Abbildungen der Seite
PDF
EPUB

1712, 2 vol. in-fol. L'éditeur avait VII, Båle, 1543, in-fol. Cette propromis un troisième volume qui n'a duction, corrigee et augmentée par point paru; il devait contenir les Albanus Torinus, est, suivant Haller écrits faussement attribués. L'édition et Sprengel, absolument la même que du P. Lequien a été réimprimée à ce qui nous reste de Sérapion : coinVérone, en 1748, avec des amélio- position, maladies, medicaments, rations. On a la Vie de S. Jean Da- citations, tout y est identique, ce qui mascène en grec, par Jean IV, patriar-confirme la décision de Heusler. Os che de Jérusalem, Rome, 1553, in- reconnaît dans les auvres de ce mé8°.; mais ce que le biographe dit du decin unc prudence peu comune, saint avant que celui-ci eûi embrassé de sages conseils à ceux qui veukunt l'état religieux paraît puisé dans des s'élever à la dignité de l'art, el bae mémoires peu certains.

V-VE. grande vénération pour Aristote ei DAMASCENE (JEAN), médecin Galien.

R-D-. arabe, vivait, suivant certains bio- DAMASCIUS, l'un des derniers graphes, dans le g“. siècle; selon philosophes eclectiques, prit naissance d'autres, dans le 11.: ceux-ci le re- à Damas en Syrie. Il étudia d'abord gardent comme fils de Mésué le jeune; à Alexandrie sous Théon et Anneceux-là lui donnent pour père Mésué nius, fils d'Hermias; il alla ensuite à l'ancien : quelques-uus veulent que ce Athènes, dont l'école jouissait alors soit le même que ce dernier. Fabri- de la plus grande réputation, et il y cius distingue plusieurs Jean Damas- prit des leçons de Zénodore , de cène, les uns moines, les autres mé- rin et d'Isidore. L'empereur Justidecins, et parmi ceux-ci il nommenien ayant , vers le commencement de Jean Mésué Damascène, qui écrivait son regne, défendu aux païens d'esen arabe en 1200, et un autre qui seigner la philosophie, et cette déétait fils de Serapion. L'obscurité re- fense ayant été suivie de quelques panduc sur la vie et les ouvrages de persécutions, Damascius, Isidore, ce médecin tient sans donte au nom Simplicius et les autres philosophes qu'il porte, et qui en effet est celui allèrent chercher la tranquillité dans de plusieurs hommes illustres nés à la Perse auprès de Chosroès, qui les Damas. Heusler a pourtant levé cette reçut très bien, et leur retour, avec difficulté historique en démontrant la liberté de professer leur religion, que Serapiou l'ancien ( Jahiah Ebu), fut une des conditions de la paix que et Jean Damascène , sont réellement ce prince fit avec Justinien l'an 135 le même personnage, et le savant de notre ère; mais les écoles de plia Sprengel partage celte opinion. Voici, losophic restèrent fermées , el nous du reste , les ouvrages qu'on lui at- ignorons absolument le reste de la tribue , et qui ont élé traduits de l'a- vie de Damascius. Zélé pour la reiirabe en latin par Gérard de Cremone gion païenne, telle qu'on la professit (et non de Carmona en Espagne ): dans la secte à laquelle il éiait attache', 1. Aphorismorum liber, Bologne, il n'avait pas osé en prendre ouverte1489, in-4.; Venise, 1497, in-fol., ment la défense; mais il avait ecrit avec les Aphorismes de Rabbi Moyses une histoire des principaux chefs de el de Rhazės ; Bàle, 1679, in-8°.: sa secte , dans laquelle il leur at:rices aphoristnes méritent d'être lus; buait toutes les vertus des premiers 11. Medicine. therapeutice libri chrétiens, et même le don des miracles. Cette histoire n'était peut-être élu unanimement par la plus grande autre chose que la vie d'Isidore, son partie du clergé et du peuple romaiu; maitre, qui était, suivant Photius, mais un compétiteur, norme Ursin ou un ouvrage très étendu, et divisé en Urcisin, aussi diacre de l'église, se fit soixaute chapitres. On voit en effet, nommer par une troupe de séditieux, par le long extrait que Photius nous

