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connu.

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la merci de ses troupes , elle trouva propriétés au-dessous de la figure de le noyen de remettre ces deux places chacune; mais il blâme celte manière de à Ptolemée , roi d'Egypte, l'an 303 les représenter , parce que, dit-il

, les avant J.-C., et se retira à Patras dans plantes variant par l'accroissement l'Acbaïe, où Demetrius, fils d'Anti- qu'elles prennent suivant les saisons, gone, attiré par la réputation de sa il faudrait les peivdre sous chaque asbeauté , alla la voir quelque temps pect. Il fallait que celles que Pline après. Le reste de sa vie nous est in- avait vues fussent très incomplètes

C-R. ou mal exécutées; car on sait aujourCRATEVAS, botaniste grec , quia d'hui que, lorsque la figure est faite vécu du temps de Mithridate, dedia à à l'époque de l'entier développement ce prince deux plantes dont il avait dé- de la plante, on peut la reconnaitre couvert les propriétés : l'une sous le aussi dans quelque état qu'elle se tronnom de Milhridatia, que l'on croit ve. On serait plus d'accord sur les reconnaître dans l'Erythronium Dens plantes des anciens , s'il nous étaie canis, belle liliacée qui est commune resté un exemplaire intact de l'ouvradans l'ancien royaume de Pont, ainsi ge de Cratevas, quand mène les fignque dans tout le nord de l'Asie; l'autre res n'en seraient pas meilleures que est l'aigremoine , qu'il nomina Eupa- celles des premiers temps de l'imtoria , voulant que le nom de cette primerie, où elles n'étaient gravées plante fût un monument de la recon- qu'en bois. Il est certain qu'il exisnaissance des botanistes, qui transmîttait plusieurs manuscrits de Crateà la postérité l'épithète honorable que vas à Constantinople, avant la prise Jes contemporains donnaient à cegrand de cette ville , par les Turks , en roi, surnommé dans l'histoire Mithri- 1453. Après ce désastre, on en apdate Eupator. Linné et tous les bo- porta deux , l'un à la bibliothèque imtanistes de notre temps, nomment périale de Vienne, et l'autre à Venise

. cette espèce, Agrimonia Eupatoria. Anguillara en a fait connaître quelques Cratevas avait publić un livre intitulé: fragments, dans son traité des simRhizotomicon, et désigné sous ce nom ples, publié vers le milieu du 160

. par le Scholiaste de Nicandre. L'au- sièclé. Ces manuscrits étaient sans teur et le livre sont cités par la plu- doute incomplets ou peu importants, part des médecins et des naturalistes puisqu'ils n'ont pas été imprimés. Dude l'antiquité. Le titre de rhizotome, verdier , dans sa Bibliothèque franqu'ils donnent à l'auteur, était un mot caise, cile un manuscrit de Cralévas d'un usage trivial chez ce peuple, et le rhizotome, qui traite de la médecine, signifie un coupeur de racines, comme et qui était dans la bibliothèque de ou dit aujourd'hui , un herboriste, Jean-Michel Cantacuzène. Lambecius Dioscoride, dans la préface de son dit que celui qui est à Vienne traite de Traité de la matière medicale , loue la matière médicale, et qu'il a fait par Cratévas de son exactitude dans ses tje des livres d'Antoine Cantacuzene. descriptions ; mais il lui fait le repro- Ces différents manuscrits sont denues che d'avoir laissé sans observations de figures. La lettre d'Hippocrate beaucoup de racines très utiles. Suivant Cratevas, dans laquelle ce père de la Pline et les anciens auteurs, le bota- médecine le loue de son habileté dans niste grec s'était appliqué à peindre les la connaissance des plantes, est évi plantes et à écrire leurs noms et leurs demment apocryphe; mais celui qui

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donné en

l'a fabriquée avait en vue un autre CRATIPPUS, philosophe péripateCratévas, bien antérieur à Mithri- ticieu , ouvrit d'abord une école à Mydatc, et auquel sait allusion une co- tilène, sa patrie, et il y demcurait médie d'Alexis , intituléc Cratevas, encore lorsque Pompec, fugitif après ou le Vendeur de drogues , citée la bataille de Pharsale, y aborda avec par Athénée ( VIII, p. 140 ). Linné a un seul vaisseau. Cratippus se rendit

son honneur le nom de au port avec les principaux du pays Cratæva à un genre de plantes de pour le saluer. Pompée l'ayant aperçu, l'Amérique, auquel Plumier avait don- l'entreprit, au sujet de la Providence, né précédemment le nom brésilien de dont il croyait avoir à se plaindre ; Tapia.

