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UNIVERSELLE,

ANCIENNE ET MODERNE,

OU

HISTOIRE , PAR ORDRE ALPHABÉTIQUE, DE LA VIE PUBLIQUE ET PRIVÉE DE

TOUS LES HOMMES QUI SE SONT DISTINGUÉS PAR LEURS ÉCRITS, LEUUS
ACTIONS, LEURS TALENTS, LEURS VERTUS OU LEURS CRIMES.

OUVRAGE ENTIÈREMENT NEUF,

RÉDIGÉ PAR UNE SOCIÉTÉ DE GENS DE LETTRES ET DE SAVANTS.

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A PARIS,
CHEZ L. G. MICHAUD, LIBRAIRE-ÉDITEUR,

RUE DE CLÉRY, N°. 13.

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UNIVERSELLE.

L LAAN ( A. Var Der), dessina- goût invincible pour la peinture se deleur, graveur à la pointe et au bu- veloppa chez lui presqu'au sortir de nia, naquit, à ce qu'on croit, à l'enfance, et ses parents ne voulurent Utrecht vers 1690. Cet artiste a sé- point gêner son inclination. On dit journé pendant quelque temps à Pa- qu'il eur pour maître Jean del Campo; pis, où il fut employé par des li- mais c'est surtout à son génie qu'il dut braires et des marchands d'estampes. son talent. Il résolut de bonne heure Ce quil a fait de plus considerable de visiter l'Italic; il traversa d'abord consiste en une grande suite de la France, ct se rendit à Rome, où la Paysages, la plupart dans le style beauté du climat le determina à se hervique, d'après les dessins de Glau-fiser. Docile aux avis de la critiquc, ber. Van der Laan a grave'en outre, il fit de nouveaus progrès , et vit sa

Le Frontispice historie pour réputatiou s'étendre et le pris de ses l'Alcoran de la traduction de Du- ouvrages augmenter chaque jour. Son Tyer, imprimné en 1935; 2. Lau- caractère contribuait encore aus sucTent Coster de Harlem, l'un des cès qu'il obrint. Plein d'enjouement et inventeurs de l'imprimerie;5. Chasse de douceur, doue d’un talent distinburlesque faite par des nains, in- gué pour la musique, il s'était acquis ful

. oblong; 4°. La grande .Peche estime et l'amvié d'une foule de perdes Buleines , grande marine, avec sondes dinguées et des artistes les Patilite de navires et de bateaus, plus célèbres de son temps. Le Pousopies Van der Meulen , très grand sjú, Claude Lorrain, Sandrart, for1. fol. oblong, en deux planches; maimi sa soçiété j urnalière; et on les es los planches, et particulis crạcik royait souvent ensemble étudier et

paysages d'après Glauber, Sorse Bossitorieš environs de Roine. Laar gravés d'une pointe très fine, et

était tellement contrefait, que les Ital'aspect eu est brillant; cependant on

liens lui donnèrent le nom de Bam

boche (Bambuccio), qui lui est resté et peu de précision. On ignore cu

sous lequel il est le plus généralement

coonu; mais les qualités de son esprit P-s.

fuisaient oublier ce que pouvait avoir LAAR on LAER (PIERRE-VAN), de desagréable la difformite de son dit ie Barnboche, peintre hollandais, corps. Après un séjour de scize ans à Mique en 1613 a Laaien, près de Roine, ses parcuts l'engagèrent ins; Naarden, de parents aisés qui ne né- lamment à revenir dans sa patrie, où

peut leur reprocher de manquer un

quelle altuée inourut ce graveur.

