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Lewis Roberson, sous l'île Saint-Eustache, et lui fit amener son pavillon au troisième coup de canon. Cette corvette allait en Angleterre annoncer la prise de Sainte-Lucie.

La frégate de 32° l'Oiseau, capitaine de Tarade, escortant un convoi de Brest à Saint-Malo rencontra, le 31 janvier, à la hauteur de l'île de Bas, la frégate anglaise de 32° APoLLo, capitaine Pownall. Le capitaine de Tarade chargea le côtre l'Expéditive de la conduite du convoi et, à 1", il attaqua la frégate ennemie, Démâtée de son grand mât de hune et du mât de perroquet de fougue, la frégate française amena son pavillon.

L'Oiseau portait 26° de 12 et 6 de 6.

L'APOLLO avait le même armement.

Un fort coup de vent qui s'était déclaré, le 5 février, avait dispersé un convoi parti depuis vingt-cinq jours de Saint-Domingue pour France, sous l'escorte de la frégate de 32° la Concorde, capitaine Le Gardeur de Tilly, et avait occasionné de grandes avaries à cette frégate dont le grand mât avait été craqué par la foudre. Le capitaine de Tilly s'était vu dans la nécessité de jeter douze canons à la mer. Il n'avait pas encore réparé le désordre de sa mâture, qu'il lui fallut combattre un corsaire de 14 canons dont il s'empara.

Le 18 février, un ennemi plus redoutable se présenta à la Concorde. Chassée par la frégate de 32° CoNGRÈs (1), la frégate française dont la voilure était forcément réduite, fut bientôt atteinte et, à 9" 30" du matin, elle commença le feu. Deux heures plus tard, le capitaine de Tilly reçut une blessure grave, et il fut remplacé par le lieutenant de

(1) Il m'a été impossible de trouver le nom du capitaine de cette frégate.

vaisseau de Linières qui était déjà blessé. Le combat dura encore une heure, et la frégate anglaise s'éloigna. La Concorde était armée de 26 canons de 12 - et 6 — de 6. Ces derniers et six de la batterie avaient été jetés pardessus le bord. Le règlement de 1757 assignait également aux frégates anglaises de 32 26 canons de 12 et 6 de 6.

Le 7 mars, la frégate de 32° la Minerve, capitaine chevalier de Grimouard, sortant de la baie des Baradaires de Saint-Domingue avec une petite brise d'Est, fut chassée par le vaisseau de 64° RUBY et la frégate de 28° NIGER qui avaient été aperçus au vent et qui tous les deux faisaient partie de la division anglaise en croisière devant cette île. La Minerve fut d'abord atteinte et canonnée par le vaisseau. La lutte était trop disproportionnée pour être acceptée s'il était possible de l'éviter; le capitaine de Grimouard manœuvra en conséquence et il parvint à s'éloigner du vaisseau, mais il fut joint par la frégate. La force de ce nouvel adversaire était plus en rapport avec la sienne ; aussi accepta-t-il franchement le combat. Choisissant une position qui le mettait à l'abri des boulets du RUBY, il dirigea sur la NIGER · un feu si vif et si précis, que cette frégate setrouva promptement dans l'obligation de se retirer pour se réparer. La Minerve prit alors chasse au plus près; un autre vaisseau et une frégate qu'on sut être le BRIsToL et l'EoLUs étaient en vue. La crainte de ne pouvoir atteindre un port de Saint-Domingue avant d'être joint décida le capitaine de Grimouard à aller mouiller à l'île d'Inague.

Séparé depuis quelques heures seulement et après une chasse du vaisseau l' Intrépide et des frégates la Gloire et la Sibylle avec lesquelles il croisait devant Ouessant, le capi

taine de Labretonnière, de la frégate de 32° l'Aigrette, aperçut, le 18 mars à la nuit close, et à 6 milles au plus de la pointe de Saint-Mathieu, une frégate qu'il prit pour une de ses compagnes. Attaqué bientôt après, le capitaine de Labretonnière revint de son erreur et il fit riposter avec tant de vigueur à son audacieuse ennemie que, après une canonnade de deux heures, celle-ci prit le large. Mais, soit que les avaries de la frégate anglaise l'empêchassent de gouverner, soit qu'elle eût eu une confiance trop grande dans son pilote, à 11" 30", elle se jeta sur l'île Molène et s'y brisa; l'équipage fut recueilli par les habitants. Cette frégate était l'ARETHUSA de 36°, capitaine Marshall. L'Aigrette portait 26 canons de 8

et 6 — de 4. L'ARETHUSA 26 canons de 12 et 10 — de 6.