D-P-s. mais Cratippus évita une discussion qui CRATINUS, poète d'Athènes, tient aurait pu devenir désagréable pour un rang distingué parmi les poètes de Pompée lui-même, et se borna á le l'ancienne comédie. On lui attribue consoler et à lui donner des espérances. l'invention du drame satyrique; il est Cicéron, qui l'avait connu dans ses du moins le premier qui l'ait introduit voyages, lui fit donner par César le à Athènes , dans les Dionysiaques. droit de citoyen romain, et engagea Rien n'égalait, au rapport du scholiaste l'aréopage à l'inviter par un décret à d'Aristophane , l'audace et la viru- rester à Athènes pour enscigner la philence de ses sarcasmes ; et loin d'enlosophie. Il se rendit à leurs instances, deguiser, comme Aristophane, l'amer- et Cicéron lui envoya son fils pour tume par des allusions, il poursui- qu'il se chargeât de la suite de son éduvait sans détour et sans ménagement cation. Craiippus sut lui rendre la ceux qui avaient eu le malheur de lui philosophie aimable en la dépouillant déplaire. Périclès, lui-même, si l'on de tout ce qu'elle avait de rebutant pour en croit Plutarque, ne put échapper un jeune homme, ct on trouve des à ses trails. Il avait composé vingt- détails très intéressants à ce sujet dans une pièces de théâtre, selon Suidas; une lettre de Cicéron le fils à Tiron. mais Meursius ( Bibl. attic. ), lui en Brutus, à son passage à Athènes, vit ausattribue un bien plus grand nombre. si Cratippus et lui témoigna beaucoup Il est vrai qne l'on a souvent confondu d'égards. Il avait fait un traité de la diCratès, Cratinus le jeune , et celui vination par les songes , à laquelle il dont nous nous occupons ; de-là, l'er- croyait. Il supposait qu'il y avait une reur qui a quelquefois attribué les mê. ame divine et universelle dont la nôtre mes ouvrages à différents auteurs. On faisait partic , au moins quant à sa peut consulter, à cet égard la Biblio- portion raisonnable et intelligente, qu'il thèque grecque de Fabricius, édition fallait bien distinguer, suivant lui, de de M. Harles. Cratinus avait rempor. celle qui sent , qui se meut et qui dété neuf fois le prix. Il mourut au com- sire, cette dernière faisant partie du meucement de la guerre du Pélopon- corps. Il prétendait que la première nėse, âgé de quatre-vingt-quinze ans. a beaucoup plus d'énergie lorsqu'elle Il était fort adonné aux plaisirs, et n'est pas commandée par le corps, ce surtout à celui de la table. C'est de lui qui arrive pendant le sommeil. Le restc qu'Horace a emprunté ( lib. I, ep. 19) de la vie de Cratippris nous est inconnu. la maxime qu'il n'y a point de bons

C-R. vers à attendre des buveurs d'eau. CRATISTUS, géomètre grec, de

AD-R. l'école de Platon, et dont Proclus nous a conservé la mémoire dans son com- ibon, et la théologic sous Martin Lumevtaire sur Euclide. Il n'avait pres- ther. Il eut inême l'avantage d'être que pas fait d'études, mais son genie pendant sis années le commensal et pour la géométrie était si extraordi- l'ami de ce fameux reformateur, pour Daire qu'on eût dit que cette science lui lequel il conserva loute sa vie autant était comme innée, et il n'y avait au- de vénération que de reconnaissance. can problême , de ceux qui embarras- Il sentit néanmoins qu'il n'était pas saiebties maibématiciens de son temps, appelé à suivre la même carrière , et, dont il ne vînt à bout avec la plus du consentement de Luther, il abangrande facilité au moyen de sa géomé- donna la théologie pour la médecine. trie paturelle. Aussi Montucla le nom- Il commença ce nouveau cours à me le Pascal de l'antiquité. C.M.P. Wittemberg, et alla le continuer à

CRATON, dessinateur, natif de Leipzig , où il lia une intime et inalSicyone , appartient à l'histoire des terable amitié avec Joachim Camétemps les plus reculés de la peinture. rarius. Les sciences étaient alors culSuivant une tradition conservée par livées et enseiguées avec plus d'eclat le philosophe Athévagore (Legat. pro et de succès en Italie que dans tout Christ. ), Saurias de Samos inyenta le reste de l'Europe. Cralon se rendit la sciagraphie , que nous pourrions à Vérone et à Padoue , et profita telappeler la silhouette à fond noir; lement des leçons de Jean-Baptiste Craton inventa la graphie, ou le Montano, que cet illustre professeur dessin ombre par des hachures , et lui accorda toute son estime , et le Dibutade la coroplastique , ou l'art de regarda comme son disciple chéri. De modeler des portraits en bas-reliefs. retour en Alleinagne, Craton exerça Craton serait ainsi le premier qui, en qnelque temps la médecine à Augsajoutant des ombres aux prolis, aurait bourg, où il fut consulté par diverses apporté un perfectionnement notable personnes attachées à l'empereur Charà l'art du dessin, jusque-là dans l'en- les-Quint. Ferdinand jer., frère et fauce. Ce qu'il imporle de remarquer successeur de ce souverain , choisit au sujet de ces personages réels on Craton pour son archiâtre, et cet hofabuleux, c'est qu'ils étaient tous anté- norable emploi lui fut conservéd'abord rieurs à Dédale , qui vivait environ par Maximilien II, qui, en outre, l'a1400 ans avant notre ère. Cette haule noblit sous le nom de Crato de Crafantiquité était d'ailleurs attest e par la lheim, et le créa comte palatin, puis tradition qui sopposait leur existence. par Rodolphe II, qui confirma ces (Voytz DÉDALE et CléopUANTE ). titres. La perte de sa femme, morte le

