Abbildungen der Seite
PDF
[ocr errors][ocr errors][ocr errors][ocr errors][graphic][graphic][ocr errors][graphic][ocr errors][graphic][graphic][graphic][graphic]

"7/0741;

[ocr errors][merged small][ocr errors][ocr errors][ocr errors]

PAL; AL. 8. MERCIER, membre de l’iflstil'ut

[graphic]
[graphic]
[graphic]
[graphic]

national de France.

Notre langue est une gueuse fière; il faut
lui faire l’aumône malgré elle.
Voltaire.

K a. tu‘; ";

* IIHIHIIHÜIIIIHI

M 0U su 1m , libraire , rne Helvêtius, 11°. 560.,
vis-à-vis cblle Villglot; '

M A}! A 1) AN , libraï'ré, r‘ue Pavée-Saint—An(1ré-.
des-Arcs , n . 16.

Chez

AN 1x.—— 1801.

ONINKLIJKE BIBLIOTHEEK

I INHHI‘I IIIHIUIIHlIWl ~

0751 9355

[graphic]
[graphic]
[ocr errors]

W Tous les articles non signés,- sont du C“ MERCIER. ‘

[ocr errors][graphic]
[ocr errors]

LORSQUE l’Institut national forma le projet relatif à la continuation du Dictionnaire de la Langue Française, j’avais déja fait: le mien’, celui que je pu blie, d’un genre absoluiment nouveau, et leplus hardi, je pense, de tous ceux que l’on a vus jusqu’à ce jour. Cet ouvrage appartenait de droit à l’indépendance absolue de mes idées. La nation entière en sera le juge, mais dans le temps; je prêterai peu l’oreille à la génération actuelle des 'littérateurs, parce qu’elle n’est pour moi qu’un parterre qui doit se renouveler demain. L’homme qui pense ou qui sent ses forces , n’écri't pas pour un seul parterre.

Que l’on ne m’appelle point un nouveau Furetiêre (r) , je suis en plein accord avec

[ocr errors]

(1) Les démêlés (le Furetière avec l’Açadémie fran--‘ çaise, au sujet de son Diqtionnaire, ont produit des mémoires etfactums très-curieux à consulter auj ourd’hui ; Ear rien ne prouve mieux que les hommes de lettres sont des triangles qui jettent tout leur esprit d’un seul côté. Il y a presque impossibilité Àqu’unbon Dictionnaire soit l’ouvrage d’ une société de savane. Furefière nous peint les académiciens de ce temps-là, qui s’imaginaient que la langue leur appartenait, comme la barberie exclusive appartenait alors aux maîtres

[ocr errors]

mes collègues, et il règne entre nous une

affection réciproque; aucun procès ne s'é«levera , pour le divertissement du public malin. J e dirai seulement que tous mes collègues savent que j’aime à‘finir ce que j’ai commencé, à faire vite ; sur-tout, que j’aime à faire‘ seul; et pour qu’un ouvrage ait une physionomie, il faut qu’il soit empreint d’une volonté une et despotique. '

[graphic]

barbiers; il parle d’un certain Balesdent ( l’abbê Morellet de la. bande), assis au milieu des Cati/z , des Caasagnè , des Daucourt, lequel soutenait obstinément que langue, grammaire, rhétorique , poétique étaient des propriétés académiques inséparables du fauteuil, des jetons et du tapis vert. Balesdent est ressuscité; il écrit sous un autre _non1, qui ira de même à la postérité pour la réjouir. i i.

Furetière se moque amplement du phénix: des Dictionnaires, qui veut être seul en son espèce, et n’avoir point de pareil;- Il y a apparence, dit-il , que le phénixoiseau et le phénix-dictionnaire seront également invisibles. Il remarque un intervalle de trente-[mis ans. entre la facture de PI et celle de l’M; et voici pourquoi, ajoute-t-il : « Quand un bureau est composé'dc cinq à six personnes, il y en a. un qui lit , un qui opine, deux qui causent, un qui dort ou qui s’amuse à lire quelques papiers qui sont sur la. table; il ne se passe point deux'rlignes, qu’on ne fasse de longues

« ZurückWeiter »