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principes exempts des passions qui ment le mélange et l'emploi des cous'y melaient trop souvent. Damila- leurs. Les ouvrages qu'il fit à l'âge de ville, seutant sa sin s'approcher , de- vingt ans au dồme de Padoue marmanda à son inédecin combien de quèrent sa place parmi les bons peintemps il pouvait encore espérer de tres; sa réputation se répandit dans vivre. « Vous connaissez, lui dit-il, toute l'Italie ; il fut successivement ap» mon courage et l'indifférence avec pelé à Venise, à Chiozza , à Créma et » laquelle je regarde la mort; parlez- daus plusieurs autres villes dont les » moi franchement; les ménagements édifices publics sout enrichis de ses > qui conviendraient à un autie, ve ouvrages. Il mourut en 1631. Cet ar» sont pas vécessaires avec moi, » Le tiste eut un frère qui peignit très bien médecin ne lui dissimula rien, et lui le portrait en petit, ei une sæur dont apprit qu'il ne lui restait que quelques les ouvrages de peinture furent aussi jours d'existence. Damilaville fit venir admirés de ses contemporains. –s. aussitôt un tapissier; il traita avec lm DAMIS. V. APOLLONIUs de Tyanes. de la vente des meubles de son appar- DAMM (CHRisTiAN-Tobie), savant tement, et en reçut le prix. Il invita, helléniste et théologien reformé , quelques jours après, ses amis les naquit en 1699 à Geithayn , dans les plus intimes à un grand repas qu'il environs de Leipzig. Il avait été nomavait fait préparer, et il y voulut boire mé en 1742, pro-recteur et peu après an dernier verre de vin de Cham- recteur du gymuiase de Berlin. En rague. Tout ce qu'on lui dit pour l'en 1764, on lui donna sa démission de empêcher ne changea point sa résolu- cette dernière place, parce que, dans sa tion, et l'on ne jugea pas à propos de traduction du Nouveau- Testament, contrarier uu bomme si près du tom- il s'était trop rapproche de la docbeau; il le but,et expira quelques ins- trine de Socin. "Il mourut le 27 tants après, le 13 décembre 1968, mai 1778. Ses principaux ouvrages à l'âge de quarante-sept ans. M-T. sont : 1. ime édition de Ci. Rutilius, DAMINO (PIERRE), peintre, né

avec un Commentaire, Brandebourg, à Castel-Franco, dans l'état de Ve- 1760 , in-8°., bonne édition, qui a nise, en 1592 , avait reçu de la na

servi de base à Wernsdorf pour le Ture les plus heureuses di-positions. "texte de son Rutilius dans les Poëlæ Livré à son penchant, sans maître et lat. min. II. Novum Lexicon græcum sans conseil, il copiait indistincte. etymologicum et reale , cui pro basi irent toutes les estampes et tous les substratæ sunt concordantiæ et elutbleaux qu'il pouvait se procurer; ce

cidationes Homericæ et Pindaricæ, ne fut qu'après woir lu les ouvrages ibid., 1965, in-4"., ouvrage imporde Lomuzzo et d'Albert Durer qu'il tant, et qui a dû coûter un travail uit du choix dans ses travaux. Il ap- immense. Les suivants sont en allepirit à connaitre dans les traites du mand : III. Discours de Cicéron maitre allemand les proportions du pour S. Roscius, ibid., 1934, incorps humain; la lecture des histo- 8.; IV. le Vestibulum de Comeriens et des poètes féconda son ima- nius , en grec et en allemand, 1931, sination; il transporta leurs descrip- 8.;V. la Batrachomyomachie d'Holous dans ses tableaux. Damino ne mère, avec le texte grec, ibid., 1735, duit son talent qu'à lui-même. Jean- in-8.; VI. le Panegyrique de TraBaptiste Nocello lui enseigna seule- jan, traduit de Pline, avec des no

tes sur le texte et sur la vie des em- un ouvrage intitulé : Mémoires de pereurs Domitien , Nerva et Trajaa, Mathieu , marquis Dammy , con. Leipzig, 1959, in-8"., 26. édition; ienant des observations et recherVII. les Epitres de Cicéron, ibid., ches curieuses sur la chimie, le tre1770, 4 vol. in-80., 2e édition ; vail de nuines el minéraur, écrits vill. l'Evangile de S. Jean, ibid., par lui-meme, in-8°., Amsterdam, 1762 , in-8°., tiré à cinquante exem- 1739,

