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on peut user de la préparation suivante de M. Guyton de Morveau. Cette préparation consiste à faire fondre, dans une cuillerée d'eau fraîche, quatre grammes de muriate d'ammoniac en poudre, et d'une autre part, à faire dissoudre deux grammes de tartrite de potasse dans une pareille quantité d'eau. On verse les deux liqueurs dans la même fiole, et on administre une cuillerée à café de ce mélange dans une boisson fortifiante.

C'est au Choco, surtout si célèbre par le platine (1) dont il est la patrie, que se rencontrent les serpens les plus venimeux, et] c'est là que , depuis long-temps, on employoit la plante nommée Guaco, pour en guérir les morsures. Quelques nègres avoient ce secret, que M. Mutis, à force d'adresse, parvint à découvrir. Cette plante guérit non-seulement les morsures de ces serpens , mais préserve de leur venin (a).

Contre Vempoisonnement par l'arsenic.

Il importe, avant tout, de provoquer le vomissement, le plus promptement possible, chez

( 1 ) Un métal.

(a) J'ai placé dans mon ouvrage des Plantes usuelles, les détails les plus curieux sur cette plants; détails tirés <k la Thérapeutique'de M. Alibert.

les personnes qui ont avalé de l'arsenic, mais il faut s'abstenir des cmétiques irritaus. On a proposé, dans cette circonstance , d'administrer l'huile avec profusion. Il faut, néanmoins, se garder de recourir à ce liquide. Eu elFet, l'expérience a démontré que les animaux auxquels on a'fait avaler une préparation arsenicale , mêlée avec un corps gras, périssent beaucoup plus promptement que lorsqu'on se sert d'un véhicule aqueux. L'usage des huileux doit par conséquent être interdit dans les premiers temps de l'empoisonnement; les substances mucilagineuses ou gélatineuses sont préférables. Ou adoptera , en conséquence, le lait, l'eau de gruau d'avoine, l'infusion de graine de lin, la décoction de racine de guimauve, etc.

Vert de gris.

Quand le poison vient d'être avalé, il faut en provoquer le vomissement par une grande quantité d'eau tiède, qui a le double avantage d'affoiblir le poison en le délayant, et de déterminer sa sortie, en mettant en jeu l'action contractile des organes gastriques. Lorsque l'empoisonnement dont il s'agit a été effectué depuis plusieurs heures, on prescrit l'emploi des boissons mucilagineuses, des clystères émolliens, dans le cas où l'on soupçonneroit que le poison a pu passer dans le canal intestinal. Les bains tièdes, la saignée , etc. peuvent également remédier aux symptômes qui sont la suite de l'empoisonnement.

Du plomb. Colique de peintre.

Le plomb est un des poisons les plus terribles qui puissent affecter l'estomac et le canal intestinal. Ce sont les peintres , les artistes , qui travaillent sur le plomb, qui en sont principalement affectés , ainsi que ceux qui font inconsidérément usage du vin sophistiqué par la litarge.

Le traitement adopté pour la colique de plomb, n'est encore déterminé que d'après une sorte d'empyrisme. « Le point essentiel, disoit Bordeu, seroit de déterminer les vrais signes qui indiquent ou contre-indiquent soit les purgatifs, soit l'opium, les vésicatoires, soit encore l'expectation ». Dans cette incertitude, on a varié infiniment les méthodes curatives. Celle qui est le plus communément usitée à l'hôpital de la Charité de Paris, est une méthode drastique. Nous allons la faire connoître.

Premier jour du traitement. Lavement purgatif, composé ainsi qu'il suit : Dans une décoction faite avec une demi-once de feuilles de séné, on fait dissoudre une égale partie de sulfate de

a. T

soude ou de magnésie, casse en bâton,deux onceé / vin émétique, trois onces. Pour boisson, l'eau de casse, préparée d'après le procédé qui suit: Faites bouillir dans une pinte d'eau, une demronee de feuilles de séné, jusqu'à réduction de moitié, une once et demie de pulpe de casse, trois gros de sulfate de soude ou de magnésie, deux grains de lartrite antimome de potasse: cette boisson est prise le matin. Le soir, lavement anodin, avec des proportions égales d'buile de noix et de vin, et un gros de thériaque intérieurement, un bol fait avec un gros et demi de thériaque et un grain d'opium.

Second jour du traitement. Le matin, eau, composée avec six grains de tartre stibié, pour trois verres d'eau. Durant le jour, une tisane sudorifique; on soumet à l'ébulliùon, dans trois pintes d'eau, une once de gaïac, de sassafras, de squine, de salsepareille. Quand la décoction est près de sa fin, on ajoute une demionce de feuilles de séné, et la même quantité de sulfate de soude. Le soir, clystère anodin, comme la veille, et même prise d'opium et de thériaque.

Troisième jour du traitement. On revient au clystère purgatif du premier jour, et à l'eau de casse composée ; on fait aussi usage de la tisane sudorifique et légèrement purgative , dû lavement calmant, ainsi que du bolde thériaque et de l'opium.

Quatrième jour du traitement. On administre la purgation, dont voici la formule: Faites un verre de décoction avec trois gros de feuilles de séné; on ajoute deux onces et demie de pulpe de casse, deux ou trois gros de sulfate de magnésie onde soude, un grain de tartre stibié, deux gros de confection hachée, une demi-once de vin stibié, tisane sudorifique et laxative. Le soir, clystère analogue, aux précédens, lave-1 mens anodins, thériaque et opium.

Cinquième jour du traitement. On répète le lavement purgatif, l'eau de casse, la tisane sudorifique; et le soir, le clystère calmant, ainsi que le bol thériacal et opiacé. Cette méthode est singulièrement modifiée, selon le tempérament, l'idiosyncrasie, les localités, etc.; car toutes ces causes peuvent imprimer d'autres caractères, et nécessiter des moyens souvent contraires. Tels étoient les procédés anti - phlogistiques, suivis parTronchin, Tissot, et par beaucoup d'autres. Extrait de la Thérapeutique de M. Aîibert.

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