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Montguyot, se rendit à la frégate de 32° AMBUSCADE, après une courte résistance.

Le 21 juillet la frégate anglaise de 26° KING GEoRGE fut prise par la frégate de 32 la Concorde, capitaine Le Gardeur de Tilly.

Pendant que l'armée combinée de France et d'Espagne luttait contre les vents d'Est à l'entrée de la Manche, la frégate de 32° la Junon, capitaine Bernard de Marigny, qui enfaisait partie poursuivit, jusqu'à l'entrée de la rade de Plymouth, 2 navires qu'elle ne put atteindre. Le 17 août, le capitaine de Marigny faisait route pour rallier l'armée qui était à grande distance lorsque, vers 8" du matin, il aperçut un vaisseau anglais sous la terre et le chassa. Ce vaisseau était l'ARDENT de 64°, capitaine Philip Boteler; il fit vent arrière. La Junon l'eut bientôt atteint et elle lui envoya une bordée par la hanche de bâbord. Ayant remarqué que les sabords du vaisseau n'étaient ouverts que d'un côté, le capitaine de Marigny en conclut que les dispositions de combat n'étaient pas faites des deux bords. Passant de suite à poupe de l'ARDENT, il lui envoya une volée d'enfilade et, reprenant sa première route, il le combattit par l'autre hanche. Les suppositions du capitaine de la Junon étaient justes, et il eut le temps de tirer plusieurs bordées avant que le vaisseau pût lui répondre. La frégate de 32° la Gentille, capitaine baron de La Hage, rallia la Junon sur ces entrefaites. L'ARDENT ne résista pas longtemps à ces deux antagonistes; à 11" 30" il amena son pavillon. Comme il n'en continuait pas moins à faire route, les frégates de 32° la Bellone et la Gloire, qui se portaient en aide à leurs compagnes, lui envoyèrent une volée et lui barrèrent le passage; il mit alors en panne.

Le gouvernement anglais trouva que le capitaine Boteler n'avait pas suffisamment prolongé sa défense ; il fit traduire cet officier devant un conseil de guerre qui le condamna à être renvoyé du service.

Le 18 août, le côtre de 18° le Mutin, capitaine chevalier de Roquefeuil, qui venait de sortir de Brest, porteur d'ordres pour le commandant en chef de l'armée combinée franco-espagnole, enleva à l'abordage le cutter anglais de 12° ACTIVE.

Un convoi de navires se rendant en France, sorti du Cap Français de Saint-Domingue, le 16 août, en même temps que l'armée navale du vice-amiral d'Estaing, fut dispersé, à la hauteur des Bermudes, par le coup de vent qui assaillit cette armée. Ce convoi était escorté par le vaisseau de 50° le Fier, capitaine chevalier Turpin de Breuil, le Protecteur de 74, capitaine de Grasse-Limmermont et les frégates la Minerva, l'Aimable de 26° et l'Alcmène de 32, capitaine chevalier de Bonneval. Le Protecteur, la Minerva et l'Aimable arrivèrent en France. Le Fier relâcha à la Martinique sans grand mât, sans mât d'artimon et sans petit mât de hune. L'Alcmène tomba dans la division du contre-amiral anglais Parker et fut chassée par 2 vaisseaux et la frégate de 32° PRosERPINE. Démâtée de l'un de ses mâts et entièrement délabrée, elle fut jointe bientôt par la frégate. Incapable d'aucune résistance dans l'état où était l'Alcmène, le capitaine de Bonneval amena son pavillon en vue de la Martinique.

La flûte de 18° le Compas, capitaine Dubois, qui faisait partie du convoi parti de Saint-Domingue au mois d'août, fut prise par la frégate anglaise de 28° BoREAs, après un rude engagement de vingt minutes.

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Cinq jours après la prise de la frégate l'Alcmène, la fré

gate anglaise de 32° PRosERPINE fit amener la frégate de 24° le Sphinx, capitaine Mallevault.

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Sur l'avis qu'il venait de recevoir qu'une frégate anglaise devait sortir de Sainte-Lucie avéc deux navires chargés de munitions de guerre pour la Barbade, le capitaine chevalier de Langan-Boisfévrier, de la frégate de 32° l'Amphitrite, alla s'établir en croisière sur leur passage. Le 5 septembre, il aperçut ces bâtiments, les perdit de vue et ne les retrouva que le 9, dans le N.-O. de la Grenade : la frégate était le SPHINx de 24°, capitaine Sulton. A 11" du matin l'Amphitrite commença le feu. La frégate anglaise riposta vigoureusement; mais la chute de son grand mât de hune, et l'état dans lequel furent bientôt mis le reste de sa mâture, ses voiles et son grément, forcèrent le capiSulton à reconnaître la supériorité de la frégate française ; à 1", il fit amener le pavillon.

L'Amphitrite portait 26° de 12 et 6 de 6.
Le SPHINX — 20 de 9 et 4 de 4.