et sacrer par l'évêque de Tivoli, au en a doune (cod. 242) et les fragments mépris de la tradition générale, qui nombreux que Suidas en cite , qu'il y exige que l'ordination episcopale se faisait de fréquentes digressions sur fasse par trois évêques. Ce nouveau les autres philosophes de cette école. schisme fut appuyé parune fâcheuse seIl serait à souhaiter que quelque sa- dition, où il y eut beaucoup de sangre vant prît la peine de rassembler ces pandu de part et d'autre; mais le parti fragments et de les mettre en ordre, de Damase demeura le plus fort, it ce qui ne serait pas très difficile, Ursin fut chassé de Rome. Ce fut après en suivant l'extrait de Photius. Il ces premiers troubles que l'empereur nous reste de Danascius un traité Valentinien ordonna que l'évêque de très volumineux sur les premiers Rome jugerait les autres évêques corprincipes Tepi dopo», dont il existe jointement avec ses collègues. Cepenun manuscrit à la Bibliothèque im- dant l'anti-pape Ursin entretenait touperiale. Il n'a jamais été imprime; jours dans Rome des partisans qui ne inais puisque l'iointelligible Hotin cessaient d'importuner l'empereur Vavient de trouver en Allemagne un lentinien Jor, pour deinander son reediteur , il faut espérer qu’on cxhu- tour. Le prince l'accorda, avec ordre mera l'ouvrage de Dainascius pour au présci de le punir sévèrement, en faire jouir les partisans de celle ainsi que ses aflidés, s'ils recommenphilosophie obscure. On en trouve çaient à brouiller. Ursin revint a kome quelques extraits dans le 3*. volume avec deux de ses diacres, et s'y comdes Anecdota de J. Ch. Wolff, et porta si mal qu'au bout de deux mois, dans le Systema intellectuale de il se fit chasser de nouveau. Cependaut Culworth.

C-R. les schismatiques demeurèrent encore DAMASE (S.), élu pape le 1er pendant quelque temps en possession octubre 366 , succéda à Libere. Es- d'une église que l'autorité de l'empepaguol de naissance , et fils d'un reur leur lit rendre, mais à main arécrivain , il avait reçu une éduca- mce. Damasc, qui ne respirait que la tion soignée dans les lettres et dans pais, fit des vans aux SS. Martyrs la piete. Adinis fort jeune dans le cler. pour le retour des schismatiques; il gé, il edilia tous les chrétiens par fut exaucé à l'égard du clergé, qui se sa conduite et surtout par sa conti- réunit enfin à lui. Quelques ecclesiasnence, suivant le témoignage de S. liques étaient mécontents de Damase, Jerome lui-inême. Il était diacre de à cause de la sévérité qu'il maintenait l'eglise romaine, en 555, lorsque Li- dans la discipline. Il fit publier une bere, son prédécesseur , fut chasse de loi de l'empereur Valentinien, rendue son siège par l'empereur Constance, en 390, qui faisait defense aux memII eut la générosité de suivre l'exilé á bres du clergé, aux cenobiies , et à Berée en Thrace, et demeura toujours tous séculiers qui menaient la vie fidelement altaché à sa communion. ascétique, d'aller dans les maisons Après la mort de ce pape, Damase fut des veures et dins celles des filles qui

demeuraient seules, et elle permettait de S. Damase lui-même fut attaquér. à leurs proches ou à leurs alliés de C'était Ursin et son parti qui favoriles dénoncer. Elle ordonnait de plus saient ces accusations. Valens étant qu'ils ne pourraient rien recevoir de mort, Gratien lui avait succédé, et elesa la femme à laquelle ils se seraient parti- bientôt le jeune Théodose à l'empire. culièrement attachés, sous prétexte Ce fut dans ces circonstances que se de direction spirituelle, ou de quelque tint le concile d'Aquilée en Occident. autre motif de religion , ni par testa- Là furent examinées les imputations ment, ni par quelque autre sorte de dont on chargeait la conduite de S. donation que ce pût être , ni même Damase. Ne pouvant attaquer sa foi, par une personne interposée , à moins on avait essayé de rendre ses meurs qu'ils ne fussent les héritiers paturels suspectes; mais la calomnie fut conde ces femmes par droit de proximité. fondue, et le pape sortit de cette lutke Cette loi est un monument des mæurs plus pur et plus respecté que jamais. du temps. Damase eut à combattre S. Damase se vit en butle aux priscil. l'Arianisme que l'empereur d'Orient lianistes. Il refusa de voir Priscillien, protégeait , et au sujet duquel il per- leur chef, qui se présenta devant lui séculait S. Athanase, évêque d'Alexan- pour se justifier. Les païens regardrie. Dans un concile qui se tint à daient Damase comme un redoutable Rome, Ursace et Valens , deux évê adversaire ; car il s'opposa fortement ques d'Illyrie , furent condammés au rétablissement de l'autel de la Vicpour ces erreurs. S. Athanase écrivit toire au milieu du sénat. Il se chargea au pape pour le remercier de son dans celte occasion de la requête des zèle. S. Basile , évêque de Césarée en sénateurs chrétiens contre celle des se Gappadoce , l'exhortait en même nateurs païens ; il l'adressa à S. Albtemps à travailler à la réunion des broise, qui sut la faire valoir auprès églises d'Orient et d'Occident. Le pape de Gratien et de Valentinien le jeune, assembla à Rome un autre coucile et sa demande eut un heureus succès. composé de quatre-vingt-treize évê- Au courage apostolique, Damase jeiques. Auxence, usurpateur du siége gnait une charité bienfaisante, et il de Milan, et ses adhérents y furent n'y avait personne qui n'eût part à se condamnés, et la foi de Nicée confir- bienveillance. Au concile qui se tint à méc. D'autres schismatiques, les luci- Rome pour prononcer sur la légitime fériens , excitèrent aussi le zèle et l'ani- de l'évêque d'Antioche, on remarqua madversion de Damase, qui fit envoyer S. Ambroise, S. Valérien, S. Ascole en cxil un évêque et un prêtre de cette et S. Jérôme. Celui-ci continua de desecte. Les douatistes avaient aussi, meurer avec Damase, lui servit de sous ce même pape , un évêque qui secrétaire, et l'aida de ses conseils résidait dans Rome, et que l'on en- et de sa plume éloquente dans tous voyait d'Afrique, où était toujours ses travaux apostoliques. Entre arle centre du schisme. Deux heresiar

