°., et un Memor re sur le premier drap de laine superfine du crú de France, 1784. in-8. Il a travaillé à la Collection académique (Voy. BERRYAT ), di plusieurs recueils périodiques. Enfin on a de lui, des recherches sur les indigestions, où il fait voir que l's faiblissement de la plupart des indvidus commence par l'estomac, recommande, pour le soutenir, des pastilles d'ipécacuanha, auxquelles cet écrit donna dans le temps e grande vogue et qui sont encore com nues sous son nom. Toujours conside ré du public, et favorisé par le gon vernement, Daubenton eut une ex tence heureuse. Un caractère doux, un genre de vie simple et uniforme le firent arriver à une grande vieil lesse, malgré la faiblesse de son tem

perament. Élu membre du sénat à la fin de 1799, les changements causes dans ses habitudes par cette nouvel le dignité altérèrent sa santé. Frappé d'apoplexic à l'une des premières séances où il assista, il mourut quatre jours après, dans la nuit du 31 décembre 1799 an 1. janvier 1800, âgé de près de quatre-vingt-quatre aus. Il n'a point laissé d'enfants de sa longue et heurense union avec Mme. Daubenton, auteur de l'agréable roman de Zélie dans le désert. MM. de Lacepède, Cuvier et Moreau de la Sarte, ont publié des éloges historiques de Daubenton.

C-V-R.

DAUBERMENIL (F.A.), député à la convention nationale par le dép. du Taru, ne vota pas dans le procès de Louis XVI, se trouvant malade. Sous le règne de la terreur, le comité de salut public le contraiguit, ainsi que M. Laréveillere-Lépaux, à donner sa dé mission de membre de la convention; mais ils furent rappelés dans cette assemblée en 1795. Daubermenil devint ensuite membre du conseil des cinq cents; il en sortit le 20 mai 1797, et y fut réélu l'année suivante. S'étant opposé à la révolution du 18 brumaire, il fut exclus du corps législatif et condamné à être détenu dans le département de la Charente-Inférieure, mais cet arrêté fut presque aussitôt rapporté. Daubermenil se retira dans son département, où il est mort en 1802. Il avait un caractère romanesque et enthousiaste, et se regardait Comine un disciple des anciens inages. Ha publié une brochure sous ce titre: Extraits d'un manuscrit intitulé: le Culte des adorateurs de Dieu, contenant des fragments de leurs différents livres sur l'instruction du culte, les observances religieuses, l'instruction, les préceptes et l'adoration, Paris, an 4 (1799), ia S.

de 175 pages. Ce livre donna naissance à la société des théophilanthropes: on trouve à ce sujet de curieux détails daus l'Histoire des sectes religieuses, par M. Gregoire, ancien évêque de Blois, tom. 11, p. 9o et suivantes. Le livre de Daubermenil, a qui est à la fois eucologe et rituel, » se compose de prières et de mau» vaises poésies à travers lesquelles on » rencontre quelques idées morales. » Après avoir parlé des costumes, cérémonies, funérailles que se proposaient d'établir les théophilanthropes, M. Grégoire ajoute: « Daubermenil >> assurait qu'à Gaillot, dans une » petite association, étaient usitées ces » simagrées theurgiques. Il en avait » formé à Paris uue de sept ou buit » personnes, qui, dans un local rue » du Bac, cut neuf à dix séances. » Au milieu de l'appartement, sur un » trépied, était un brasier dans lequel » chacun jetait un grain d'encens en » entrant, et cette cérémonie se ré» pétait de temps à autre, pendant la » durée de la séance. Daubermenil » voulait que ses sectateurs s'appe» lassent theoandropophiles, et leur » manuel fut d'abord imprimé en ven» démiaire 1797, avec cette qualifi»cation, qu'ils syncopèrent ensuite » pour en faire des theophilantropes » (amis de Dien et des hommes ) ». A. B-T.