E-CD-D. 5 juin 1585, lui causa un chagrin proCRATON (JEAN), dont le vom de foud. Depuis ce moment, il ne fit plus famille était Crafft, naqnit à Breslau que languir, et il succomba le 9 nole 20 novenıbre 1519, de parents vembre suivant. Craton avait une peu fortunés , qui prirent cependant taille et une physionoinie très avanwu soin extrême de son éducation. tageuses. Il ressemblait à MaximiAprès en avoir reçu les premiers élé- lien 11. ainsi que l'exprime d'une maments dans sa patrie, le jeune Craton, nière flatteuse ce distique de Posthius : soutenu par la générosité du senat, se Siquibus est similis facies, similis quoque mons ert rendit à Wittenberg, où il étadia les

Cæsaris haud differt et tua, docle Crato, Dielles lettres sous Philippe Melanch- Les ouvrages de ce savant sont nombreux; presque tous ont pour objet ditions qui doublent le recueil (Voy. l'art de guérir : I. Isagoge medici- MONTANO). Parmi les ouvrages de , Venise, 1560, in-8.; Hanau, Craton qui sont plus spécialement du 1595, in-8.; II. Periocha metho ressort de la littérature, on distingue dica in Galeni libros de elementis, l'Éloge funèbre de l'empereur Maxinaturá humaná, atrabile , tempera- milien II, des Élégies sur les anges, mentis , et facultatibus naturalibus , une Imilation en vers latins du 6. Båle, 1563, in-8'. Il a aussi com- psaumc de David. Il a encore fourni menté dans un traité particulicr la les matériaux des Sermones convithérapeutique de Galien. III. Murpo- vales Lutheri. On doit au professcur -Yon, seu parva ars medicinalis, Mathieu Dresser une Notice biograFrancfort, 1592, in-8°.; Hanau, phique sur Craton, intitulée : Ora1609 , in-8. Get écrit posthume a tio de curriculo vilæ Joannis Craété inis au jour par Laurent Scho!z. tonis à Kraftheim, Leipzig, 1587, IV. Consiliorum et epistolarum me- in-4". On retrouve celle police dans dicinalium libri VII. Chacun de ces les Orationes de Dresser , Leipzig, sept livres fut d'abord publié isolé- 1606, in-8. Melchior Adam la coment par le même Laurent Scholz, de piée en grande partie dans ses Vitæ 1591 à 1611; les cinq premiers fu- Germanorum medicorum, et l'on en rent imprimés collectivement à Franc- trouve une courte analyse dans le 436. fort en 1595; enfiu les sept livres volume des Mémoires de Nicéron. C. réunis parurent en 1654, et de nou- GRAUSE (RODOLPNE-GUILLAUME), veau en 1671. On trouve dans cette né à Naumbourg, en 1642 , mort dernière édition plusieurs opuscules en 1718, ful professeur de philosode l'auteur, ou inédits, ou déjà iin- phie, de médecine et de chimie à primés séparément. Ainsi la Muaporse l'université de léna. Il a publié, sur for

