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: D ES P R INC I P A U X oUvRAGEs
, FRANÇOIS ET ÉTRANGERS,

| Sur la Politique en général, la Législation,
les Finances, la Police, l'Agriculture et le
Commerce en particulier, et sur le L)roit

- naturel et public.

PAR M. CoN D o R c E T, Secrétaire perpétuel
de l'Académie des Sciences , l'un des Qua-
· rante de l'Académie Françoise , Député du
Département de Paris à l'Assemblée Natio-
nale , et autres Gens de Lettres.

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Quelque foible influence que puisse avoir ma voix

dans les affaires publiques, le droit d'y voter suffit pour m'imposer le devoir de m'en instruire.

J. J. Rousseau, Contrat social. .

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Messieurs les Souscripteurs dont l'abonnement finit au douzieme Volume sont priés de le renouveller, pour ne point occasionner de retard dans l'expédition.

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Vo U s avez chargé votre comité diplomatique de vous présenter sôn avis sur la réponse que demande l'Espagne : le desir et le besoin de la paix, l'espérance presque certaine qu'elle ne sera pas troublée , les principes de notre constitution nouvelle, · nous ont seuls guidés dans l'examen de cette importante question. Pour la résoudre avec succès, nous avons dû considérer l'état de la politique actuelle et nos rapports avec les différentes puissances de l'Europe ; nous avons dû distinguer le systême qu'avoit embrassé jusqu'ici le gouvernement françois de la théorie qui convient à un nouvel ordre de choses. Il ne suffisoit pas de connoître nos devoirs et nos intérêts; il falloit les , concilier avec la prudence ; il falloit découvrir les moyens les plus convenables d'éviter sans foiblesse le fléau de la guerre ; il falloit, sur-tout, l'écarter du berceau de cette constitution, autour duquel , avant que de déterminer les secours que nous devons à des alliés, toute la force publique de l'état , ou plutôt tous les citoyens de l'empire doivent former une barriere impénétrable. Si nous n'avions à considérer que l'objet de la contestation qui s'est élevée entre les

cours de Londres et de Madrid , nous ne

devrions pas 1nême supposer que la paix pût être troublée. Le territoire que se disputent ces deux puissances n'appartient ni à l'une ni à l'autre , il est incontestablement aux peuplesindépendans que la nature y a fait naître. Cette ligne de démarcation vaut bien celle que le pape s'est permis de tracer ; et ces peuples, s'ils sont opprimés, sont aussi nos alliés ; nous ne ferons donc pas cette injure à deux nations éclairées, de penser qu'elles veuillent prodiguer leurs trésors et leur sang pour une acquisition aussi éloignée, pour des richesses aussi incertaines : ces

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