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Pouillon.

Grand bourg du département des Landes,. entre les rivières de Leùi et du Gare, à deux lieues de Dax, et à sept de Bayonne. La source qui fournit ces eaux est très-considérable; elles jaillissent en bouillonnant.

Raulin a consacré un long article sur les eaux de Pouillon, et il n'hésite pas , après les avoir comparées à celles de Seydschutz et de Sedlitz, à leur donner la préférence sur ces dernières. Il vante, surtout, leurs propriétés contre les dérangemens de l'estomac, les vomissemens habituels, la dyspepsies, les cngorgemens de foie, etc. Elles ont une action purgative très - déterminée.

Sedlitz.

Village de Bohême, dans le cercle d'Elnbogen.

Les eaux de Sedlitz sont amères et salées, mais moins que celles de Seydschutz; elles sont froides , limpides et pétillantes.

Il n'est point d'eau minérale dont l'usage soit plus répandu que celle de Sedlitz; c'est le pur^ gatif le plus en vogue. On les emploie dans tous les cas où l'on veut produire une purgation légère et peu abondante, ou lorsque l'âge et la délicatesse du tempérament ne permettent poinl l'administration denioyensplus énergiques. En général, elles conviennent dans les engorgemens des viscères abdominaux, l'embarras gastrique intestinal, l'ictère, etc.

Seydschutz. Bourg de Bohême, qui se trouve peu éloigné de Sedlitz.

Hoffmann considéroit les eaux qui y sourdent comme appartenantes à la même source que celles de ce dernier village.

Elles conviennent, en général, dans les mêmes cas que les eaux de Sedlitz. Epsum.

. Village dans le comté de Surry,en Angleterre, à sept lieues de Londres. C'est de la source qui s'y trouve qu'on extrait le sel qui se débite dans toute l'Europe, sous le nom de sel d'Epsum.

La vertu laxative des eaux d'Epsum est moins marquée que celle des eaux de Seydschutz et de Sedlitz; néanmoins elles sont indiquées dans les mêmes cas.

Eau de mer. L'eau demervient naturellement se placer dans l'ordre des eaux salines; elle a néanmoins des caractères propres qui peuvent la faire distinguer de celle-ci. Les médecins de l'antiquité faisoient, à ce qu'il paroît, un fréquent usage de l'eau marine. Ilippocrate la faisoit prendre en lavemens; Celse en vante les bons effets contre plusieurs maladies; et Dioscoride parle d'une préparation fort usitée, dans laquelle on faisoit entrer cette eau. Plusieurs modernes ont rappel»' l'attention des praticiens sur l'emploi de l'eau de mer; mais c'est surtout Russel qui a publié des vues très-ingénieuses sur ce point.

Les observations les plus exactes qui aient été recueillies sur les vertus médicinales de l'eau de mer, sont dues aux médecins anglais. Cette eau doit figurer parmi les moyens les plus énergiques qu'on peut employer dans le traitement des maladies lymphatiques. On a vu des affections scropluileuses invétérées, et des rhumatismes chroniques, des exanthèmes cutanés très - rebelles, tels que la lèpre squammeuse, la gale, quelques espèces de dartres, se dissiper par l'usage de l'eau de mer, prise à l'intérieur ou en bains. Russel, qui l'a administrée dans ces diverses maladies, en a obtenu des succès très-satisfaisans, notamment dans les tumeurs scrophuleuses et les ulcères de même nature.

Indépendamment des sources nombreuses dout on vient d'offrir un court tableau, on pourroit indiquer encore les eaux minérales d'Ortes , de Gan , de Lurde , de Villefran©he, dans le département des Basses - Pyr«nées; celles de Molitz, dans le département de» Pyrénées-Orientales; celles d'Ussat, dans le département de l'Arriére ; d'Encause, dans le département de la Haute-Garonne; de Nismes, de Fonsanche , de Pomaret, de Bagnols, dans le département du Gard; de Verdusan , dans le département du Gers; de Font-Cacouada, dans le département de l'Hérault; de Chaudes-Aiguës, de Jaleirac, etc. dans le département du Caotal; de Allers, dans le département du Lot, de Martres-de Veire, dans le département du Puyde-Dôme; de Valottc, de Huckeloup, de 3Viderbroun, dans le département des Vosges; de Mont-de-Marsan, dans le département des Landes, de Jouhe, dans le département du Jura; de Pont-à-Mousson. d'Eulmont ; et de Toul, dans le département de la Meurthe; de ChâleauThierry, dans le département de l'Aisne; de Dieu-le-Filt, daus le département de la Drôme; de Vesoul, dans le département de la Saône; de Sainte-Panse, dans le département de la Nièvre; de Bourbon-Lancy (i) dans le département de

( i ) Ces eaux sont excellentes pour les rhumatismes, pour les. impoten*, etc.; elles sont chaudes, on s'y baigne, et on en boit; elles fortifient l'estomac. Elles sont situées dans la ville même; h pain fait à Bourbon - Lancj, est excellent, et passe pour être le meilleur du Bourbonnais,

Saône et Loire; de Sail-les-Châteaux, de Morand* dans le département de la Loire; de la Plaine, dans le département de la Loire-Inférieure; de Jarville, dans le département d'Eure et Loire; de Joannette, dans le département de Maine et Loire; de la Roche-Pozay, dans le département d'Indre et Loire; de Caen, dans le département du Calvados; de Bagnolles, dans le département de l'Orne; d'Abbeville, dans le département de la Somme; de Premeau, de Sainte-Reine, dans le département de la Côte d'Or; de Monestier, deBriançon, dans le département de l'Isère; de Toncy, dans le département de l'Yonne; d'Allancourt, dans le département de la Haute-Marne; de Roye , dans le département de l'Oise; d'Abbecourt, dans le département de Seine et Oise, etc. J'aurois pu citer encore , avec des éloges mérités, les eaux d'Avenheim, dans le département du HautRhin; les eaux de Holz et de Châtenoy, dans le département du Bas - Rhin; de Lannion , dans le département des Côtes du Nord, etc. Si l'on quitte la France, pour se transporter

ce qu'on attribue aux eaux minérales avec lesquelles on le pétrit toujours dans ce lieu. La ville est située dans un fond, mais on y trouve de très - bons logemens , de la société, d'excelleus médecins, et les environs en sont charmant.

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