, fait partie du 3. livre; au 4. est les sciences qu'il enseignait, plusieurs joint le Libellus de vera præcavendi ouvrages, dont la plupart ont la forme el curandi febrem pestilentem ratio- de dissertations : 1. De studio bola. ne. Le 5. livre est enrichi du Com- nico el chimico , Iéna, 1681, in-4".; meniarius de morbo gallico, eile 7o. II. De fulmine tuctis, ibid., 16944; renkrme l'Analogismus, sive arii- III. Mars salutaris morborum deficiosus transitus à generali metho- bellator, ibid., 1672 ; IV. De memodo ad exercitationem particularem. rii ejusque remediorum natura, usu, Ces consultations jouissent encore et abusu, 196; V. De signaturis d'une réputation méritée; elles ont vegetabilium, ibid., 1697, in-4": ; élé traduites en allemand par Paul VI. De temerario simplicium quoMoncer. V. Asserlio pro libello rumdam medicamentorum à priscis suo Germanico , in quo pestilentem commendatorum contemptu , ibid., febrem putridam ab ea quæ à con- 1700 , in-4°:; VII. De incantatis , lagione oritur , latèque dissemina- 1701; VIII. Dissertatio de nature ur discernit, Francfort, 1585, in- in regno vegetabili lusibus , ibid., 8o. La traduction latine de l'opus- 1706, in-4". L'auteur y décrit les cole allemand sur la fièvre pestileu- anomalies et les monstruosités du tielle est due à Martin Weinrich. regne végétal; IX. De Pinetorum, Craton a publié les consultations de aëris verni , el æstivi salubritate , Jean-Baptiste Montano, avec des ad- ibid.,712, 11-4"., etc. D--s. CRAUSE (Co. et Carist. Ludov.) pêcha de donner une suite à cet oqVoy. KRAUSE.

vrage. CRAWFORD (Guillaume), CRAVETTA (AIMON), de Savi- élève de l'université d'Édimbourg, gliano en Piémont, avait tant de dis- mort en 1742, âgé de soixante-six position pour la jurisprudence , qu'il ans, a donné deux volumes in 12 de commença à l'enseigner encore très Sermons , et un petit livre intitulé : jeune à Turin, et ensuite à Coni. Il Pensées d'un mourant. X-S. quitta cependant cette carrière pour CRAWFORD ( ADAIR ), célèbre suivre le barrean du sénat de Turin. médecin et chimiste anglais, paquit En 1538, il se retira à Grenoble, où en 1749, et mourut le 29 juillet il travailla sepl ans à revoir et à met- 1795, à Lymington. Il avait été méfre en ordre ses Conseils, qu'il fit decin de l'hôpital St-Thomas, proimprimer à Lyon. Lorsqu'il passa par fesseur de chimie à Woolwich, memAvignon , on voulut l'y retenir en lui bre de la société royale de Londres, donuant une chaire de droit, qu'il de la société philosophique de Dublin Be garda pas long-temps. De là il se et de celle de Philadelphie. Ses onrendit à Ferrare où le duc le fit son

vrages sont en petit nombre. Celui conseiller , et où il donna aussi des le- auquel il doit sa réputation est intiçons de droit. On désirait l'avoir à tule: Experiments and observations Bologne et à Padoue, mais le duc de on animal heat and the inflammaSavoie l'ayant rappelé dans ses états, tion of combustible bodies, Lonil revint à Turin, où il professa en- dres, 1779, in-8°., 2°. édition , encore pendant cinq années. Il mourut tièrement refondue, Londres, 1988, dans cette ville en 1569, âgé de in-8'. L'analyse de celle doctrine sur soixante-cinq ans. Outre ses Conseils, la chaleur animale et l'inflammation il a laissé un traité De antiquitati- des corps combustibles exigerait de bus temporum , Francfort , 1572 ; trop longs détails. Quoique fort ingeLyon, 1581, in-8°., et plu- nieuse à certains égards, elle est loin sieurs autres ouvrages.

B-1. de reposer sur des principes inconCRAWFORD(David), historien et testables. Aussi a-t-elle été vivement antiquaire écossais, né à Drumsoy, attaquée par Guillaume Morgan, dont près de Glascow, en 1665. La reine l'opuscule, écrit en anglais, a été traduit Anne le nomma historiographe d'Écos- en allemand, avec l'ouvrage de Crawsc. Il mourut dans son pays natal en ford, par L. F. F. Crell, et en italien 3726, à l'âge de soixante-un ans. On a par Vassalli , qui l'a enrichi de noles. de lui: J. Mémoires d'Écosse sous le La critique publiée à Pise , par Léorègne de Marie , 1706, in-8'. , ou- pold Vaccà Berlinghieri, 1 vol. in-4°., vrage qui a eu deux éditions ; II. le mérite à peine d'être citée. Les rePairage ( ou l'Etat des pairs ) d’É- cherches de Crawford sur la matière cosse , Edimbourg, 1710, 1 vol. in- du cancer n'ont pas répandu beaufol., en anglais : Lenglet attribue cet coup de lumière sur la cause et la ouvrage à George Crawfort ; III. His- guérison de cette horrible maladie. toire de la famille royale des Stuart; L'expérience n'a pas confirmé les proIV. Description topographique du priétés, pour ainsi dire merveilleucomté de Renfrew ; V. un Tableau ses, qu'il avait attribuées au muriate historique des grandes affaires d'é- de baryte , pour la cure des affections tat en Ecosse , in-fol. La inort l'em- scrophuleuses.

C.

rare

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