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portrait de Court de Gebelin, Paris, Passant de là à l'écriture, il pense 1784, in-4°. C'est en analysant suc- qu'elle a d'abord été bieroglypbique, cessivement les neuf premiers volu- mais qu'ensuite les peuples commermes du Monde primitif, que l'on peut çants en ont tiré l'alphabet, en sorte se faire une idée de la diversité des que chacune des lettres qui le compoconnaissances et de l'immcnsité des sent représente un objet pris dans la recherches de l'auteur. - jor. volu nature. – 4. volume. Histoire du ine, connu sous le nom d'Allégo calendrier. Il la partage en trois parries orientales. Gebelin y donne une tics : civile , religieuse et allégorique, idée de la manière dont il veut trai- suivant la méthode employée dans le ter la mythologie , qu'il regarde com- premier volume. — 5o. volume. Dicme une allégorie suivie. Prenant pour tionnaire étymologique de la langue texte un fragment de Sanchoniaton, francaise , précédé d'un discours préconservé par Eusebe, il cherche á liminaire contenant un precis de l'hisprouver que Saturne , qui dévore scstoire de cette langue. — 6. et 7. voenfants, représente l'inventeur de l'a- lumes. Dictionnaire étymologique griculture; Mercure avec son caducée, de la langue latine. Cette partie de celui de l'astronomie et du calendrier; l'ouvrage de Gebelin est une de celles Hercule, les travaux des champs, où les écarts de son imagination se répartis suivant les douze signes du montrent le plus à découvert. Rien zodiaque, emblêmes des douze tra- de plus arbitraire , et quelquefois de vaux de ce héros. Pour ramener l'an- plus ridicule que les étymologies tiquité à son systême, Gebelin n'a qu'il propose , défaut nécessaire de pas toujours interprété fidèlement tout rechercheur de la langue primiSanchoniaton, dont il altère même tive. Sentant lui-même combien des quelquefois le texte. Ce systême , au discussions , souvent prolixes, desurplus , se rapproche de celui de vaient fatiguer ses lecleurs , GebeBlackwell, mais il est moins ingé- lin fit un abrégé des second et troinieux. -2°, volume. Grammaire sième volumes, sous le titre suiuniverslle. Suivant Gebelin, la parole vant : Histoire naturelle de la paest née avec l'homme; elle lui a été role, ou Précis de l'origine du landonnée par la nature: ainsi les règles gage et de la grammaire univerquien dirigent l'usage ne sont point ar- selle, Paris, 1996, in-8°., et enbitraires; ce ne sont que des modifica- suite un autre abrégé des volumes tions de principes immuables. De cette VI et VII, intitulé : Dictionnaire grammaire générale ou universelle, étymologique et raisonné des radevaient découler les grammaires com- cines latines , à l'usage des jeunes paratives des différentes langues, et il gens, Paris, in-8°. - 8.volume. Le prend pour exemples les grammaires monde primitif considéré dans divers chinoise et latine. -3°, volume. His objets concernant l'histoire, le blatoire naturelle de la parole, ou son, les monnoies, les jeux , les origine du langage et de l'écriture. voyages des Phéniciens autour du Tout mot a ca sa raison prise dans monde, les langues américaines, la nature. C'est sur cette base que Gé- ou Dissertations mélées. C'est une belin fonde l'art étymologique. Sui- espèce dc Miscellanea composé de vant lui, les voyelles représentent les huit pièces, dans lequel Gebelin présensations, et les consonnes les idées. scute réuni le fruul de ses recherche

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ce concile , au rapport d'Æneas Syl- courtisans de Louis XIII. Établi ervius qui s'y trouva avec lui, et qui suite à Amiens , dont sa famille était le peint comme aussi aimable par sa originaire, il fut déposé pour atur modestie qu'admirable par son savoir refusé de sigher les actes du synode (De Basil. concil. , liv. Ier.). Mézerai de Dordrecht, et se retira en HollanJui rend un témoignage non moins de, où il ne trouve pas plus de toflatteur. En 1441, il parut avec le lérance. Cependant, il ne tarda pas a même éclat au concile de Mayence, se distinguer parmi les protestants comme orateur de l'université, et se arminiens, et professa la theologe montra partout zélé défenseur des li- dans leurs écoles d'Amsterdam. Ily bertés de l'Eglise gallicane. Charles succéda au famens Simon Episcopies VII l'employa avec succès dans plu- qui l'avait accueilli, suivit ses sentisieurs négociations importantes. Ce ments qu'il reproduisit dans ses écrits, fut lui qui prononça l'Oraison funè- mais avec plus de précision et de bre de ce prince à St.-Denis en 1461. clarté, et fit imprimer ses curtes, Il avait été en même temps chanoine avec une vie à la tête. Ses producd'Amiens et curé de St.-André-des- tions théologiques furent publiées es Arcs.