tres ouvrages célèbres et utiles, ce ques, Apollinaire et Timothéc son fut alors que S. Jérôme travailla à disciple, qui n'admettaient point d'en- corriger la version laline du Nouveau tendement humain en J. - C., mais Testament, et qu'il composa le dialoseulement la substance corporelle, fu- gue contre les Lucifériens. S. Damase, rent condamnés aussi dans un concile après avoir gouverné l'église pendant teru cn 376. Cependant, la vertu dix-huit ans et quelques mois, mouTut âge de quatre-vingts ans, le 11 dé- ple romain. Il l'accuse d'ambition, et cembre 384, et cut pour successeur dit que sa mort inopinée en fut le juste Sl.-Sirice. On assure qu'il se fit plu- châtiment. Son commentateur , Ouusieurs miracles sur son tombeau. S. fre Panvipi, est d'un sentiment contraiJérôme l'appele le docteur vierge de re. Il venge la mémoire de Damase l'Eglise vierge, ct Théodoret ne lui par des éloges qui paraissent mérités. a pas donné de moindres éloges. 11 Quant à la régularité de l'élection, il reste de S. Damase sept à huit let- est très probable que les Romains tres, dont deux se trouvent daus les confirmèrent par acclamation le choix euvres de S. Jérôme. Toutes les au- d'un empereur à qui ils avaient de ires qui lui ont été attribuées sont grandes obligations, et qui devait être supposées, ainsi que les décrets mis respecté par ses verlus. D-s. sous son nom dans la collection de DAMBOURNEY (L. A.), secréGratien; il avait composé un Poëme taire de l'academie des sciences et de la virginité qui est perdu. Les belles lettres de Rouen , et intendant épigrammes et les épitaphes que Ba- da jardin de botanique, né en 1922, ronius et Gruter rapportent, en les en cette ville , où il est mort le 2 lui attribuant, sont, du moins pour la juin 1795. ll se destina au commerce, plupart , d'un poète espagnol nommé qu'il suivit pendant quelque temps, Damase. Les véritables ouvrages du ce qui ne l'empêcha pas de cultiver les pape Damase ont été impriinés à Pa- sciences et les arts. Sa probité et ses ris, en 1672 , in-8". Cette édition lumières lui méritèrent la confiance et est précédée de la Vie de ce pontife l'estime de tous ses concitoyens. L'aqu'on trouve aussi dans la Bibliothè cadémie de Rouen l'ayant choisi, en que des Pères , et dans les Epist. 1761 , pour être son secrétaire, et Rom. Pontif. de D. Coustant, in-fol. nommé directeur du jardin de bota11 y a quelques vers latins de Damase nique, il s'occupa dès-lors de recherdans le Corpus poëtarum de Maitlai- ches sur l'emploi des végétaux dans re. On prétend, mais sans preuves l'économie domestique et les arts , et bien évidentes , qu'il fit chanter les principalement pour celui de la teinpsaumes suivant la correction des ture. Lié particulièrement avec son Septante , et qu'il introduisit la cou- compatriote, L. Follie, membre de la tume de chanter l'Alleluia pendant même académie, et qui s'occupait spéle temps de Pâques.