Le 10 septembre, la frégate de 26° l'Amazone, capitaine de Lapérouse, qui faisait partie de l'armée du vice-amiral d'Estaing, chassa la corvette anglaise de 20° ARIEL, capitaine Thomas Mackensie. L'Amazone fut bientôt à portée de pistolet de cette corvette et elle engagea un combat qui cessa après une heure, lorsque l'ARIEL eût été démâtée de son grand mât et de son mât d'artimon ; le mât de misaine s'abattit presque en même temps que le pavillon de la corvette anglaise.

Informé que le vaisseau de 50° ExPERIMENT, capitaine sir James Wallace, devait sortir de New-York avec un

convoi pour Savannah, le chef d'escadre de Broves qui, on doit se le rappeler, avait pris le commandement supérieur de l'armée navale qui opérait sur la côte d'Amérique pendant que le vice-amiral d'Estaing faisait le siége de Savannah, adjoignit les vaisseaux le Fendant et le Zélé au Sagittaire, afin de barrer le passage au vaisseau et à son convoi. Le capitaine d'Albert de Rions, qui commandait le Sagittaire, aperçut l'ExPERIMENT, le 24 septembre. Le vaisseau anglais n'avait que des mâts de fortune et cependant, quoique le Sagittaire fût un des bons marcheurs parmi les vaisseaux de 50°, il eut de la peine à l'atteindre. Le vaisseau anglais amena son pavillon après une courte résistance; il avait à bord 150,000 piastres. Trois transports chargés de vivres et d'effets d'habillement furent aussi ' amarinés.

Forcé de rester dans l'inaction par suite de l'affaiblissement des équipages, le lieutenant général Duchaffault, qui avait pris le commandement de l'armée navale de l'Océan, faisait surveiller les mouvements de l'ennemi par de nombreux croiseurs. Le 2 octobre, les côtres de 14° le Pilote et le Mutin, capitaines de Closnard et chevalier de Roquefeuil, tombèrent dans une division de l'armée navale anglaise de la Manche, et furent chassés par le vaisseau de 50° JUPITER, capitaine Reynolds et les frégates APoLLo de 32 et CREsCENT de 28. Le Mutin, totalement dégtéé, amena le premier son pavillon. Le Pilote fut d'abord canonné par la CREsCENT qui l'abandonna; mais, joint bientôt par l'autre frégate, le capitaine de Closnard, qui était blessé, amena aussi son pavillon.

Le 4 octobre, la frégate de 32° la Surveillante, capitaine Ducouédic de Kergoualer et le côtre de 10° l'Expédition, capitaine vicomte de Roquefeuil, appareillèrent de Brest pour observer les mouvements de l'armée ennemie. Le

même jour, la frégate anglaise de 36° QUEBEC, capitaine George Farmer, accompagnée du cutter de 10 ° RAMBLER, capitaine George, sortit d'un port d'Angleterre avec la même mission. Ces quatre bâtiments s'aperçurent le 6, à 45 milles de l'île d'Ouessant ; le vent soufflait de l'Est, joli frais. La frégate française tenait le plus près, tribord amures; le QUEBEC, qui était au vent, courant largue, serra de suite le vent, bâbord amures et diminua de voiles. Cette espèce d'invitation de l'officier anglais fut comprise par le capitaine de la Surveillante ; il vira de bord et se mit sous les huniers, voilure que portait aussi le QUEBEC. Cette dernière frégate n'avait serré le vent que pour faire ses dispositions de combat ; bientôt elle se rapprocha de la frégate française; à 11" elle en était à demi-portée de canon. La Surveillante ayant alors commencé à la canonner, elle loffa du même bord que la frégate française. Après une heure de vigoureuse canonnade, la frégate anglaise laissa arriver pour passer derrière la Surveillante; mais le capitaine Ducouédic prévint cette manœuvre en laissant lui-même arriver en grand ; et, lorsque sa frégate reçut la bordée du QUEBEC, elle lui présentait le côté de tribord. Le grément et la voilure des deux frégates étaient déjà tellement hachés, qu'elles durent continuer le combat grand largue, les amures à tribord. L'engagement durait depuis deux heures et demie, lorsque la Surveillante fut démâtée de ses trois mâts qui, fort heureusement, tombèrent sur bâbord. Cinq minutes plus tard, la mâture du QUEBEC était aussi abattue en entier, mais sur l'arrière, et sa batterie des gaillards se trouva engagée dans toute sa longueur. Le capitaine Ducouédic avait déjà reçu deux balles dans la tête. Au moment où, profitant des embarras de la frégate anglaise, il allait l'aborder, une autre balle l'atteignit dans le bas-ventre. Ces blessures ne lui firent cependant pas quitter le pont; il y donna des ordres jusqu'à la fin du combat et ce fut lui qui conseilla d'aborder la frégate anglaise. Pendant que, à bord de la Surveillante, on faisait

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