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plus en plus appréciés. Ce ne fut pas extraordinaire. De Piles, et quelques sans regret qu'il abandonna l'Italie : autres écrivains, avancent que Laar, mais il crut devoir céder aux vaux en se jetant dans un puits, ne trouva de ses parents et de ses compatriotes; que la juste punition d'un crime qu'il et il arriva en 1639 à Amsterdam, avait commis en Italie. Voici comme ce d'où il se rendit à Harlem, chez un fait est rapporte: Bamboche, un de ses de ses frères, qui était maître de pen- frères, Jean et André Both, et un cinsion. Bientôt il fut accablé de deman- quième peintre hollandais dont le des, et ses ouvrages se vendirent fort nom est ignoré, s'étaient réunis un cher. Malgré la faiblesse de sa santé, jour de carême dans une maison sifaiblesse qui lenait à sa conformation, inée au bord du Tibre. Comme ils Laar avait toujours montré un carac- étaient tous protestants, ils ne croyaient tère très gai: mais sur la fin de sa vie, point devoir s'astreindre aux abstises infirmités augmenterent, sa gaslé nences qu'impose en ces jours de pédisparut, une noire mélancolie s'em- nitence l'Eglise catholique. Un prêtre para de son esprit; et, devenu insup- qui se trouvait là par hasard, leur fit portable à lui-même et aux autres, il des reinontrances inutiles, et finit par mourut en 1673, à l'âge de soixante les menacer de l'inquisition. L'épouans. Telle est la manière dont les his. vante saisit les cinq artistes, et, dans toriens les plus dignes de foi, tels que leur frayeur , ils ne crurent pouvoir Descamps, d'Argenville, Weyermans mieux faire, pour échapper à ses me. et Huber, racontent sa mort. Houbra. Daces , que de le jeter dans le Tibre, ken, d'après Florent Lecomte, lui don. où il se rioya. Pour augmenter encore ne une autre cause. « Jean de Witte, le merveilleux de cette histoire, on » dit-il, marchand de tableaux, en ajoute que les cinq meurtviers périrent » avait demandé un á Laar; le peintre tous du même genre de mort que leur » en fixa le prix à deux cents florins. victime. On a cru devoir rapporter » De Witte trouva ce prix exorbitant, ce coute, parce qu'il se trouve répété » et chargea de l'exécution de ce ta- sans examen dans des livres assez ré» blcau Wouwermans, donųła répu-. pandus chez les artistes; mais il suf» tation' n'était point encore, förmée, fir d'araa ja plus légère connaissance » et qui, par ce motif , avait de : de la douceur du clergé de Rome, et » moins hautes prétentions. Wouwe: du caractère des artistes inculpes, pour » mans réussit; et, au jugement des : en sentir toute l'absurdité. Les tableaux » artistes, son ouvrage l'etaportait sur de Lair représentent ordinairement » ceux de Laar, par la delicatesse de descbasses, des pêches, des attaques » pinceau et le précieux du fini. Des- de voleurs, des fêtes publiques, » lors les tableaux de son rival furent des divertissements champêtres. La » moins recherchés : il tomba dans manière dont il a peint les sujets de ce » l'indigence ; et la préférence dont genre, leur a fait donner le nom de » Wouwermans était l'objet lui causa Bambochades Sa composition est ani» un tel désespoir, qu'il se precipita mée et pleine de mouvement, son pay» dans un puits où il termina ses sage est vrai, son dessin fin, correct » jours. » Ce genre de trépas s'accorde et spirituel ; sa couleur rigoureuse et peu avec le caractèreconnu de l'artiste; transparente, et son génie fernle. Il samais il paraît qu'il était destiné à voir vait exprimer avec tant de précision les les bisioriens lui attribuer une mort divers accidents de l'atmosphère, que l'on reconnaissait sur-le-champ l'heure même genre; et quoique son talent ne da jour qu'il avait voulu peindre. Lors- fût pas aussi remarquable que celui qu'il avait dessein de faire un tableau, de Pierre, il ne laissa pas d'acquérir ii prenait son violon, et jouait quelques de la célébrité. Il mourut à Gènes airs en se promenant dans son atelier; dans un âge peu avancé. Ses ouvrages il saisissait ensuite ses pinceaux, ei se sont peu connus hors de l'Italie. — N. mettait à peindre le tableau que la mu- Vau LAAR, frère puiné des précésique venait de lui inspirer. Il est peu dents, étudia comme eux la peinture, de cabinets qui ne soient enricbis des et les suivit en Italie. Il périt d'une ouvrages de Barnboche. Le Musée du manière malheureuse, près de Rome, Louvre en possède deux, dont l'un en passant sur un pont de bois qui représente le Départ de l'hôtellerie, joint uue mon sagne à une autre. L'åne et l'autre une femme qui trait une sur lequel il était monté, broncha, et chèvre à côté d'un patre jouant du se précipita avec le jeune Van Laar, chalumeau. Il en existait quatre au- dans un torrent rapide et profond , tres dans la même galerie, l'uu pro. où perit cet artiste, qui promettait de venant de Vienne , et représentant se faire un nom dans l'art qu'il avait une Bambochade ; les trois autres embrassé.

P-s. avaient été tirés de la galerie de LABADIE (JEAN), l'un des plus Hesse - Cassel : ils ont été repris en dangereux fanatiques du xvir. siècle, 1815. L'usage qu'avait cet artiste de était vé le 13 février 1610 à Bourg en peindre sur des toiles imprimées en Guienne sur la Dordogne. Son père, rouge, ainsi qu'on le fait généralement qui, de l'état de soldat, était parvenu à Rome, a nui à l'effet de ses tableaux, à la lieutenance de la citadelle de celle qui ont poussé au rouge, défaut qui a ville, voulut lui donner une éducation ecalement endommagé la plupart des soignée, et en conséquence l'envoya tableaux du Poussin. Outre le talent étudier au college des jésuites à Borde peintre, Bamboche possedait celui deaux. La rapidité de ses progrès atde graveur à l'eau-furie. Il a gravé tira l'attention de ses maîtres; ils lui de cette manière quelques-unes de ses persuadèrent de se fixer parmi eux: propres compositions, estimées des mais ses parents ayant refusé leur conamateurs. Ces pièces sont au nombre sentement à une résolution qui leur de seize , parmi lesquelles on distio- semblait prématurée, ce ncfulqu'après que particulièrement une suite de huit la mort de son père qu'il entra dans la planches, y compris la dédicace petit Société. Après avoir professé, trois ans, 10-4., publiée à Rome en 1636, et la rhétorique et la philosophie, il s'apreprésentant divers animaux el su- pliqua à la predication, et enleva tous jets champétres. Les meilleurs gra- ses suffrage ; ce succès exalta sa vanité veurs qui aient travaillé d'après Pier- naturelle, au point qu'il se regarda re Van Laar, sont Corneille et Jean bienıôt comme d'une nature supéVisscher, Slapendael, Snyderhof, etc. rieure et destiné aux plus grandes - Roe laat-Van LAAR, peintre, frère choses. Il crit de bonne foi qu'il était aine de précédent, naquit également un nouveau Jean-Baptiste envoyé pour a Lauren, vers 1610. Il suivit la car. annoncer au monde la seconde venue nière de la peinture, et eut le même du Messie; et, à l'exemple de son momaitre que son frère. Il accompagna dėle, il se mit à pratiquer toutes sortes celui-ci en Italie, où il peigait dans le d'austérités. Sa tête s’affaiblit encore

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