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encor une fois de considerer que jamais je nay ecrit contre aucun gouvernement encor moins contre celuy sous lequel je suis né, et que je nay quitté que pour venir achever ma vie a vos pieds. jay eté historiografe de France. et en cette qualité jay ecrit Ihistoire de louis 14 et celle des campagnes de Louis 15 que jay envoiée a Mr dargenson ma voix et ma plume ont eté consacrees a ma patrie, comme elles le sont a vos ordres. je vous conjure davoir la bonté dexaminer quel est le fonds de la querelle de Maupertuis, je vous conjure de croire que joublie cette querelle puisque vous me Lordonnez je me Soumets sans doute a touttes vos volontez. Si votre Majesté mavait ordonné de ne me point deffendre, et de ne point entrer dans cette dispute litteraire je luy aurais obei avec la meme soumission. je la supplie depargner un vieillard accablé de maladies et de douleur, et de croire que je mourai aussi attaché a elle que le jour que Je suis arrive a sa cour.

Voltaire).

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,,Je les reçus avec tendresse;
Je Vous les rends avec douleur, -
C'est ainsi qu'un amant, dans son extrême ardeur,
Rend le portrait de sa maitresse“ *).

1) Des Königs Bedingungen vom 27. Nov. 1752 und Voltaire's Unterschrift sind hier urkundlich genau mitgetheilt. 2) Formey Souvenirs. T. 1. p. 271.

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Unmittelbar darauf schreibt er dem Könige noch: „Sire ce n'est, sans doute, que dans la crainte de ne pouvoir me montrer devant votre Majesté, que j'ai remis à vos pieds de bienfaits qui n'étoient que les liens dont j'étais attaché à votre personne. Vous devez juger de ma situation affreuse et de celle de toutte ma famille il ne me restait qu'a m'aller cacher pour jamais et deplorer mon malheur en silence. Mr. Fredersdorf, qui vient me consoler dans ma disgrace me fait esperer que V. M. daignerait ecouter envers moi la bonté de son caractere et quelle pourrait reparer par la bienveillance (s'il est possible), l'opprobre dont elle m'a comblé. Il est bien sur que le malheur de vous avoir deplu n'est pas le moindre que j'eprouve mais comment paroitre? comment vivre? je n'en sais rien. Je devrais etre mort de douleur dans cet état horrible, c'est à votre humanité, davoir pitié de moi. Que Voulez vous que je devienne et que je fasse! je n'en sais rien, je sais seulement que Vous m'avez attaché à vous depuis seize années, ordonnez d'une vie que je vous ai consacrée et dont vous avez rendu la fin siamere. Vous êtes bon, vous êtes indulgent je suis le plus malheureux homme qui soit dans vos états, ordonnez de mon sort.

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sel und Kreuz enthielt; s. Mon séjour auprès de Voltaire et Lettres inédites etc. p. Come Alexandre Collini. Paris chez L. Collin. 1807. p. 48.

1) Fac Simile de l'écriture de Voltaire calqué sur une lettre autographe inédite, écrite en 1752 au R. de Pr. A Paris chez Chevalier 1817.

2) Oeuvres de Voltaire. Basle. T. 84. p. 69.

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1) Voltaire an Friedrich d. 30. Januar 1752, wo von Fr. v. Bentink, von des Königs missbrauchten Gedichten u. dergl. die Rede ist: „Voussavez qu'un mot de Votre bouche est un coup mortel. Tout le monde dit, chez la Reine-Mère, que je suis dans votre disgräce. Untel état décourage et flétrit l'ame: et la crainte de déplaire öte tous les moyens de plaire. Daignez me rassurer contre la défiance de moi-même, et ayez du moins pitié d'un homme, que vous avez promis de rendre heureux.“ Lettres inédites p. 181. Eben da findet sich auch p. 117 ein Brief v. 1750 an den König, in welchem V. sich selbst anklagt, die Gnade des Monarchen durch eigene Schuld verscherzt zu haben; p. 123 bittet V. im J. 1751 um Urlaub zu einer Reise nach Paris und berührt leise d’Arnaud, die Steuerscheine und Hirsch.

2) Lettres inéditesp. 95. -

3) V. beschuldigte ihn, ihm durch seinen (Voltaire's) Bedienten ein Manuskript entwandt zu haben. S. Lettres inédites de Voltaire à Fréderic. Paris 1802. p. 112. 115.

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