N-L. 1675, in-fol., Amsterdam, Daniel COURCELLES (PIERRE DE), né à Elzevir. Comme il avait une connaisCandes, en Tourraine, était savant sance approfondie de la langue grec. dans les langues anciennes , et sur- que, il s'appliqua à la critique des tout dans l'hébreu. On a de lui une esemplaires grecs du Nouveau-TeRhétorique francaise, Paris, 1557, tament, et en donna une nouvelle petit in-4o. de 86 pages, en onze cha- édition, avec diverses leçons tirées de pitres. On sent, en lisant cet ouvrage, différents manuscrits, et précédet que notre langue commençait à se d'une préface très sensée, où il disculs perfectionner. L'autcur y cite beau- ces variantes, en remarquant qu'il n'y coup Marot et Ronsard; mais on s'a- en a aucune qui puisse nuire à la perçoit qu'il avait quelque lecture des foi. Il revit aussi et corrigea la ver. anciens, et que, sur certains points, sion grecque de la Janua lingas. ,et spécialement sur le genre judiciaire, rum de Comenius, et y ajouta uz? il les avait approfondis plus que la version française, Amsterdam, Eleplupart de ses contemporains. On a vir, 1665, in-12. Il mourut dans cet encore de lui une traduction en vers ville en 1658, ou, selon Zeltner, français du Cantique des Cantiques 1669, fort estimé de ceux de sa seche. et des Prophéties de Jérémie, Paris, On a cncore de lui plusieurs autres a 1560, 1564,in-16. Lacroix du Maine vrages latins, dont les plus remarquparle d'un poëme du même auteur,bles sont une traduction de la Philos intitulé la Calomachie, dans lequel phie de Descartes, une Introducte se voyait un combat entre les quatre à la chronologie, un Eloge de l'a gouverneurs du monde; ce poëme tronomie et de la géographie, n'a point paru. N-Le W-s. un écrit posthume intitulé: Instituta

COURCELLES (ÉTIENNE DE), religionis christianæ , in-4., 2 vol. né à Genève en 1586, y prit les le- Leyde, 1678. On lui doit anses çons de Théodore de Bèze, et fut publication de la Dissertation se d'abord pasteur à Fontaincbleau, où Blondel contre l'Histoire de la psil eut pour auditeurs une partie des pesse Jeanne , Amsterdam , 1607

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Brest, 1951, in-12; Paris, 1953, l'auteur n'ait pas complété le train-8'.; III. Manuel des opérations vail qu'il avait si bien commencé: 1. les plus ordinaires de la chirurgie, Icones musculorum planle pedis, pour l'instruction des élèves-chirur- et eorum descriptio; Specimen inargiens de la marine de l'école de gurale, Leyde, 1739, in-4., fig.; Brest, Brest, 1956, in-8°.; IV. Elixir Amsterdam, 1760 , in-4., fig.; II. Américain, ou le Salut des Dames, Icones musculorum capitis, etc, par rapport à leurs maladies par- Leyde, 1743, in-4". fig.; ibid., 1780, ticulières , Châlons, 1771, in-12; ib., in-4°., fig. L'explication des figures 5. édition, 1987. Si l'on ne peut regar- est en latin; le titre et les descriptions der tout-à-fait cette production comme physiologiques sont en hollandais. portant l'empreinte du charlatanisme, puisque l'auteur y donne la forinule COURCHETET D'ESNANS(Luc, de son remède, il est au moins per- né à Besançon , le 24 juin 1695, mis d'assurer que cet écrit fait très d'une famille distinguée dans la robe. peu d'honneur à de Courcelles. Son Après avoir achevé ses études, il elixir, qu'il vante comme une sorte eut le projet d'entrer dans la societe de panacée, est une liqueur irritante, des jésuites; mais il renonça à ce dont l'emploi exige la plus grande cir- dessein pour étudier le droit. Il ft conspection, et qui ne convient que son cours avec distinction, fut reçu dans un très petit nombre de cas, avocat, et plaida pendant quelques La plupart des femmes qui en font années avec succès. Ses amis lui conusage éprouvent des accidents graves, seillèrent de se rendre à Paris. Il y et parfois mortels. V. Mémoire sur trouva un protecteur dans Chauvelia, le régime vegetal des gens de mer, garde des sceaux, et ce fut par lui qu'? ouvrage posthume, publié par le obtint une place dans la direction de la chevalier de la Coudraie , Nantes, librairie, et, peu de temps après, celle , 1781, in-8'. — COURCELLES (Fran- de censeur royal. La reineluidonda ube çois de), médecin, natif d'Amiens, preuve particulière de son estime, en est auteur de deux ouvrages : 1. le nommant intendant de sa maison, De vera mitlendi sanguinis ratio. place qu'il remplie jusqu'à la mort ne in hæmalothraseas, liber qua- de cette princesse: il eut aussi la cure tuor sectionibus explicatus, Franc- fiance de la dauphine. Sa réputatica furt, 1593, in-8". La pratique de seulc le fit nommer agent des villes l'auteur est aussi vicieuse que sa Anséatiques à la cour de France. Courthéorie est erronée. 11. Traité de chetet avait des connaissances élen. la Peste, clair et très utile, prin- dues dans la diplomatie, le droit pacipalement à ceus qui estans aus blic et l'histoire moderne. Personne chams, ou ailleurs privez de se. neconnaissait inicus que lui les droits cours ordinaire , voudroyent d'eus- les intérêts des puissances; aussi, les mesmes essayer quelques remèdes ministres l'employérent-ils piusieurs pour leur conservation, Sédan, 1595, fois dans des occasions importantes: in-8". Cet opuscule n'est guère plus on prétend même que ce fut lui qui judicieux que le précédent. - Coun- rédigea la déclaration de guerre e CELLES (David-Corneille de), médecin 1740. Courchetel était obligeant, d'un hollandais, connu par deux fragments commerce sûr et d'imc probite severe. de myologie , qui font regreller que Sa modestie était telle, qu'il ne vos

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