Oeuvres de Boileau-Despréaux, Volume 3

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Page 335 - Cependant, sur le dos de la plaine liquide S'élève à gros bouillons une montagne humide; L'onde approche, se brise, et vomit à nos yeux. Parmi des flots d'écume, un monstre furieux.
Page 8 - M. de La Fontaine a pris à la vérité son sujet d'Arioste; mais en même temps il s'est rendu maître de sa matière : ce n'est point une copie qu'il ait tirée un trait après l'autre sur l'original; c'est un original qu'il a formé sur l'idée qu'Arioste lui a fournie. C'est ainsi que Virgile a imité Homère; Térence, Ménandre; et le Tasse, Virgile.
Page 14 - Le secret donc, en contant une chose absurde, est de s'énoncer d'une telle manière que vous fassiez concevoir au lecteur que vous ne croyez pas vous-même• la chose que vous lui contez; car alors il aide lui-même à se décevoir, et ne s.onge qu'à rire de la plaisanterie agréable d'un auteur qui se joue et ne lui parle pas tout de bon. Et cela est si véritable, qu'on dit rntae 1. Orland. Furios ., cant. xxvm, stan. iv. assez souvent des choses qui choquent directement la raison, et qui ne...
Page 419 - Ce serait ici une peine superflue d'entasser des citations dans lesquelles le mot esprit se trouve. On se contentera d'en examiner une de Boileau, qui est rapportée dans le grand Dictionnaire de Trévoux : « C'est le propre des grands esprits , « quand ils commencent à vieillir et à décliner, « de se plaire aux contes et aux fables.
Page 374 - Voilà de fort petites paroles ; cependant il n'ya personne qui ne sente la grandeur héroïque qui est renfermée dans ce mot , Qu'il mourût , qui est d'autant plus sublime , qu'il est simple et naturel , et que par là on voit que c'est du fond du cœur que parle ce vieux héros , et dans les transports d'une colère vraiment romaine.
Page 336 - L'onde approche, se brise, et vomit à nos yeux, Parmi des flots d'écume, un monstre furieux. Son front large est armé de cornes menaçantes; Tout son corps est couvert d'écaillés jaunissantes; Indomptable taureau, dragon impétueux, Sa croupe se recourbe en replis tortueux : Ses longs mugissements font trembler le rivage. Le ciel avec horreur voit ce monstre sauvage; La terre s'en émeut, l'air en est infecté; Le flot qui l'apporta recule épouvanté.
Page 217 - L'Orfraie, avec ses cris funèbres, Mortels augures des Destins, Fait rire et danser les Lutins Dans ces lieux remplis de ténèbres. Sous un chevron de bois maudit Y branle le squelette horrible D'un pauvre Amant qui se pendit Pour une Bergère insensible, Qui d'un seul regard de pitié Ne daigna voir son amitié.
Page 453 - Par cette seule forme de serment, que j'appellerai ici « apostrophe, » il déifie ces anciens citoyens dont il parle, et montre en effet qu'il faut regarder tous ceux qui meurent de la sorte comme autant de dieux par le nom desquels on doit jurer; il inspire à ses juges l'esprit et les sentiments de ces illustres morts ; et, changeant l'air naturel de la preuve en cette grande...
Page 411 - Pluton sort de son trône, il pâlit, il s'écrie: II a peur que ce dieu , dans cet affreux séjour, D'un coup de son trident ne fasse entrer le jour; Et, par le centre ouvert de la terre ébranlée, Ne...
Page 425 - Heureux celui qui près de toi soupire , Qui sur lui seul attire ces beaux yeux , Ce doux accent et ce tendre sourire ! Il est égal aux dieux.

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