Hernani

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Heath, 1891 - 201 Seiten
 

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Seite 81 - Ce que je souffre au moins, lorsqu'une larme noie La flamme de tes yeux dont l'éclair est ma joie ? Oh ! mes amis sont morts! oh! je suis insensé! Pardonne. Je voudrais aimer, je ne sai ! Hélas ! j'aime pourtant d'une amour bien profonde ! — Ne pleure pas, mourons plutôt!— Que n'ai-je un monde?
Seite 1 - Sans doute, c'est triste de voir un poète de vingt ans qui s'en va, une lyre qui se brise, un avenir qui s'évanouit ; mais n'est-ce pas quelque chose aussi que le repos ? N'est-il pas permis à ceux autour desquels s'amassent incessamment calomnies , injures , haines , jalousies , sourde...
Seite 149 - Regarde. Plus de feux, plus de bruit. Tout se tait. La lune tout à l'heure à l'horizon montait Tandis que tu parlais, sa lumière qui tremble Et ta voix, toutes deux m'allaient au cœur ensemble, Je me sentais joyeuse et calme, ô mon amant, Et j'aurais bien voulu mourir en ce moment ! Hernani.
Seite 79 - Je suis une force qui va! Agent aveugle et sourd de mystères funèbres! Une âme de malheur faite avec des ténèbres ! Où vais-je? je ne sais. Mais je me sens poussé D'un souffle impétueux, d'un destin insensé. Je descends, je descends, et jamais ne m'arrête. Si parfois, haletant, j'ose tourner la tête, Une voix me dit : Marche!
Seite 112 - Ah! c'est un beau spectacle à ravir la pensée Que l'Europe ainsi faite et comme il l'a laissée ! Un édifice, avec deux hommes au sommet, Deux chefs élus auxquels tout roi né se soumet.
Seite 131 - Puisque son front n'est plus au niveau de ton glaive, Puisqu'il faut être grand pour mourir, je me lève. Dieu qui donne le sceptre et qui te le donna M'a fait duc de Segorbe et duc de Cardona, Marquis de Monroy, comte Albatera, vicomte De Gor, seigneur de lieux dont j'ignore le compte. Je suis Jean d'Aragon...
Seite 20 - Je grandis, et demain, trois mille de ses braves, Si ma voix dans leurs monts fait résonner ce cor, Viendront... Vous frissonnez ! réfléchissez encor. Me suivre dans les bois, dans les monts, sur les grèves, Chez des hommes pareils aux démons de vos rêves. Soupçonner tout, les yeux, les voix, les pas, le bruit. Dormir sur l'herbe, boire au torrent, et la nuit Entendre, en allaitant quelque enfant qui s'éveille, Les balles des mousquets siffler à votre oreille.

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