De Viko à Ngal: la transparence créative

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L'Harmattan, 2007 - 177 pages
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La signification la plus décisive de l'expérience littéraire ngalesque nous enseigne que l'édification d'un espace littéraire autonome et déharnaché de toute autre préoccupation qui ne soit interrogation sur les figures de la littérature ne peut se réaliser que si celle-ci est sémiotiquement assumée comme telle par des sujets opérateurs d'assomption dont Viko est l'exemple. L'œuvre littéraire de Georges Ngal peut paraître, de ce point de vue, doublement significative. En première approximation, par cette prise de position autrement idéologique, elle fonde radicalement une figure narrative inaugurale dans le champ littéraire africain, qui a fait varier, de manière substantielle et tout aussi radicale, la figure du narrateur de l'espace subsaharien de langue française depuis 1975. En seconde approximation, Ngal serait enclin à exiger une sorte de rupture épistémologique entre liens établis autour de la littérature, de l'histoire et de la politique en Afrique. C'est en cela que sa production littéraire paraît telle une conscience anticipative : de Giambatista Viko et de L'errance, elle a annoncé, de façon audacieuse, ces formes de subjectivités intransitives dont se revendiquent aujourd'hui les jeunes écrivains comme Josué Kossi Efoui, Abdourahman Ali Waberi, Sandrine Bessora, etc.

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