Rosa et Gertrude

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J.-J. Dubochet, Le Chevalier, 1847 - 263 Seiten
 

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Seite 47 - Je me lèverai, et je m'en irai vers mon père, et je lui dirai : Mon père, j'ai péché contre le ciel, et contre toi ; Et je ne suis plus digne d'être appelé ton fils : traite-moi comme l'un de tes domestiques.
Seite vi - ... temps , Calvin pour les saints, Abauzit pour les sages. A Genève, grâce à l'esprit de cité et de famille, apparaissent et se croisent de bonne heure des dynasties, des tribus de savants appliqués et honorés, les Godefroy, les Le Clerc, les Pictet, dans une sorte de renommée sans dissipation, qui ne va pas jusqu'à la gloire, et qui demeure revêtue et protégée de modestie et d'ombre. Genève est le pays qui a envoyé et comme prêté au monde le plus d'esprits distingués, sérieux et...
Seite xi - Oui, la flânerie est chose nécessaire au moins une fois dans la vie, mais surtout à dix-huit ans, au sortir des écoles. C'est là que se ravive l'âme desséchée sur les bouquins; elle fait halte pour se reconnaître; elle finit sa vie d'emprunt pour commencer la sienne propre.
Seite xi - L'œuvre d'Hogarth , qui lui tombait sous la main , lui déroulait l'histoire du bon et du mauvais apprenti , et les expressions de crime et de vertu , que ce moraliste peintre a si énergiquement burinées sur le front de ses personnages , lui causaient, dit-il , cet attrait mêlé de trouble qu'un enfant préfère à tout.
Seite xxxix - ... s'est trompé sur les incidents, non pas sur les sentiments. Puis l'impression de sourire tourne bientôt au sérieux, lorsque, dans une prochaine lettre du chantre, on voit que cet orage , qui n'a servi qu'à nourrir la rêverie des amants, a haché les grains, foudroyé un clocher, tué peut-être un sonneur ; on est ramené au côté prosaïque de la vie. Mais je ne fais qu'indiquer ces passages , tout charmants qu'ils sont , pour ne pas tomber moi-même dans l'inconvénient de prolonger.
Seite xix - Il se plaît à la force, à la vivacité brillante qui distingue ses jeunes ans ; il jouit aux qualités qu'amène son âge mûr, aux défauts qu'il corrige ou tempère ; il estime surtout les qualités que ne lui ôte pas la vieillesse, et souvent (qui n'en a pas été le témoin?) il le conserve par affection, même après qu'il est devenu inférieur à ses jeunes rivaux. « Si vous avez jamais voyagé à pied, n'avez-vous point senti naître en vous et croître avec les journées et les services...
Seite xl - ... triste et, à partir d'un certain moment, trop prévu. , En achevant cette lecture d'un auteur chez qui la littérature est née tout entière des habitudes morales et du foyer de la vie, est-ce une conclusion purement critique que je suis tenté d'y rattacher ? Irai-je représenter à M. Topffer qu'ayant une fois atteint à l'art , il lui faut tâcher désormais de s'y tenir ; que l'inconvénient et la pente pour tout artiste, en avançant, est de se lâcher, surtout quand on manque d'une scène,...
Seite vii - ... à la culture genevoise ; Senebier le reconnaît lui-même et en recherche les raisons : « La plupart des écrivains genevois, profonds dans l'invention et la déduction de leurs idées, sont faibles pour le coloris et pesants dans le style; ces défauts ne naîtraient-ils pas de la gravité et de la réflexion que le sentiment de la liberté inspire, que le goût de prononcer sur les objets importants du gouvernement nourrit (1)?...
Seite xxiv - Tôpffer *, comme dans la plupart de ceux que la Bibliothèque universelle publie sur la littérature, je regrette de trouver la France traitée comme une nation étrangère, nos écrivains à la mode pris à partie et entre-choqués, comme on le pourrait faire par delà le détroit. Cette espèce d'opposition , inutile d'abord , est surtout disgracieuse ; rien de moins propre à diminuer nos préjugés d'ici. Nous avons du purisme à l'endroit de Genève ; on y répond par du puritanisme, et notre...
Seite xix - N'êtes-vous pas sensible aux preuves de force ou d'utilité qu'il vous donne, aux dommages successifs qui vous font prévoir sa fin prochaine, et ne vous serait-il point arrivé, au moment de vous en séparer, de le jeter sous l'ombrage caché de quelque fouillis, plutôt que de l'abandonner aux outrages de la grande route? Si vous me disiez non, non jamais.!, à grand regret, cher lecteur, je verrais se perdre un petit grain de cette sympathie qui m'attire vers vous.

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