C. G. plaires; IX. Introduction à la my- DAMO. Voy. PYTHAGORE. ihologie grecque et latine , ibid., DAMOCLES.V. DENYS-LE-TYRAN. 1786, in-8., 5*. edition : cet ou. DAMOCRITE, sculpteur grec, vrage a paru en bollandais, Leyde, était de Sicyone, et florissait vers la 1786, in-8".; X. le Nouveau-Tes. 95. olympiade, 400 av. J.-C; son maitament, Berlin, 1764,1705, 3 vol. ire fut Pison de Calaurée ( F. Car in-4*, XI. Discours philosophiques TIAS). Damocrile avait fait à Elis la de Maxime de Tyr, traduits dn statue du jeune Hippon Éleen, rain grec, ibid., 1964, in-8°.; XII. queur au pugilat des enfants. Pline OEuvres d'Homère, traduites du le cite comme ayant surlout excelle grec, Lemgo, 1769-1771, 4 vol. à sculpter des statues de philosophes, in-8°.; XIII. Traduction en prose et lui associe dans ce genre de caleat d'une partie des odes de Pindare, Daiphron, Dæmon, Apollodore, AeBerlin et Leipzig, 1770-1771, 4 vas, Asclepiodore , Aristodėme , part. in-8°., peu estimée, mais ac- Céphissodore , Colotės, Cleon, Ceacompagnée de notes qui peuvent être chramis , Calliciès et Cephis , dont utiles.

G-y. quelques-uns ne sont point anireDAMMARTIN. Voy. CHABANNES ment connus. — 11 y ent un autre (Antoine de).

DAMOCRITE très habile á ciseler des DAMMY (MATHIEU ), fils d'un coupes d'argent. L-SE. marbrier de Gènes, se donnait le DAMON et PHINTIAS, pbilosetitre de marquis. Il fit beaucoup de phes pythagoriciens, vivaient à Spra bruit à Paris, où il vint intriguer en cuse sous le règne de Denys le jeune. se disant possesseur de secrets mer. Les courtisans de ce prince, de pesveilleux, tels que celui de blanchir vant pas croire à la vertu si vantee les diamants qui avaient une teinte des pythagoriciens , voulurent les jaunâtre. Il se prétendait aussi l'in- mettre à l'épreuve. Ils subordèrent venteur du stuc ou marbre artificiel; quelques témoins qui déclarèrent que mais il paraît qu'il en avait reçu la Phintias avait conspiré contre Deers J'ecelle d'un marbrier allemand. Dam- Jeurs dépositions étant uniformes, my, sans état et sans fortune, fai Denys se vit obligé de le condainart sait beaucoup de dépense. Plusicurs à mort; alors Phintias lui demanda fois il fut mis en prison pour dettes, le reste de la journée pour metire of et quoiqu'il n'eût aucune ressources dre à ses affaires et à celles de Damon: apparentes , il parvenait à se procurer ces deux amis vivaient en ellei catoujours assez d'argent pour en sor. semble, et Plintias , conme le plus tir , en satisfaisant ses créanciers. Il âgé, avait l'administration des bicas. se retira à Vicnne en Autriche , vers li demanda donc à être relâche mol'an 1725, et s'y maria avec une mentanément, et offrit Damon pour demoiselle de condition. On a de lui sa caution. Denys, ne pouvant pas concevoir que quelqu'un pût exposer de dissimuler ses opinions qui n'étaient sa vie pour un autre, envoya chercher pas favorables à la democratic, elles Damon, qui consentit à rester pri- furent devinées par le peuple d'Athèsonnier jusqu'au retour de Phintias. nes, qui l'exila par l'ostracisme, sans Les courtisans , qui avaient arrangé doute dans un de ses moments d'hutoute cette affaire, se moquèrent meur contre Périclès. Il est fort inbeaucoup de lui, bien persuadés que certaiu que ce Damon soit le même son ami l'abandonnerait ; mais vers que Damon , fils de Damonide, dnla fin du jour ils furent tout éton- bourg d'Oa, dont parle Etienne de nés de voir arriver Phiutias tout prêt Byzance.

C-R. à subir son arrêt. Tout le monde fut DAMOPHILUS, ou DÉMOPAIdans l'admiration , et Denys les ayantLUS, peintre et modeleur, décora , einbrassés, leur demanda à être ad- de concert avec Gorgasus, l'ancien mis en tiers dans leur amitié; mais temple de Cérès qu'on voyait à Rome quelques prières qu'il leur fit, il ne put auprès du grand cirque. Ces deux arPobtenir d'eux. C'est ainsi que cette tistes l'enrichirent à l'envi de peinhistoire est racontée par Aristoxène, tures et de sculptures, et y mirent dont le passage nous a été conservé une inscription en vers grecs, qui anpar Jamblique. Aristoxène la tenait nonçait que la partie droite avait été de la bouche de Denys lui-même, faite par Damophilus, et la gauche qui, étant devenu maitre d'école par Gorgasus. Avant eux, on ue conà Corinthe, la lui avait racontée. Il naissait à Rome que des peintures et ne faut donc pas s'arrêter aux van des sculptures étrusqnes. Dans l'édiriations qu'on trouve days Diodoretion de Plive imprimée à Parme en de Sicile, le Traité des Offices de Ci- 1480, et dans celle de Paris de 1532, céron et Valère-Maxime. Ils disent, on trouve cet artiste sous le nom de tous qne Denys accorda à Plointias un Dimophilus. — Il y eut un autre Dadélai de quelques jours, tandis qu'on MOPHilus, qui fut un des maitres de voit qu'il n'avait demandé que le reste Zcuxis.