Les îles Jersey et Guernesey, qui avaient appartenu successivement au roi de France, aux évêques d'Avranches, de Dol et de Coutances, avaient été apportées à l'Angleterre, en 1066, par Guillaume le Conquérant, et réunies définitivement à ce royaume en 1168. Ces îles, par leur position géographique, inquiétaient trop le commerce maritime de la côte N.-O. de la France, pour que le gouvernement ne songeât pas à s'en emparer. Le 21 avril, une flottille de bateaux de pêche, portant 1,500 hommes de troupes, sortit de Saint-Malo sous l'escorte des frégates de 26° la Danaé, capitaine chevalier de Kergariou-Coatlès et la Diane; de la corvette de 6° la Valeur; de la gabare de l'Écluse et du côtre de 6° la Guêpe. Contrariée par une grande brise du large, cette flottille fut forcée de rentrer le jour même, et une série non interrompue de vents de la même partie la retint dans le port pendant le reste du mois. Ce temps suffit pour que le bruit d'une expédition contre Jersey tra

versât le canal, et toute surprise devint impossible. Ce projet ne fut pourtant pas abandonné. La petite division française appareilla de nouveau et mouilla, le 1" mai, dans la baie de Saint-Ouen de Jersey ; mais le vent ayant passé au N. O., les faibles embarcations employées pour le transport des troupes, et dont on voulait se servir pour le débarquement, ne purent rester au mouillage, et l'expédition retourna à Saint-Malo.

Les deux vaisseaux de 7h° la Bourgogne et la Victoire, capitaines de Marin et d'Albert Saint-Hippolyte, se rendant de Toulon à Brest, chassèrent, le h mai, à leur sortie du détroit de Gibraltar, les frégates anglaises de 32° MoNTREAL et THETIs qu'ils parvinrent à atteindre. La Bourgogne attaqua la première et la Victoire combattit l'autre. Celle-là fut assez facilement réduite ; mais plus heureuse que sa compagne, la THETIs parvint à se soustraire à la poursuite de son redoutable adversaire qui ne put l'empêcher d'entrer à Gibraltar.

Les frégates de 26° la Danaé, capitaine de KergariouCoatlès et la Diane, la corvette de 6° la Valeur, la gabare de l'Écluse et le côtre de 6° la Guêpe, sortis de Saint-Malo le 13 mai, furent chassés immédiatement par le vaisseau anglais de 50° EXPERIMENT, capitaine sir James Wallace ; la frégate de 36 PALLAs, capitaine Thomas Spry ; les corvettes UNICoRN, capitaine John Ford, FoRTUNE de 20° et le brig de 12 CABOT, capitaine Edmund Dodd. Après avoir essuyé deux volées, les bâtiments français allèrent s'échouer sous une petite batterie de 3 canons, dans la baie de Cancale. La détermination des officiers français n'arrêta pas le capitaine Wallace; à midi 30", il entra à pleines voiles dans la baie de Cancale avec sa division et dirigea un feu des plus vifs sur les Français; ceux-ci répondirent d'abord avec vigueur, mais la batterie de terre ayant cessé de tirer, par suite de l'explosion de l'une de ses trois pièces, l'équipage de la Danaé se précipita dans les embarcations et se rendit à terre. Incapable d'arrêter ce mouvement qui avait lieu sans son ordre, le capitaine de Kergariou fut obligé d'abandonner la frégate, sans pouvoir même y mettre le feu, car il n'avait plus le moyen d'en retirer les malades et les blessés.

L'exemple donné par l'équipage de la Danaé fut imité par les marins des autres bâtiments.

Les Anglais parvinrent à remettre la Danaé à flot; ils incendièrent les trois autres bâtiments. La Valeur et l'Écluse furent consumées; mais on parvint à se rendre maître du feu à bord du côtre qui fut rentré à Saint-Malo.

Au mois de mai, alors qu'elle se rendait à la Martinique avec la division du chef d'escadre de Lamotte-Piquet, la frégate de 32° la Blanche, capitaine Barin de la Galissonnière, eut un engagement avec un vaisseau anglais. Le 21, cet officier reçut l'ordre d'aller reconnaître deux bâtiments qu'on aperçevait à l'horizon. C'était le vaisseau anglais de 50° JUPITER qui amarinait un des navires du convoi que la division française escortait. La force de cet adversaire n'arrêta pas le capitaine de la Galissonnière; il se plaça par son travers et lui envoya sa volée. Le JUPITER abandonna sa prise et s'éloigna.

Le 2juin, la frégate de 26° la Prudente, capitaine vicomte d'Escars, se rendant de Gonave à Léogane, à l'entrée de la baie du Port-au-Prince de Saint-Domingue, fut attaquée par les vaisseaux anglais EoLUs, RUBY et la corvette JAMAICA, et prise après une vaillante résistance.

Chassée, le 22 juin, près d'Ouessant, par une division anglaise, la frégate de 26° l' Hélène, capitaine vicomte de

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