D-s. cialement de la chimie, il profita des DAMASE II, élu pape en 1048, connaissances que son ami avait acsuccéda à Clément II. Il s'appelait quises dans cette science, pour faire Papon , était évêque de Brixen , et de nombreuses expériences sur les fut choisi et envoyé à Rome par l'em- principes colorans des végétaux, et il pereur Henri-le-Noir. Il fut couronné en obtint des résultats heureux. Il fit le 17 juillet, le jour même où Be- quelques découvertes importantes , noît IX se démit en faisant penitence celle surtout d'un vert primitif très de ses désordres. Damase II ne sur- solide, qu'il tirait des baies de la Bourvécut que vingt - trois jours à son daine ou Bourgene. Dambourney a puelection, et mourut à Palestrine en blié ses observations et le détail de ses 1048. Platina pretend que son élec- utiles travaux dans plusieurs métion avait été irrégulière , par le défaut moires des sociétés savantes et dans de consentement du clergé ct du peu- les ouvrages suivants dont il est l'au

teur. I. Recueil de procédés et d'er- DER (JOSSE DE), jurisconsnlte lapériences sur les teintures solides mand , né à Bruges en 1507, fot que nos vegetaur indigenes commu- très habile dans la pratique civile et niquent aux laines, Paris, 1786, in- criminelle. Charles-Quint et Philippe II 4o, de 407 pages. Le gouvernement distinguerent son mérite, et l'eseve. ayant apprécie l'importance de cet ou- rent aux premières charges de judivrage pour les manufactures et le com- calure des Pays-Bas. On a de lui une merce , le fit reimprimer à ses frais, à pratique civile sous ce titre : Praris l'imprimerie royale, Paris, 1789, rerum civilium ( Anvers, 1596, isin-4". Il en parut une nouvelle édition 4o.), et une pratique criminelle sous dans la même ville, en 1793, avec le titre d'Enchiridion rerum crimiun suppléinent considérable. Dans cet nalium , Anvers , 1562, 1601 et ouvrage, Dambourney passe en revue 1616, in-4". , fig., traduite en un très grand nombre de plantes dont allemand et en flamand; ce dertier il a retiré des couleurs solides, ou du ouvrage fut mis à l’indes des livres moins qu'il rendait telles , en les fixant défendus à Rome jusqu'à ce que l'atpar le moyen d'un mordant parti- teur l'eût corrigé. Ces deux ouvraculier, que son aini Follie avait dé- ges ont été reimprimés dans un seul convert. II. Instruction sur la cul- volume , Anvers, 1617 et 1646. ture de la garance et la manière On a encore du même : Patrocinium, d'en préparer les racines pour la tein- pupillorum, minorum et prodigorum, ture, Paris, à l'imprimerie royale, in- Bruges, 1544; Anvers, 1546, in4°. L'auteur assure que par ses pro- fol. Nicolas Tulden fit des notes sur cedés, celle qu'il a cultivée en France la première. Damhouder traduisit luiétait supérieure à celle de Hollande, même en français sa pratique crimiet égale en qualite à celle de Smyrne. nelle imprimée à Bruxelles en 1591, Dambourney s'était aussi occupe des in-fol., avec fig. Il mourut à Amiers moyens de perfectionner la manière le 22 janvier 1585. B-1. de faire le cidre , et il a publié sur ce DAMIEN ( PIERRE ), cardinalsujet plusieurs mémoires en 1773, évêque d'Ostie, né à Ravepre vers dous le 3.o volume du recueil de l'au 988, d'une famille honnê. la société d'agriculture de Rouen. Il te, mais pauvre, fat rejeté de s a donné quatre mémoires à la société mère, qui refusa de le nourrir. 11 d'agriculture de Paris, dans les années était encore enfant lorsqu'il deviat 1986, 1787 et 1788. Il a proposé orphelin. Un de ses frères se chargea d'extraire par la fermentation , le blen de lui, le traita comme un esclave, du pastel, à la manière de l'indigo. le laissa marcher nu-pieds, couvert Celle proposition n'ent pas de suites de baillons, et l'envoya garder les qors, mais depuis, les événements pourceaux. Mais , quelques années ayant rendu l'indigo excessivement après, une antre frère nommé Da cher, on a repris en France la culture mien, qui était arcbidiacre de Radu pastel, autrefois florissante, et, vende, se chargea de son éducation, en perfectionnant sa fabrication, on lui servit de père, et par reconnaistire de cette plante un parti très avan- sance Pierre prit le nom de Damien. ta eux,

D-P- H fit ses études à Faënza el à Parme. DAMERVAL. V. AMERVAL. Ses progrès furent si rapides, qu'en DAMHOUDER, ou DAMHAU- peu de temps, devenu capable d'er

« ZurückWeiter »