1-S-E. de la journée.

C-R.

DAMOPHON, sculpteur grec, ne DAMON, musicien célèbre , en- dans la Messéuie, fut le scul statuaire seigna la musique à Péricles et à So- habile que produisit ce pays. Il avat crate, qui en fait l'éloge dans plu- orné de plusieurs belles statues de sieurs des dialogues de Platon. Il marbre le temple d'Esculape , dans dit, dans le Lachès, qu'il était très ins- la ville d'Ithôme; son chef-d'oeuvre truit dans plusieurs genres. Plutarqne était une Cybèle en marbre de Paros, prétend que le nom de musicien lui qui décorait la place publique : on adservait de couverture pour dissimu- mirait aussi la statue de Diane , hoJer ses profondes connaissances en norée par les Messéniens sous le vom politique, et qu'il ne contribua pas de Laphria. Damophon avait fait peu à former Périclès au rôle qu'il pour la ville d'Egium une statue dc joua par la suite. Il disait , suivant Lucine , placée dans le temple de cette Platon, dans le 4o. livre de la Ré- déesse; la tête, les pieds et les mains publique, que, a dans un état, le étaient de beau marbre pentélique; moindre changement en musique en mais le corps était de bois. On couentrainait de très grands dans les lois vrait la statue d'un voile du tissu le plus politiques. » Quelquc soin qu'il prit fin, ce qui semble expliquer pourquoi l'artiste n'avait fait que les extrémités miladi ***, sur l'influence que les en marbre : une des mains était éten- femmes pourraient avoir dans l'. due; l'autre portait un flambeau. Près ducation des hommes , 1984, 2 vo! de là, dans un lieu consacré à Escu- in-12; VI. Lettres de Ninon de Len lape, on voyait la statue de ce dieu clos au marquis de Sévigné, 1952, et celle d'Hygie; des vers iambiques, 2 vol. in-12: c'est le premier et le gravés sur la base, indiquaient qu'elles plus connu des ouvrages de Damours; étaient l'ouvrage de Damophon. Il ce sont, en général, des dissertations avait fait encore , en Arcadie, les métaphysiques, et il fallait autre chose staques de Cérès et de Junon d'un seul pour faire croire qu'elles étaient de la bloc de marbre , enfin, un Mercure femme célèbre sous le nom de la de bois et une Vénus de même ma- quelle on les donnait. Elles ont eu du tière, dont le visage, les pieds et les succès, et plusieurs éditions. La nell mains étaient d'ivoire. Tant de beaux leure édition fut donnée en 1806, ouvrages et la grande réputation de avec des notes, par M. G. des H. Damophon le firent choisir pour res- (Guyot des Herbiers ), et un incuttaurer la fameuse statue de Jupiter- nu désigné par les initiales A. L. On Olympien, dont l'ivoire se séparait a ajouté dans cette dernière édities en plusieurs endroits. En raison de ce des pièces de Ninon ou qui lui sert travail , le nom de Damophon resta relatives ; mais qui, par cela même, en grand honneur dans l'Élide. On sont étrangères á Damours. A. B~r. doit conclure de ce fait que ce sculp- DAMPIER (GUILLAUME ). celebre teur a été postérieur à Phidias d'un navigateur anglais, Daquit en 16511 assez grand nombre d'années, et rien East-Coker, dans le comte de Somn n'indique pourquoi Wiukelmann et merset. Demeuré orphelin dès sa tenl'abbé Barthélemi l'ont placé vers la dre jeunesse , ses tuleurs le retirèrent 67o. olympiade , 512 av. J.-C. Dans du college où l'avait envoyé son pare, quelques editions, on trouve Démo cultivateur aisé, qui le destinait an phon pour Damophon. J.-S-E.