DAUBIGNY (J.-L. MARIE VILLAIN), ancien procureur au parlement de Paris, se lança dans le parti demagogique des les premiers jours de la révolution, devint membre de la municipale de Paris et de tous les clubs dont les manœuvres détruisirent l'ancienne monarchie. D'abord ami ct agent de Danton, il l'abando na pour se réunir à Robespierre. Dans la matinée du 10 août 1794, il fit arrêter, aux Champs-Elysees,

plusieurs personnes qui s'étaient réunies pour secourir le roi; on les massacra quelques heures après, et leurs têtes, portées dans les rues, servirent à répandre la terreur dont on avait besoin. Après la catastrophe, Daubigny devint membre du tribunal institué le 10 août, destiné à immoler les vaincus. Après les massacres de septembre, il fut signalé par le ministre Roland comme un des auteurs d'un vol considérable fait dans le garde-meuble de la couronne; mais comme il appartenait au parti vainqueur, il vint à bout, sinon de détruire les soupçons, au moins d'arrêter les poursuites. A la fin de 1793, il fut adjoint au ministre Bouchotte, dans le département de la guerre, accusé une seconde fois de vol par Bourdon de l'Oise, et traduit au tribunal révolutionnaire, qui l'acquitta. A cette époque, Robespierre se déclara son protecteur. Il échappa cependant aux exécutions qui suivirent le 9 thermidor (27 juillet 1794), et fut seulement mis en arrestation. L'année suivante, Bourdon de l'Oise le fit de nouveau traduire devant le tribunal criminel d'Eure-et-Loir, et l'amnistie du 4 brumaire (25 octobre 1795 ) le rendit encore à la liberté; enfin, l'explosion de la machine dirigée contre la personne du premier consul, le 3 nivôse (23 janvier 1801), le fit arrêter une dernière fois, et déporter aux îles Séchelles, où il est B-u.

mort.

DAUCOURT. Voy. GODARD. DAUDÉ ( PIERRE), ministre calviniste, né à Marvejolss en Gévaudan, mort en Angleterre le 11 mai 1754, âgé de soixante-treize ans, publia divers ouvrages sous le voile de l'anonyme. I traduisit de l'espagnol, de Gregorio Mayans, la Vie de Miguel Cervantes, Amsterdam, 1740, 2

vol. in-12. On lui attribue encore: I. la traduction des Discours histor ques, critiques et politiques de Gor don, sur Tacite, Amsterdam, 1742 2 vol. in-12, et 1751,3 vol. in-12; II. la traduction des Discours histeriques et politiques du même, sur Salluste, 1759, 2 vol. in-12:05 deux versions ont été réimprimen à Paris, l'an 11 (1794), 3 vol. in-8; III. Sybilla Capitolina; Publü Vir gilii Maronis Poemation, interpretatione et notis illustratum, Oxford (Amsterdam), 1726, in-8°. Ce coton est une critique de la fameus bulle Unigenitus. On trouve un long éloge de Pierre Daudé dans la Biblio thèque britannique, tom. 1a., paž 167-183.

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DAUDET (N.), de Nîmes, ingénieur-géographe du roi, ‹st l'anter des ouvrages suivants: 1. le Plan dels ville de Rheims, avec les cérémonies du sacre, 1722, in-fol.; II. Nouvess Guide des chemins du royaume de France, Paris, 1724, in-12; II. Epitre héroïque à la reine, sur 53 maladie, 1726, in-12; IV. Jeurnal historique du premier voyage de Louis XV, 1726, in-12; V. Novelle Introduction à la geometr pratique, Paris, 1740, 2 vol. in-12) VI. Mémoire instructif, concernant le canal de Conti, Paris, 1755, in-4°. : ce canal devait amener a Paris une dérivation de l'Oise, depuis l'Ile-Adam. V. S-L.

DAUDIGUIER. Voy. AUDIGUIES. DAUDIN (FRANÇOIS-MARIE, E turaliste, né à Paris vers la fin da 18. siècle, mort en 1804, âgé de mas de trente ans, était fils d'un rece veur général des finances. Des firmités de jeunesse l'ayant prese privé de l'usage de ses jambes, se livra de bonne heure à l'ende des sciences, et principalemeus

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