Leçons élémentaires sur la rhétorique, la littérature et la versification française, précédées d'un petit abrégé des participes ...

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A. Eymery, 1823 - 332 Seiten
 

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Seite 211 - N'espérons plus, mon âme, aux promesses du monde; Sa lumière est un verre, et sa faveur une onde Que toujours quelque vent empêche de calmer. Quittons ces vanités, lassons-nous de les suivre; C'est Dieu qui nous fait vivre, C'est Dieu qu'il faut aimer.
Seite 245 - D'un ton un peu plus haut, mais pourtant sans audace, La plaintive élégie, en longs habits de deuil, Sait, les cheveux épars, gémir sur un cercueil.
Seite 211 - D'arbitres de la paix, de foudres de la guerre ; Comme ils n'ont plus de sceptre, ils n'ont plus de flatteurs ; Et tombent avec eux d'une chute commune Tous ceux que leur fortune Faisait leurs serviteurs.
Seite 93 - Oui , Lamoignon , je fuis les chagrins de la ville, Et contre eux la campagne est mon unique asile. Du lieu qui m'y retient veux-tu voir le tableau?
Seite 300 - C'est en vain qu'au Parnasse un téméraire auteur Pense de l'art des vers atteindre la hauteur : S'il ne sent point du ciel l'influence secrète, Si son astre en naissant ne l'a formé poète, Dans son génie étroit il est toujours captif; Pour lui Phébus est sourd , et Pégase est rétif.
Seite 191 - De pas mis avec rien tu fais la récidive ; Et c'est, comme on t'a dit, trop d'une négative. Martine. Mon dieu ! je n'avons pas étugué comme vous, Et je parlons tout droit comme on parle cheux nous.
Seite 250 - C'est là, cher Lamoignon, que mon esprit tranquille Met à profit les jours que la Parque me file. Ici dans un vallon bornant tous mes désirs, J'achète à peu de frais de solides plaisirs ; Tantôt, un livre en main, errant dans les prairies, J'occupe ma raison d'utiles rêveries : Tantôt, cherchant la fin d'un vers que je construi, Je trouve au coin d'un bois le mot qui m'avait fui...
Seite 68 - En ces lieux où mon bras le servit tant de fois, En ces lieux où son sang te parle par ma voix. Vois ces murs, vois ce temple envahi par tes maîtres : Tout annonce le Dieu qu'ont vengé tes ancêtres. Tourne...
Seite 38 - Et moi, qui l'amenai triomphante, adorée, Je m'en retournerai seule et désespérée ! Je verrai les chemins encor tout parfumés Des fleurs dont sous ses pas on les avait semés ! Non, je ne l'aurai point amenée au supplice, Ou vous ferez aux Grecs un double sacrifice.
Seite 169 - Un jeune homme, toujours bouillant dans ses caprices, Est prompt à recevoir l'impression des vices, Est vain dans ses 'discours, volage en ses désirs, Rétif à la censure, et fou dans les plaisirs.

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