commerce, et lui fieut apprendre DAMOURS (Louis), né à Angers, l'écriture et l'arithmétique. Bientôt ils fut avocat au conseil, et mourut à consentirent à favoriser la passion qui Paris le 16 novembre 1988. On a avait de voyager sur mer, et l'enr de lui : 1. Conférences sur l'ordon- barquèrent à Weyinouth, sur un nanance concernant les donations, vire avec lequel il sit un voyage en Frat avec le droit romain, 1953, in-12; ce, puis à Terre-Nenve. Le froid rigouII. Exposition abrégée des lois, reuix qu'il éprouva dans celui-ci, l'ayant avec des observations sur les usa- dégoûté des navigations au nord, il fi ges des

pay's de Bresse, Bugey , aux Indes orientales une campagne qui etc., 1761 , in-8'. ; III. Memoire dit-il, le rendit plus experi dans son pour l'entière abolition de la ser- métier, quoiqu'il n'eût pas tenu de vitude en France, 1965, in-4".; journal. La guerre éclata entre l'ALIV. Réponse pour le procureur gleterre et la Hollande; Dampier se du pays des gens des trois états de retira d'abord chez son frère', mais Provence au memoire du Lan- bientôt, fatigué du repos , il s'enga guedoc , intitulé: Eramen des nou- sea en 1673, à bord d'un vaisseau veaux écrits de la Provence sur la de l'état, se trouva à deux combats. propriété du Rhone ; V. Lettres de tomba malade, fut mis sur un

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ment-hôpital, ensuite conduit à Har- et le pillage de divers cantons fertiles. wich, ci alla se rétablir chez son frè. En 1685, Dampier quitta le capitaine re. Le retour de la santé fit renaître Davis qui avait succédé à Cook, et en lui son goût pour les voyages. La passa sur le pavire du capitaine Swan. guerre avait cessé ; il accepta l'offre Celui-ci croisa près de la Californie , qu'on lui fit de regir une habitation dans l'espoir de prendre le galion de à la Jamaïque. Cependant, au bout de Manille. Ce riche butin échappa aus six mois, il renouça à ce genre de vie flibustiers. Ils partirent du cap Corsi opposé à son incliuation, et, en rientes pour aller tenter fortune aux 1675, s'embarqua sur un bâtiment Philippines, eurent beaucoup à soufqui naviguait le long des côles de la frir dans celte longue traversée, et Jamaïque. Il trouva à Kingstown un arrivèrent mourants de faim à l'île navire qui allait à la baie de Cam- de Guam. De là ils gagnèrent Minpèche ; il prit parti avec les coupeurs danao, où de grands troubles divide bois , et resta trois ans avec eux. sèrent l'equipage. Le capitaine Swan Malgré les fatigues continuelles qu'il et une partie de son monde furent cut à soutenir dans ce inctier, Dam- laissés à terre. Dampier, après avoir pier tint un journal exact de ses opé- croisé devant Manillc et dans les parations, et y joignit une excellente des- rages voisins , fut contraint par les cription de la baie. Il revint à Londres vents d'aborder à la Chine. En quiten 1678, et repartit dès le coinmen- tant ce pays, il découvrit en 1687 cement de 1679, dans l'intention de les iles Ba-Schi, alors inconnues, et retourner à la baie de Campêche ; dont il a donné une description commais ayant rencontré à la Jamaïque plète. Les tempêles continuelles firent des flibustiers, tout l'équipage de son perdre à l'équipage l'envie de retournavire les suivit, et il lit comine les ner croiser devant Mauille. Le naautres. Dampier traversa avec ses vire parcourut les Moluques ct lounouveaux compagnous l'isthme de Da cha à la Nouvelle-Hollande. Là, Diuinrien, et s’aventura dans le grand Ocean pier, ne pouvant plus supporter les sur de petites enbarcations du pays. excès de ses compagnons, résolut de Plusieurs entreprises pour piller les les quitter aussitôt que l'occasion s'en villes de la côte du Pérou furent présenterait, et il effectua ce projet trntées sans succès importants ; la dis- à l'une des îles Nicobar, au mois de corde se mit parmi les flibustiers. mai 1688; puis se basarda en pleine Dampier traversa une seconde fois mer dans une pirogue, pour gagner l'isthine de Dirien, fit plusicurs cour la ville d'Achem. Accompagné de sept ses dans le golfe du Mexique, et ar- personnes , il courut des dangers inriva en Virginie en 1682. Il en par- croyables , fut jeté par un ouragan sur uit le 23 août 1683 (l'oy. Cow- la côte de Sumatra, et arriva mouLEY et Wafer ), avec le capitaine rant à Achern. Il lit ensuite , pour réJohn Cook , et entra dans le grand tablir ses affaires , des voyages au Ocean , en doublant le cap Horn. Les Tonquin, à Malacca , à Madras, et flibustiers tentèrent encore, sans suc- vint à Bencoulen où il fut maitre cacès, plusieures entreprises hasardeu- nonnier pendant cinq mois. Il s'en ses le long des cotes espagnoles, échappa parce qu'on voulait l'y retemais ils se procurèrent des vivres nir malgré lu, et s'embarqua pour per la prise de plusieurs bâtiments l'Angleterre, où il arriva le 16 sep

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